Sibeth…aux fraises et en confinement sans délai !

Monsieur le Président de la République et cher Emmanuel,

Si aujourd’hui je me permets de vous alerter, c’est que la situation est grave.

Très grave, même, d’où cette supplique.

Alors que vous l’avez encore martelé hier à Mulhouse avec force et conviction: nous sommes en situation de guerre.

J’a néanmoins craqué aux dernières déclarations de votre porte-parole, Sibeth,

Qui porte trop souvent (mais pas toujours) et je m’en excuse, bien son prénom, même avec une « fote » d’orthographe. Il n’est pas sûr que ses glorieux aînés, les tirailleurs sénégalais, morts pour la France pendant les deux dernières guerres mondiales, auraient apprécié!

.Il est grand temps que vous donniez, comme chef de guerre et des Armées, des ordres en cette direction.

Surtout à l’attention de votre électricien.

Afin qu’il la débranche ou remette l’électricité à tous les étages de son ministère de la parole. Si bête! Et il ne s’agit pas hélas! que d’un problème d’ampoules.

Et surtout à son domicile où elle pourrait être en confinement total pour l’ensemble de son œuvre, avec ses enfants pendant toute la durée de la crise. Et surtout au-delà. Tout le monde y trouverait son compte. Peut être moins sa progéniture. Mais à la guerre comme à la guerre! L’heure est grave et aux sacrifices. Pour la France.

Elle vient effectivement encore de faire fort avec le corps enseignant dont elle doute qu’il soit majoritaire à travailler à son domicile. Ah! ces salopards de fonctionnaires, toujours en première ligne pour déserter en temps de guerre et sécher les cours. Même à distance. Alors que la météo familiale est déjà suffocante: deux enfants mais…douze en ressenti!

Généreuse, elle ne lui demande pas toutefois de traverser la rue ou toute la France pour aller aider nos cultivateurs et maraîchers qui manquent de main d’œuvre (les étrangers étant interdits de séjour) dans leurs cueillettes futures de fraises et autres fruits et légumes de saison! C’est quand même la moindre des choses, même si elle a reconnu avec humilité sa grosse bourde. Elle est plus proche du zéro que de la moyenne. Heureusement que les mauvais élèves ne sont plus punis.

Sachez, Monsieur le Président que nos professeurs des écoles font le maximum pour aider les écoliers. Avec une belle conviction et l’amour de leur métier. Il ne faut de même pas les prendre tous pour des courges ou des petits pois.

Qu’il me soit permis de lui conseiller néanmoins d’aller planter ses chicons dans le nord ou ses choux, à Bruxelles ou ailleurs ou de sucrer ses fraises gariguettes, loin de Paris.

Il en va de la survie sanitaire de notre si beau pays.

J’en arrive presque, croyez bien que je me bats tous les jours la coulpe, à regretter ma grande copine, Nadine Morano, ma « maîtresse » de cœur, et je me flagelle en signe de pénitence. Le sang coule.

C’est dire si je suis au bout de mes dernières forces. Seulement après dix jours de confinement. Depuis ma terrasse avec vue non pas sur les mas de Provence, hélas! mais bien sur les mâts des bateaux du port de plaisance. C’est dire l’état de ma souffrance intérieure.

Passe pour ses tenues bariolées. Mais là, avec ses sorties médiatiques régulières empreintes d’une intelligence sans équivalence et tellement pertinentes, j’explose.

Je sais que je peux compter sur vous pour que l’intérêt supérieur de la nation soit enfin respecté.

Il est temps et de salubrité publique de lui confisquer définitivement son micro. Sérieusement contaminé. Et pas seulement qu’à la sortie du conseil des ministres. Surtout qu’elle parle tous les jours depuis le début de la crise. L’art de la répétition et de l’autoflagellation a ses limites.

Il en va de la survie de notre espèce humaine. Très menacée.

Veuillez croire, Monsieur le président, à l’assurance de ma haute considération.

Surtout si vous accédez à mon appel de détresse!

PS: Comme convenu, tu préviens Anne, notre amie commune originaire de Granville, de mon arrivée fin juin au Touquet et Alexandre (Benalla) afin qu’ils préparent la maisonnée. Mille fois encore merci de m’accueillir dans ton pied à terre. J’espère que le frigo sera bien garni avec les superbes soupes de poissons locales et tes rattes du Touquet que je ferai sauter. Un vrai régal. Réserves-moi aussi un déjeuner ou un dîner à la « Grenouillère ». Ne t’en fais pas, j’ai déjà choisi mon menu: grenouilles grillées, pigeon au blé vert, bulle du marais. Après tant d’émotion, je l’aurai bien mérité. J’en salive d’avance!

Claques la bise à Brigitte, mon cher Emmanuel.

Bien affectueusement et surtout bon courage.

Ton vilain « Petit rapporteur » préféré.

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