Retraites: la piste de la clause « papy » jetée aux orties!

Comme le disait la fameuse grand-mère de « l’amère » de Lille, Martine Aubry, quelques mois avant l’avènement royal de François I er, le pape dit normal de l’Elysée, « quand il y a un flou, c’est qu’il il y a un loup ». Il n’y en a désormais plus, a priori, pour la fameuse clause dite « grand-père » de la réforme des retraites. Papy ne fera plus de résistance. Très urticante et surtout d’une absence de la moindre once de courage politique, cette éventualité de vouloir renvoyer à plus de quarante ans les effets de la… « mère » des réformes du chef de l’Etat. Telle est au moins l’impression qu’a laissée le Premier ministre à l’issue du conseil des ministres, après ces deux jours de consultation syndicale. Un chef du gouvernement se voulant pédagogue et surtout refusant toute brutalité à l’égard des Français à juste titre « tourneboulés » par l’épaisseur et la consistance de la sauce à laquelle ils allaient être mangés. Ce ne sera pas vraisemblablement avant une période transitoire évaluée entre dix et quinze ans. Un curseur temporel davantage acceptable ? De quoi néanmoins donner encore du grain à moudre aux organisations syndicales avec qui les discussions vont se prolonger jusqu’aux décisions finales à la mi-décembre et un projet de loi présenté aux députés en janvier. Edouard Philippe a tenté de déminer le terrain avant le 5 décembre, le jour du « black thirsday ». « Nous prendrons le temps qu’il faut, j’ai entendu les attentes des organisations syndicales ». « L’universalité de la réforme, oui, la brutalité, non », a t-il déclaré en substance. Non sans s’être montré au cours de son exercice d’équilibriste entre chaud et le froid,  » calme, déterminé et non scarifié ». Dans l’attente de possibles balafres et stigmates de cette retraite « aux poings », le locataire de Matignon a conclu son propos par un trait d’humour « il est fort possible que l’on reparle de cette réforme ». Personne ne le contredira sur le sujet! C’est une certitude…

En attendant, non loin des…Champs (Elysées), chers aux Gilets jaune et aux blacks blocs, les agriculteurs ont devancé le calendrier en organisant un salon de l’agriculture bis en présentant des machines agricoles avec leurs beaux tracteurs et quantité de balles de paille. Pour paralyser les périphériques de Paris. La colère gronde dans les campagnes où le film « Au nom de la terre » a fait un malheur. La triste réalité d’un monde en souffrance et se considérant comme mal aimé et qui mérite d’être entendu et non pas victime trop souvent d’un « agrobashing » révoltant! Il ne manquerait plus maintenant qu’ils bloquent involontairement les troupes de Philippe (pas Edouard) Martinez et consorts le 5 décembre prochain. Et si notre président leur proposait un deal gagnant-gagnant pour bloquer la capitale à cette date qui affole dans les chaumières ? Une mauvaise blague, bien évidemment! C’est si vrai que l’on ne peut plus rire de tout.

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