« Et maintenant que vais-je faire » ? avec la « patate chaude »

« Rien ne sera plus comme avant, après le Grand débat » prophétisait la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, en forme de promesse, quelques heures avant la conférence de presse du président. Cela ne vous rappelle rien ? Les plus anciens se souviennent encore en 1981 de la belle emphase de l’adulateur en chef mitterrandien, Jack Lang et cette phrase rangée au « panthéon » de l’histoire « Les Français ont franchi la frontière qui sépare la nuit de la lumière ». Du pur Jack du temps de sa splendeur.

En attendant la Révolution qu’a cru voir hier dimanche François Bayrou dans les annonces post-Gilets jaunes du président, toutes les éminences ministérielles se retrouvent aujourd’hui en conclave. Pour un petit ou grand séminaire avec le Père supérieur, Edouard Philippe. Après la parole papale, place au concret pour le Premier ministre à qui le chef de l’Etat a refilé la « patate chaude » pour mettre en musique la partition présidentielle annoncée ubi et orbi.

Même si on a totalement perdu le sens de la réalité et des chiffres, le cumul des enveloppes promises va tout de même atteindre, ce qui n’a rien de dérisoire, les 20 milliards d’euros avec les premiers cadeaux de Nöel, puis les Pâques. Pour la Pentecôte, vous repasserez, il ne faut pas exagérer. Il y en a marre des coûteuses fêtes religieuses! Il ne suffira pas hélas de les rayer du calendrier…

Certes, on ne peut pas parler de l’effet « wahou » et du renversement de table qui étaient trop attendus. Les Gilets jaunes et les Français, surtout, auront néanmoins obtenu des avancées jamais atteintes par les organisations syndicales en trente ans de lutte. Il n’existe hélas pas de formule magique La distribution des pains n’est plus d’actualité et Emmanuel Macron n’est pas le messie. Pas le génial footballeur argentin mais bien le chef d’un état étranglé par les dettes. Ca se saurait s’il suffisait de faire payer les riches! « Et maintenant que vais-je faire »? chantait en Gilbert Bécaud en 1962. Le temps béni de la croissance.

Une chanson probablement fredonnée souvent en ces temps de fièvre jaune par le président et pas seulement le matin en se rasant!Un « tube » en duo avec le chef du gouvernement à qui il pourrait être demandé de revoir gentiment sa copie pour une limitation plus souple de sa limitation à 80 km/h sur les routes. Circulez, il y a bien à voir dans cette course contre la montre avec les freins récurrents dans cette grande distribution que sont les grands argentiers de Bercy, toujours plus enclins à faire la chasse aux niches diverses et variées. Mais c’est bien connu que derrière chaque niche, il y a un chien qui aboie très fort!
Souhaitons que cette délicate journée d’arbitrages ne se conclut pas par une distribution de cartons jaunes ou rouges pour les Français!

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