Pitié, touche pas à mon hôpital!

Même si le pire a probablement été évité, peut-on pour autant se réjouir de la tournure des événements du 1 er mai. Assurément non. Une quarantaine de blessés dont un grave, un capitaine de CRS, hospitalisé à l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Le même établissement hospitalier attaqué par une trentaine d’esprits très malades masqués qui ont tenté une intrusion musclée dans le service réanimation. Du jamais vu! Des lieux considérés comme inviolables jusqu’alors. Mais ça, c’était avant ce déferlement de violences ininterrompu depuis six mois. N’est-ce pas stupéfiant de voir les personnels médicaux, pour le moins à juste titre choqués et écoeurés, faire barrage de leur corps, avant l’arrivée des renforts, pour repousser leurs assaillants. Des abrutis qui étaient passés par une porte de secours pour pénétrer dans les lieux. Une petite minorité certes, mais violente, agissante et repoussante dans la laquelle figuraient peut-être les mêmes ou leurs proches, qui, dans le défilé parisien, brandissaient parmi les rares banderoles revendicatives, « sauvons l’hôpital et les services publics » Toujours les mêmes ou leurs frères d’armes qui, néanmoins, auront eu le temps briser des chaînes, voler et vandaliser du matériel informatique dans ce même hôpital. Il s’est même trouvé un porte-parole d’une organisation syndicale (Solidaires) pour tenter de justifier l’injustifiable. « Ils se sont réfugiés pour un grand nombre d’entre eux dans les jardins pour fuir les bombes lacrymogènes ». Défense d’en rire…Et pourquoi pas aussi se faire soigner en urgence des blessures policières.

Il est une évidence indéniable: cette fête du 1 er mai, pas comme les autres, a bien été volée aux vrais travailleurs. Par tous ces nervis du coup de poing et du lancer de pavé qui sont parvenus, pour beaucoup d’entre eux, à passer à travers les mailles du filet policier, pourtant globalement efficace dans sa nouvelle stratégie de maintien de l’ordre. Et aussi par une forte minorité de gilets jaunes, coupables de haie d’honneur ou plutôt du déshonneur, pour leurs « camarades » de noirs vêtus! Ah la belle image pour cette convergence des luttes en rouge, jaune et noire, alors que dans le même temps, une proche de Jean-Luc Mélenchon (qui lui a parlé ce jeudi à propos de la Pitié de « manipulation du système ») faisait état elle-sans rire-d’une « convergence des brutes » en évoquant les violences policières.

Comment peut-on percevoir cette présence provocatrice d’un char représentant un cygne noir(venu d’on on se sait où) utilisé comme bouclier et marqueur symbolique des hordes de black blocs ou encore l’attaque d’un commissariat et ces slogans remis au goût du jour! Les flics SS de mai 68 ont été remplacés par « flics=Daech ». Et cette attaque verbale de Philippe Martinez, exfiltré un moment de ce cortège, à l’encontre des forces de l’ordre, coupables selon ses propos à chaud, de l’avoir gazé et de « répression inouïe ». Un patron (quel vilain mot) d’une organisation syndicale reléguée comme simple force d’appoint des gilets jaunes et qui aura subi ce mercredi un véritable Waterloo! Ce naufrage syndical n’a pour autant rien de réjouissant pour notre démocratie décidemment bien malade.

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