Un mauvais western hollywoodien et un plan B parisien version Bayrou!

Une belle réussite sur le fond, mais quel échec sur la forme. Celle utilisée comme trop souvent par le président Trump, toujours dans l’outrance dans les mots pour commenter l’opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie dans un raid nocturne ayant provoqué l’élimination d’Al Baghdadi, qui, dans l’explosion de sa ceinture a aussi entraîné la mort de trois de ses jeunes enfants. Plusieurs de ses femmes ont également disparu dans l’écroulement du « bunker » terroriste.

Comment le président de la plus grande puissance mondiale peut-il se commettre dans cette version originale digne d’un mauvais western hollywoodien. « C’était comme si vous regardiez un film », s’est-il enfammé. Pas vraiment avare de détails et…de remerciements curieux notamment en direction de plusieurs ennemis de l’Amérique (on se serait cru lors de sa conférence de presse à la soirée des Oscars!) le boss de la Maison blanche , s’est offert une victoire politique au niveau national. Il est seulement dommageable qu’il se soit complu à parler « d’un chien, un lâche qui pleurait et gémissait, poursuivi dans un tunnel par nos hommes et nos chiens », en suggérant, au passage, que la mort de l’ennemi public numéro un mondial était plus importante que celle de Ben Laden, réussie par son prédécesseur Barack Obama. A voir…Sa disparition ne signe bien évidemment pas hélas!la fin de la lutte contre Daech et celle de ses satellites terroristes. Des représailles ne sont pas à exclure.

Beaucoup plus pacifique et moins mortelle, quoique ! la bataille des municipales de Paris, n’en continue pas moins de se transformer en une véritable pétaudière pour le camp macroniste. Celui qui parle à l’oreille du président, François Bayrou, a jeté un pavé dans la mare en annonçant qu’il était grand temps de chercher une solution alternative au duel fratricide entre Benjamin Griveaux et Cédric Villiani, la meilleure chance de succès pour Anne Hildalgo de conserver sa mairie. Ce plan B version Bayrou…comme Buzyn ou Borloo, des noms régulièrement cités lorsqu’il s’agit de sauver la patrie en danger, aura-t-il une oreille attentive du côté de l’Elysée ? Doit-il intervenir et mettre fin à cette récréation de cour d’école. Reste que les solutions de repli à seulement six mois du scrutin ne sont pas légion. Etrangère ou pas à la volonté du chef de l’Etat de voir ses troupes gagner l’enjeu capital de Paris.

Et pendant ce temps-là l’Europe a de nouveau accordé un sursis de trois mois à la Grande-Bretagne pour un accord sur le Brexit. Contraire à la position d’Emmanuel Macron, qui refusait, il y a peu, tout report au-delà du 30 octobre. Une décision pitoyable au pays qui devrait être rebaptisé au nom de la Grèce, bien connu pour ses fameuses calendres! Le grotesque s’installe durablement. »Wait and see » comme ils disent de l’autre côté de la Manche. Et la manche ou le set et encore plus le match sont loin d’être gagnés. Probablement pas avant le tournoi de Wimbledon de l’année prochaine!

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