La dernière échappée d’une légende, tellement « poupoulaire »

Il fallait s’y attendre un jour. Mais on l’espérait le plus lointain possible. Triste journée. « Poupou », un surnom de Premier ministre comme l’avait dit non sans humour, un certain Georges Pompidou, nous a quittés la nuit dernière, à l’âge de 83 ans, après une hospitalisation d’un mois dans son village de Saint-Léonard-de-Noblat, près de Limoges, devenu tout aussi célèbre et probablement future destination de pèlerinage.

Poulidoriste de toujours, ce champion a bercé, comme des millions d’afficionados et d’accros , mon enfance et mon adolescence. Beaucoup de joies, de tristesses avec une malchance maximale, bien sûr, partagées tout au long de ces années. Imaginez, mon « Poupou », il ne quitta le peloton qu’à l’âge de 40 ans, une longévité exceptionnelle, après un nouvel exploit contre le « cannibale », Eddy Merckx, quintuple vainqueur de la Grande boucle. Comme notre breton, Bernard Hinault, beaucoup moins populaire, lui.

« Tu vois cette course, Raymond, tu vas la perdre à nouveau, et finir encore deuxième, lui avait soufflé son éternel rival, Jacques Anquetil, quelques jours avant sa mort en novembre 1987. Un dernier pied de nez humoristique du coureur normand à son ancien adversaire devenu un ami, même plus, un frère et pas seulement de la route. Ces retrouvailles, Maître Jacques, il les attendait depuis plus de trente ans, depuis son départ beaucoup trop précoce sur ses terres normandes.

Sûr que les deux hommes, au cœur de bien de disputes familiales, dans les années de Gaulle, bien malgré eux, des légendes du sport cycliste, la gloire avec ou sans maillot jaune, vont s’étreindre là haut, bien au dessus du Puy-de-Dôme, route célèbre à jamais avec ce duel au coude à coude dejuillet 1964! Des images gravées pour l’histoire. Avec une belle gerbe de fleurs pour le nouvel arrivant au paradis des champions. Qui ne l’aimait pas mon Raymond? Au sommet toujours de la popularité, toujours bien réelle, avec « des vas-y Poupou », en bonne place toujours sur les routes du Tour de France. Incroyable.

Un amour en partage plus de quarante ans après sa retraite. Inégalable. Comme le nombre de ses places sue le podium (8) au Tour de France, et un palmarès de champion et victoires (186!) dont plusieurs courses de grand renom comme le Tour d’Espagne, Paris-Nice, Milan-San Rémo et la Flèche Wallonne. Son éternel sourire nous manque déjà. A jamais premier dans le cœur des Français…Le plus important.

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