Jean-Paul Delevoye éjecté de son siège sans parachute!

Placé sur un siège éjectable depuis une semaine, le haut-commissaire aux Retraites n’aura résisté sous la pression que quelques jours à la tempête. Une de plus pour le gouvernement et pas au meilleur moment. Le partant plaidant une « légèreté coupable » (un doux euphémisme tout de même!) paie au prix cher ses omissions répétées et coupables. La dure loi de la politique impitoyable pour ceux qui franchissent la ligne jaune ou rouge. Une ligne et pas la meilleure qui s’ajoutera donc à sa belle carrière de serviteur de l’Etat commencée aux côtés de Jacques Chirac dans son fief de Bapaume dans les Hauts-de-France. Une région de travailleurs émérites pas vraiment comptables de leurs heures au service de leurs concitoyens. Et qui n’hésitent pas d’aller à la mine! Pour preuve le nombre de mandats et missions remplis par ces boulimiques du pouvoir comme l’un de ses anciens adversaires politiques du Pas-de-Calais, l’ancien ministre de François Mitterrand. Michel Delebarre, ancien sénateur-maire de Dunkerque, cumulait jusqu’à son effacement pour cause de cumul de mandats plus d’une vingtaine de casquettes électives et associatives. Un record inégalé. Un cador auprès duquel l’ancien…président (bénévole) de la commission des investitures de LaREM pour les législatives, en 2017, fait presque figure de petit garçon en dépit de son imposante stature. Ce n’est donc pas une surprise si un grand nombre de députés de l’actuel hémicycle vont regretter le départ de leur « papa » qui parle aujourd’hui « d’une confiance fragilisée sous les coups d’attaques violentes et victime d’amalgames mensongers ». Une défense un peu facile car les faits sont graves aussi pour l’exécutif. Contraint une nouvelle fois de lui trouver un successeur dans l’urgence. Avec plutôt un profil de chef de chantier sous contrôle de l’Elysée et de Matignon pour la réforme des retraites. Et non plus un architecte comme il y a deux ans. Deux ans de boulot reconnu même par les organisations syndicales rayés d’un trait de plume. Un bien triste épilogue dont il est le seul responsable. Encore que cette responsabilité coupable se doit d’être partagée par ceux qui ont pour mission précisément d’éliminer tous les dangers potentiels d’une nomination gouvernementale. L’exécutif n’a que quelques heures pour trouver ce nouveau « mouton à cinq pattes ». Une mission pas facile à gérer avec un « banc de touche » très limité. Bon courage pour le successeur appelé à se faire tondre! La récupération politique et à degré moindre syndicale (beaucoup moins critique) avec cette prise de trophée, ne fait que commencer. Que les opposants ne se fassent tout de même pas trop d’illusion sur le retrait toujours impossible de cette réforme! Tout juste en situation d’être éventuellement aménagée pour satisfaire en partie les souhaits de la CFDT et de son leader Laurent Berger. En attendant, on peut s’interroger sur l’identité de la future victime d’un jeu de quilles incessant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :