Municipales: Notre-D(r)ame de Paris: à quand la fin de la pétaudière ?

Celle qui n’était plus surnommée que Notre-D(r)ame de Paris, où la « maire-misère »en raison de sondages pas vraiment conquérants et une cote de popularité plus proche des catacombes que des sommets de l’Obélisque de la place de la Concorde (une image exagérée bien sûr) se refait une petite santé. Tout au moins dans les enquêtes d’opinion. La dernière livraison l’annonce avec un score d’intentions de votes de l’ordre de 25 %. Soit tout de même 10 points de moins que son score du premier tour en 2014. Pas de quoi tout de même se rouler par terre et de crier victoire avant l’heure. Surtout qu’il faudra probablement attendu le 3 e tour des municipales pour connaître l’identité du gagnant ou de la gagnante. Il faut bien reconnaître que la majorité gouvernementale et parlementaire a donné de sa personne pour relancer Anne Hidalgo. Avec une efficacité sans pareille, même si ses opposants, et ce n’est pas faux, balancent des éléments de langage pour se gausser qu’elle a 75 % d’opinions négatives. Il faut le faire lorsqu’on se remémore les résultats du parti du président aux législatives puis aux plus récentes élections européennes où le seuil des 35 % avait été franchi sur Paris. De quoi donner bien des espoirs pour la reconquête de Paris, la mère de toutes les batailles pour un scrutin dont on scrutera principalement que quelques résultats dans la capitale, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux( où le successeur d’Alain Juppé est loin d’être sûr de l’emporter) Montpellier, jusqu’aux ports de Rouen et du Havre, symbolisé pour ce dernier,par la présence probable du Premier ministre, qui en fin de semaine, devrait enfin se prononcer. Alors qu’à Rouen, les « Verts » pourraient l’emporter! Les normands n’auront d’yeux en priorité et c’est bien normal que pour Evreux, Vernon, Louviers et les autres…

Au mauvais candidat choisi (Benjamin Griveaux) dont nous ne démordons pas depuis son investiture s’est ajoutée à Paris la mascarade du mathématicien Cédric Villani, toujours présent et susceptible de s’allier au second tour avec le candidat « vert ». Un tandem susceptible, mathématiquement, de rafler la mise au second tour. Et ce ne sont pas les renforts de quelques ministres tels qu’Agnès Buzyn (loin d’être la plus mauvaise en terme électoral) qui effaceront cette calamiteuse campagne, très mal partie.

Le malheureux Griveaux n’a plus que deux ou trois semaines, au grand maximum, pour inverser la tendance et rassurer ses troupes. Et ce d’autant plus que la candidate Républicaine encore plus clivante que lui, Rachida Dati, avec ce sondage qui la place en seconde position, est dans une bien meilleure dynamique. L’ancienne protégée de Nicolas Sarkozy capitalise sur sa personnalité pourtant très controversée pour une partie de droite parisienne et

le retour au bercail d’un nombre certain d’électeurs macronistes, écoeurés par l’attitude suicidaire des frères ennemis « marcheurs ». Incroyable mais pourtant vrai! Il n’est que temps que le chef de l’Etat siffle une bonne fois pour toute la fin de ce « bordel » perdant-perdant, principalement consécutif à un mauvais choix. Celui aussi de ne pas avoir su constituer pour faute de suffisance une alliance de la droite et du centre, le plus sûr moyen de gagner la mairie et de renvoyer dans les cordes électorales, Anne Hidalgo, comme dans bon nombre de grande villes où les Républicains et les « macronistes » ont fait cause commune. De bon ou de plus mauvais gré.

La responsabilité et la faute du Président seront immenses en cas d’échec de non-intervention et le maintien, voire le développement de cette pétaudière sans nom au sein d’un mouvement politique sans réelle direction. Il semble si loin le temps des vrais partis avec à leur tête François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, et même François Hollande, le roi de la synthèse, quatre de nos ex-présidents, est-il besoin de le rappeler! Le vieux monde savait lui manœuvrer et « cheffer », pour reprendre l’expression du « Grand » disparu l’automne dernier. Le nouveau est loin à ce niveau de l’atteindre.

Et pendant ce temps-là, l’intimidation continue avec des coupures d’électricité ici et là et des intrusions de petits groupes de syndicalistes CGT, qui hier, souhaitaient avec vingt-quatre heures d’avance sur le calendrier célébrer la fête internationale du câlin à leurs petits camarades de la CFDT. « Ce n’est pas la fin du monde » se justifient-ils, alors qu’une de leur leader, les appelait plutôt à couper le courant de l’Elysée et des sociétés du CAC 40. Un appel d’une grande responsabilité, beaucoup en conviendront…Le grand câlin de classe continue. Le 26 janvier, c’est aujourd’hui aussi le jour de la mort de Louis XVI et de Lenine…Choisissez votre camp!

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