Empathie et rapidité à Béziers et ambiance volcanique à la Réunion

Le Languedoc-Roussillon a de nouveau payé un lourd tribut aux inondations survenues plus particulièrement dans l’agglomération de Béziers. Le gouvernement a eu le bon ton de déclencher très rapidement la déclaration accélérée de procédure de catastrophe naturelle et de dépêcher sur place la ministre de la Transition écologique et des Transports, Elisabeth Borne. Une présence ministérielle destinée à rassurer les populations touchées par ces inondations meurtrières (trois morts à déplorer) et rendre hommage, une fois encore, à la bravoure des forces de l’ordre et des pompiers, toujours en première ligne pour sauver leurs compatriotes. Une vingtaine d’hélitreuillages d’urgence avaient dû d’ailleurs être effectués au plus fort de la tempête. Il est à noter que la ministre, pourtant peu habituée aux preuves d’empathie souriante lors de ses interventions publiques, s’est montrée plutôt avenante lors de ses déambulations successives, en dépit des circonstances, avec, à ses côtés, le couple Ménard, Robert, le maire et son épouse, Elisabeth, députée, pourtant peu habitués à faire des risettes au gouvernement! La gravité du moment a de toute évidence gommé toutes velléités d’en découdre publiquement. La moindre des choses surtout lorsque l’Etat réagit promptement pour la bonne cause.

Une concorde que l’on n’a retrouvée que partiellement à des milliers de kilomètres de l’Hérault, dans l’ancienne ile Bourbon rebaptisée La Réunion, où le chef de l’Etat a encore multiplié les bains de foule sans incident et sans petit phrase coupable présidentielle. Si ce n’est son propos sur le port du voile. « Ce n’est pas mon affaire dans l’espace public, c’est ça la laïcité » mais son affaire dans les services publics. Dans les services publics comme dans les écoles, quand on éduque nos enfants, ça, c’est mon affaire ». Propos qui ne manqueront pas de faire débat, tout aussi sûrement..

On n’oubliera pas de cette escapade le cadeau de bienvenue de plusieurs syndicats locaux à l’initiative du déclenchement d’une grève générale, pas vraiment suivie. Les organisations ont même refusé la main tendue d’une rencontre avec le président Macron qui les avait invités à débattre. La politique de la chaise vide est-t-elle vraiment la meilleure solution ? Il est permis d’en douter. Et ce quels que soient les ressentiments éventuels à l’égard du chef de l’Etat.

Dans un territoire marqué trop souvent par des excès de fièvre d’une grande violence, des débordements et affrontements nocturnes entre forces de l’ordre et manifestants ont hélas suivi! Une triste habitude sur cette terre de l’océan indien qui ne pourrait pas vivre sans les subsides de la métropole. Une manne très importante mais jugée insuffisance par une partie de la population réunionnaise.

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