Municipales: un jour viendra après le confinement!

Une courte tête, certes mais une belle tête de vainqueur du premier tour. Même s’il avait la mine un peu renfrognée le chef du gouvernement. Comment pourrait-il en être autrement ? Edouard Philippe en quittant le hall de l’hôtel de ville du Havre, avait probablement en tête surtout le flot d’interrogations sur l’issue d’une crise autrement plus sérieuse qu’un destin politique local. Aussi important soit-il.

Ce soir, ce sera confinement total. Et à la clé bien sûr le report de cette élection « extraordinaire » à bien des titres. Quelques semaines, quelques mois, jusqu’à un an ? Bien malin qui peut répondre à cette interrogation. Légitime. Comme il est légitime de se moquer gentiment des « oiseaux » républicains qui, à la demande expresse de ses principaux chefs de file dont Gérard Larcher, le président du Sénat et François Barroin, le maire réélu comme d’habitude dès le premier tour à Troyes, qui ont susurré dans l’oreille du président l’obligation de maintenir le scrutin et qui aujourd’hui crient comme des orfraies pour en demander son report. Pittoresque. Pour ne pas dire plus.

La campagne s’achève. Qu’il me soit permis aujourd’hui d’être plus personnel, ce que je regrette. Mais plus que d’habitude encore je ressens un « blues » énorme. Celui d’une très modeste contribution à une campagne pas comme les autres. Sans la perspective à très court terme, d’une victoire (que j’ai toujours « obtenue » indirectement à travers ma longue carrière depuis quarante ans). Le souvenir de visages devenus familiers au fil des semaines, attachants, convaincants et tellement tournés vers un résultat final victorieux. Ils et surtout…elles se reconnaitront. De belles personnes humaines rencontrées pour la première pour la plupart d’entre elles. C’est ça aussi la magie d’une campagne inachevée. Et l’obligation de quitter prématurément de nouveaux amis…et pas seulement Facebook!

Mais la roue n’a pas fini pour autant de tourner. La vie tout court avec ses bonheurs et parfois aussi ses malheurs.

Pour ce qui me concerne, ma vie professionnelle s’achève aujourd’hui avec deux petites semaines d’avance sur le calendrier initialement prévu. Quarante deux ans ininterrompus passés dans le journalisme, la communication et le commerce. Je devais tourner la page le 1 er avril prochain. Et je blaguais alors il y a quelques semaines: « et ce n’est pas un poisson d’avril! Non, mais d’une erreur de quelques jours. Ma pensée va aujourd’hui vers une activité économique gravement touchée: le commerce! Bon courage les ami(e)s…Mais je vous rassure, si besoin était, ma passion pour la politique reste elle bien intacte. Un virus, aussi mauvais puisse-t-il l’être, n’est pas prêt de l’atteindre.

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