« Moi présidente » et « Doudou » en brève villégiature sur la « côte fleurie »

Une forme olympique. Prête pour la médaille d’or de la suffisance et de la « bravitude » exacerbée. Touchée par les attaques dont elle a été l’objet dans le cadre de ses missions d’ambassadrice des pôles glaciaires, Ségolène Royal, a fait du « Ségo » puissance dix, en reprenant à son compte l’une des fameuses anaphores de son ex, François Hollande, lors du débat du second tour des présidentielles de 2012. Du grand art dans la suffisance et le sur moi revendiqué. « Moi présidente, la crise des Gilets jaunes n’aurait pas eu lieu, en 24 heures j’aurai compris ce qui se passait ». A la fois Gérard Majax, David Copperfiel et Eric Antoine, la Ségo « est vraiment « Royal  » au bar. Et pas celui de Deauville! Elle ne doute de rien l’ex-belle du Poitou, qui rumine son désamour avec Emmanuel Macron. En essayant de se positionner désormais en première opposante. Son devoir de réserve d’ambassadrice ? elle s’en tape royalement. Son nouveau challenge avant que n’arrive « le moment venu » son grand retour vers la présidentielle. Elle n’a pas de mots assez forts pour tirer à boulets rouges sur le chef de l’Etat et le gouvernement « qui ne gouvernent sur la question de la réforme des retraites et bien d’autres sujets que par la peur » en les appelant aussi « à trouver les voies de l’apaisement et non pas celles de la violence ». « J’ai une voix qui porte », avance-t-elle encore avec toute la modestie qui la caractérise. Jeanne d’Arc se limitait à entendre des voix! « On essaie de me faire taire ». Aurait-t-elle un contrat sur sa tête bien faite ? Mais que fait donc Castaner pour protéger cette belle espèce politique en voie de disparition brutale ? La bouche en cœur, ne balance t-elle pas encore ingénue « c’est mon devoir et l’essence de mon combat, je préférerai que la France aille mieux et c’est tout le contraire ». On peut en douter avec son nouveau rôle surjoué de première opposante.

Pendant ce temps-là, le Premier ministre, Edouard Philippe, n’a pas eu besoin d’utiliser une paire de jumelles pour…lorgner sur le port d’en face, le Havre, sa ville, pour laquelle il devrait se prononcer le mois prochain. Il a en effet effectué une petite escapade sur la « côte fleurie » et plus précisément Deauville, à l’occasion des fêtes de Noël. Il en a profité de joindre l’utile à l’agréable en visitant un nouveau pôle économique…pas celui de « Ségo » en compagnie de son ami, le maire de Deauville, Philippe Augier, et de séjourner en famille non pas au « Royal » ou au « Normandy » (ce qui n’aurait pas manqué d’alimenter les polémiques…alors que les vacances exotiques du président Mitterrand avec sa seconde famille passaient totalement à l’époque sous les radars) mais sur les anciennes terres du cinéaste, Claude Lelouch, les manoirs de Tourgéville, l’une des belles adresses hôtelières et gourmandes proche des célèbres planches de Deauville, où furent tournées les principales scènes du film « Un homme et une femme » et son remake cinquante ans plus tard avec le même duo Anouk Aimée-Jean-Louis Trintignant. Comme quoi le pouvoir, à l’Elysée et Matignon, privilégie la côte normande pour y goûter une…petite retraite bien méritée. En toute discrétion. A chacun son port d’attache, Honfleur et Deauville.

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