On dirait bien… »foutage de gueule » et une nouvelle recette de « tripes havraises » à la Philippe!

Pas facile d’être en marche et en « même temps » essayer de faire un choix entre les écolos et les agriculteurs. Surtout lorsqu’il s’agit d’avancer des arguments difficiles à entendre. Pour les uns comme pour les autres peu enclins à se satisfaire d’une position ressemblant tout de même à un beau-excusez-moi de l’expression vulgaire-« foutage de gueule ».

C’est vrai que proposer une « frontière » de dix à quinze mètres en fonction de la taille des cultures afin que les épandages gavés de pesticides soient interdits, relève de l’improbable. Même si cette décision se trouve confortée par un avis scientifique avéré par un organisme d’experts sérieux.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Ecologie, entre autres, ont dû ramer fort pour tenter de justifier ce choix qui passe très mal auprès des défenseurs de l’environnement et des maires d’un nombre conséquent de villes et villages, verts de rage, qui eux proposent un minimum de distance de 150 mètres entre les premières habitations et les champs cultivés.

Le gouvernement ne voulait-il pas un peu casser la colère des agriculteurs déjà assez furieux après le vote du CETA, et auteurs, pour un certain nombre d’entre eux, de dégradations de députés LaREM pendant l’été qui était celui des labours et de l’amour vache!

L’ex-ministre Nicolas Hulot, curieusement pas trop critique, se veut pragmatique et ouvert « à ce que l’on aille plus loin dans la démarche ».

En attendant, l’épandage n’était pas la source majeure de la discussion ce week-end à Bordeaux parmi les parlementaires, militants LaREM et ministres du gouvernement. On y a surtout parlé municipales (dont les premiers sondages dans plusieurs grandes villes ne sont pas bons pour le mouvement du Président contrairement aux maires sortants républicains) sur fond de fronde ici et là, la principale étant bien sûr celle de Paris. L’occasion pour le Premier ministre, Edouard Philippe, de très bonne humeur, d’affirmer une bonne fois pour toute « qu’il n’y avait aucun sens qu’il soit candidat dans la capitale » en rappelant son soutien à Benjamin Griveaux. « Pour deux raisons: il y a déjà un excellent candidat désigné et il y a un endroit où je suis enraciné et que j’ai dans les tripes un peu ensalées ». « Si un jour je devais me présenter, ce ne pourrait être que Le Havre », a-t-il ajouté sans la moindre ambiguïté. Voilà une formule directe et sans porte-voix qui va faire causer du côté de la Porte Océane! Et susciter bien des craintes ou de grands espoirs qui ne sont pas forcément antinomiques!

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