Un scrutin certifié et emballé sans étiquetage ?

Une histoire d’étiquette pas vraiment similaire à celle pratiquée par la Cour d’Angleterre! Il n’en demeure pas moins que Christophe Castaner, à défaut de jouer avec une paire de ciseaux pour redessiner la carte des circonscriptions électorales comme plusieurs de ses prédécesseurs célèbres comme Charles Pasqua, envisage de supprimer l’étiquetage politique systématique des listes dans les communes de moins de 9000 habitants. Un seuil de population qui n’a rien a priori de scandaleux dans la mesure où bon nombre de listes d’intérêt communal, selon le jargon consacré, vont se présenter sans véritable étiquette politique dans ces villes de moyenne importance et que le clivage gauche-droite n’a plus de raison d’être dans la majorité de ces collectivités. Et que beaucoup de ces élus, non sans raison, déclinent toute appartenance politique.

Il aurait été étonnant que les opposants au gouvernement ne montent pas à l’assaut de la citadelle de Beauvau et ne voient pas là une tentative de camouflage potentielle avec en toile de fond une mesure susceptible de masquer l’incapacité éventuelle du gouvernement à être « bien représenté » par ses troupes quantitativement sur l’ensemble du territoire. Quelle bien vilaine pensée ?

Fort si l’on peut dire d’environ 2.000 élus, LaREM ne peut logiquement que multiplier au moins par huit ou dix ce score très modeste. Pour ne prendre qu’une seule ville…au hasard, le Havre, qui retiendrons-nous comme vainqueur (si la droite et le centre conservent bien évidemment la mairie) ? L’étiquette du maire sortant, Jean-Baptiste Gastinne (républicain) ou celle de son probable colistier, voire tête de liste, un certain Edouard Philippe, très proche du président de la République ?

Une hypothèse impossible à Evreux, où les Républicains, autour de Guy Lefrand, vont se tirer la bourre avec leurs challengers de LaREM. Une guerre sans merci, même si le sortant reste favori. Attention toutefois à un troisième larron qui pourrait tirer les marrons du feu!

Force est de reconnaître que la tâche des préfectures ne va pas en effet être aisée en mars prochain de vraiment étiqueter les équipe gagnantes avec des patchworks de différentes couleurs dans les villes de plus grande importance. Principalement autour du parti présidentiel qui prudemment va s’allier selon les circonstances à des prétendants républicains ou socialistes, de loin les représentants sortants les plus nombreux. Une quasi hégémonie aujourd’hui révolue si l’on se fie aux derniers scrutins. La prime accordée aux bons maires sortants devrait néanmoins les sauver de la déroute. En quelque sorte un sursis avant…exécution sur l’échafaud électoral.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :