Dans les cordes mais toujours bien debout!

Une séquence territoire partiellement réussie. Il n’est jamais aussi à l’aise que dans la confrontation au corps à corps. Viril. Acculé souvent dans les cordes mais toujours bien debout face à des accusateurs déchaînés. Il s’agace. Il prend sur lui pour s’empêcher d’être arrogant, méprisant. Retient ses coups et au final compte des points en sa faveur. Le gladiateur Macron, revenu sur ses terres natales pour être à portée d’engueulade, façon maire qu’il rencontrait trois jours plus tôt, de ses virulents opposants, des laissés pour compte mille fois hélas!de chez Whirpool, à qui il avait assuré de tout faire entre les deux tours de l’élection présidentielle pour les sauver (sans faire néanmoins la moindre promesse démesurée) de la fermeture de l’usine finalement délocalisée quelques mois plus tard en Pologne. Un échec patent et collectif pas seulement imputable à l’Etat, qu’il reconnait puisque deux cents salariés se sont retrouvés sur le côté de la route. Par la faute d’un repreneur industriel visiblement voyou. Un exemple symbolique que bon nombre d’ouvriers et ouvrières de notre tissu industriel si malade depuis trente ans, ont hélas connu depuis longtemps. Un échange de vérités, certes difficilement conciliables. On pourra tout reprocher au président, critiqué, détesté, honni, vomi trop souvent de façon caricaturale par une partie de ses compatriotes, mais pas son courage d’affronter la dure réalité du terrain, de monter au front dans des échanges certes musclés et tendus mais restés corrects et même polis en fin de discussion. Dans le brouhaha, on s’accroche sévèrement mais le fil du contact n’est pas définitivement coupé. On se donne même rendez-vous dans un an. Même si la confiance n’est évidemment pas retournée (comment pourrait-elle l’être ?) on se quitte avec l’espoir pour le chef de l’Etat et ses légitimes contradicteurs de sabrer le champagne. Comme quoi, la guerre des tranchées pas si éloignées des champs de la Grande guerre, ne s’est pas terminée dans le sang. La haine doit connaître ses limites. Décentes et surtout porteuses d’espoirs pour des lendemains plus heureux. Une attente évidemment jugée le plus souvent trop longue dans un pays qui cultive à outrance une paranoïa pessimiste. Encore plus forte que celle du peuple afghan! C’est dire…Il faut tout de même raison garder même si tout ne va bien dans notre si vieux pays marqué par une sinistrose de plus en plus pesante et démesurée.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :