Le très grand flou électoral!

La maladie ne cesse de s’étendre de façon contagieuse dans le « cheptel » politique en vue des élections municipales: la « pudeur de gazelle », chère à l’insoumis Jean-Luc Mélenchon. Rassurez-vous cette maladie, même contagieuse, n’expose tout de même pas ses victimes à devoir s’offrir un sévère remède de cheval pour guérir. Ses symptômes ? Une envie pressante justement de ne pas s’affoler. Et d’attendre le plus longtemps possible pour déclarer sa flamme à ses administrés. Cela ne concerne bien sûr que les maires sortants. Du jamais vu dans les villages et villes, même les plus importantes de notre belle France où à quatre mois du scrutin un nombre inégalé de sortants ne sont pas toujours pas entrés en campagne et ont évité d’officialiser leur désir d’en reprendre pour six ans.

« Je réserve ma réponse à plus tard, priorité à la commune qui doit être gérée jusqu’au bout, ma liste n’est pas bouclée » peut-on entendre ici et là comme justificatifs vertueux. Si les bals ont disparu en totalité ou presque de nos places de villages, celui des « faux-culs » a lui encore ses beaux jours devant lui. Ce retard à l’allumage est d’autant porteur qu’il permet aux intéressés de ne pas trop s’exposer aux critiques de leur bilan et de faire aussi des économies pour leur campagne. Des documents papiers qui ne concernent jusqu’alors que leurs challengers. Sale temps pour les imprimeurs! Les réseaux sociaux les ont remplacés et à un coût inégalé.

Inégalée comme le sera la lecture politique de ce scrutin. Il n’y aura probablement pas, sauf surprise de dernière minute, de vainqueur très clair. Le grand flou, à l’instar…ironisent certains, de celle de la modalité définitive de la future retraite, se dégage, si l’on peut dire, avec le jeu des investitures avec des jurisprudences très locales et régionales. Les « Marcheurs » pourront ainsi non sans raison revendiquer la réélection du Toulousain Jean-Luc Moudenc ou l’élection de l’entrepreneur Jean-Louis Louvel à Rouen. Deux cas parmi tant d’autres où les deux têtes de listes subiront la double peine (je plaisante) du soutien de la droite et de LaREM. Même chose au…Havre et ce quel que soit le cas de figure avec ou non Edouard Philippe comme leader. Et dans combien d’autres villes où LaREM évitera de compter ses troupes. Déjà qu’il s’oppose inutilement dans certaines villes contre des maires macron-compatibles de toutes tendances et présentant un bon bilan, voire s’entredéchire avec des députés frondeurs et quelque peu présomptueux de leur réelle force électorale

En raison des scénarios multiples, il sera difficile de juger le résultat du Parti du président (à moins de remporter Paris, de conserver Lyon et surprendre agréablement dans d’autres villes importantes en symboles) selon le seul critère victoire ou défaite. Le but précisément recherché par chef de l’Etat, un roi presque nu dans les territoires avec des troupes pas encore vraiment prêtes à un combat gagnant pour ce scrutin. Bien joué, mal joué ? L’avenir nous le dira…

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