Le chirurgien de Matignon desserre les mâchoires pour…l’âge pivot!

« Non je n’ai pas changé », roucoulait avec gourmandise le chanteur ibérique adulé des dames, Julio Iglesias, au siècle dernier. Lui, il ne chante pas mais il n’a pas pour autant changé et modifié son fusil d’épaule après le compromis trouvé entre le gouvernement et les syndicats réformistes et l’acceptation par ces dernières du retrait-provisoire-de l’âge pivot annoncé par Matignon. « Rien que de l’enfumage » éructent les syndicats « révolutionnaires » rejoints depuis peu par la Confédération des cadres, une nouvelle CGT, version encadrement qui tout aussi assurément n’encadre vraiment pas Edouard Philippe et le gouvernement. Qui néanmoins peuvent crier victoire avec cette pause, avec l’autre grand vainqueur-provisoire-Laurent Berger, qui aura réussi à bien vendre son intransigeance et son ultimatum. Jusqu’à quand ? Car la partie est loin d’être jouée et surtout gagnée avec la fureur toujours non contenue des leaders des syndicats CGT, Sud-Rail, FO, CFE-CGC, bien décidés à aller jusqu’au bout de leur irresponsabilité coupable. Et leurs bases probablement encore plus. Qui n’ont qu’une grande ambition, pour certains de ces extrémistes, que de mettre l’économie définitivement par terre. Surtout que de nouvelles manifestations sont attendues la semaine prochaine. Avec le même scénario que celui des Gilets jaunes, à savoir une sévère radicalisation des derniers bataillons dans les rues. Pour preuves les violences exercées par les black blocks dans plusieurs cortèges à Paris, Nantes et d’autres villes, dont l’économie vire au désespoir et naufrage pour un trop grand nombre de commerces. Une véritable bérézina alors que les victimes espéraient se refaire une toute petite santé avec les soldes. Les outrances, elles, ne risquent pas d’être soldées!

Pendant ce temps-là, Edouard Philippe, en sauvant, pour l’instant, l’essentiel de la réforme, peut un peu souffler avec le succès de ce compromis arraché de haute lutte. Droit dans ses bottes, le Premier ministre a lâché, avec bien sûr l’accord du chef de l’Etat, ce qui pouvait être lâché, sans qu’un grand nombre de ses électeurs de droite ne lui tournent pas trop le dos. Bien joué aussi de diviser durablement le milieu syndical. S’il est une certitude, c’est que la CGT, « risque » de payer très cher cette nouvelle défaite cuisante. Au jour d’aujourd’hui! Même si le camarade médiatique à la casquette, de Sud-Rail, le nouveau « Tarzan » (le surnom du leader FO des grandes grèves des transporteurs routiers il y a quelques années) est sûr de lui: « cet enfumage ne va que galvaniser les troupes et booster encore plus tous les camarades ». Il n’est pas prêt, lui, de « lâcher » son rêve du grand soir! Le grand déraillement à la hauteur des pertes accumulées par son entreprise, la SNCF, qui avance le chiffre de 600 millions perdus depuis le début du conflit et qui pourrait être contrainte de vendre une partie de ses « bijoux de famille ». Qui, au final, en dehors bien sûr des usagers, paiera les pots cassés d’une vaisselle sérieusement déjà ébréchée?

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