Droit dans ses bottes ou pas à l'aise dans ses souliers au pied du sapin ?

Les commerçants des grandes villes, principalement, ne sont pas prêts de sortir la tête de l’eau! Pour beaucoup d’entre eux en perdition, voire en passe d’être noyés, ils voient, pour la seconde année consécutive à la même époque, d’une façon générale, d’un très mauvais œil la reprise des hostilités et des grèves et manifestations de désordre dans les rues. Un an après la crise des Gilets jaunes, qui avait déjà sérieusement pénalisé le bon fonctionnement des transactions commerciales à une période cruciale pour eux (20 % du chiffre d’affaires annuel en moyenne). Le premier week-end de décembre s’est révélé être une véritable catastrophe économique. Le commerce victime d’empêchements de travailler de tous ordres. Une véritable avalanche de catastrophes éloignées des montagnes enneigées promises aux seuls privilégiés qui ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Le drapeau noir de la révolte fait vraiment tâche. Il est probable que l’insécurité du jour et la peur du lendemain sont davantage anxiogènes pour eux que la réforme des retraites (dont ils seront, semble-t-il bénéficiaires. Une retraite qu’ils se payaient autrefois, à un autre siècle, avec la vente de leur boutique. Encore faudrait-il déjà qu’ils puissent déjà poursuivre leurs activités sans cesse menacées par la recrudescence des colères mortifères des rues, des violences et blocages. Pour le plus grand bonheur des sites de la toile qui en arriveraient presque, si besoin était, à alimenter les trésors de guerre et cagnottes déjà bien pleines des organisations syndicales, riches en dizaines de millions d’euros pour pouvoir compenser-en partie-les jours de grève de leurs mandants. Allez comprendre avec si peu de syndiqués! Un régime…très spécial pour certains dont voudraient bien bénéficier les victimes collatérales de ce bras de fer mortel entre syndicats et gouvernement. La clause du père, du grand-père, du neveu ou de la tante, on ne connaît pas du côté des commerçants. Et le tiroir-caisse sonne desespérément le creux et le vide en cette période qui devrait pourtant être festive!

Et pendant ce temps-là, il en est un qui est loin de l’âge pivot, le président de l’académie Goncourt, qui, à 84 ans, a décidé de refermer définitivement la page et de quitter son poste après un demi-siècle consacré aux belles lettres. Bonne retraite, Bernard Pivot. L’heure de l’école buissonnière est venue. Avec ou sans dictée! Cela ne l’empêchera pas toutefois de lire toujours dans sa maison familiale du Beaujolais et de suivre une autre de ses passions à la télé: le football. Bons matchs, M. Pivot…

Le chef de l’Etat, lui, est très loin de l’âge de la retraite. On ne se fait pas souci pour lui. Et son sapin de l’Elysée ne risque pas pour autant de briller de mille feux avec cette tension démultipliée . Droit dans ses bottes, hier, plutôt mal dans ses souliers, aujourd’hui, Emmanuel Macron va jouer cette semaine cruciale la suite de son quinquennat. Stop ou encore dans son élan réformiste, au pied non pas du sapin mais du mur, il lui appartient de faire preuve de courage et de ne pas décevoir son électorat encore très important de droite. Toute fidélité se mérite.

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