Travailler plus…mais comment ?

Travailler plus…mais comment ? Voilà le défi qui se présente à Emmanuel Macron, dans sa volonté de financer notamment les nouvelles mesures en faveur d pouvoir d’achat et la dépendance des personnes âgées.

Ou comment faire avaler la pilule à ces millions de Français et à ces quelques dizaines de milliers de Gilets jaunes de plus en plus enragés et radicalisés. Le courage politique impose au chef de l’Etat de faire travailler davantage les Français. Une potion vécue par avance amèrement par une population qui n’appréciera pas, de toute évidence, aucune des trois pistes envisagées. A savoir l’abandon d’une nouvelle journée fériée, le report du départ de l’âge de la retraite à 64 ans et l’abandon des 35 heures (déjà partiellement abandonnés).

Serait-ce bien nouveau de refaire du Raffarin, 16 ans après une première journée dédiée aux personnes âgées le lundi de la Pentecôte. Le gain serait de l’ordre se 3 à 4 milliards et aiderait à compenser les baisses d’impôts mais certainement pas celle de la dépendance et de son financement estimé à 9 milliards à l’horizon 2030.

C’est et de très loin la solution jugée la plus impopulaire devant le rallongement de l’âge de la retraite et plus étonnamment de l’effacement définitif des 35 heures que la droite n’a jamais eu le courage d’abolir. Ce serait tout de même paradoxal que l’exécutif choisisse ce scénario alors qu’il a accordé la défiscalisation des heures supplémentaires en décembre dernier. Ce serait en quelque sorte donner d’une main pour reprendre de l’autre. Une vieille habitude certes pour combien de gouvernement au fil des décennies!

Reste le sujet tout aussi tabou qui a mis le feu aux poudres au sein même du camp majoritaire ces dernières semaines: l’âge du départ à la retraite que le candidat aux présidentielles, Emmanuel Macron, avait promis de ne pas toucher. Certes, mais c’était avant la crise des Gilets jaunes et cette hypothèse aurait le grand mérite de ramener 6 à 10 milliards dans les caisses de l’Etat. Bon courage, Monsieur le Président…

De toute façon, qu’il ne se fasse aucune illusion, les syndicats ont déjà lancé leur mot fétiche, sacré et tellement nouveau: la grève!

Et pendant ce temps-là, la justice a décidé de renvoyer les époux Fillon en correctionnelle pour détournement de fonds publics et Médiapart poursuit son entreprise de démolition de Macron en déterrant une erreur de parcours étudiant de Nicole Loiseau, coupable, alors qu’elle à Science-Po, d’avoir rejoint un syndicat proche de l’extrême-droite. Une erreur de jeunesse assurément mais très éloignée d’une nouvelle affaire d’Etat! Il y a des boules puantes plus consistantes!

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