Blouses blanches pour robes noires!

On se croirait revenu en arrière! Souvenons-nous il y a un peu plus d’un an avec la crise des carrefours et giratoires avec les Gilets jaunes. Avec tous les jours des robes noires, le avocats, toujours plus nombreux sur les plateaux de télévision, transformés très vite en procureurs. Rebelote aujourd’hui et dix de der avec les blouses blanches qui ne se comportent guère mieux sur les plateaux non pas opératoires mais du petit écran. Une arène de la parole contradictoire et de batailles de mandarins bien français et non chinois, qui, bien souvent piaillent comme des oiseaux de mauvaise augure. Cela frise trop souvent le ridicule de la suffisance dans une crise jamais vue où le système sanitaire n’était pas suffisamment armé pour supporter une telle lame de fond à l’échelle mondiale.

La politique, plus fréquemment qu’il ne devrait, reprend chez certains le dessus. Lamentablement. Tout est bon pour stigmatiser « l’incurie » de l’Etat. Toujours le même acharnement thérapeutique autour notamment des livraisons d’équipements manquantes par dizaines de millions. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que la planète entière traverse en même temps un tel tsunami ? Certes, ces manquements sont choquants, mais méritent-ils tant d’horreurs déversées et répétitives. On a compris. Reçu cinq sur cinq.

La moutarde me monte vraiment au nez. Et gare aux éternuments. Surtout après les nouvelles envolées de grands spécialistes en blouses blanches, vertes et bleues, transformés parfois en professionnels de l’invective tellement pressés à régler leurs comptes. Souvent entre eux. Tous ceux qui savent sans savoir. Mais qu’ils se taisent et ne polluent pas davantage notre air déjà si vicié. On en a vraiment « soupé » de leurs certitudes. Remises en cause jour après jour.

L’exercice vérité ou l’opération transparence du chef du gouvernement, tout comme ceux des autres intervenants, méritaient autre chose que ces nouvelles polémiques stériles (ne venant pas cette fois-ci des politiques). Une classe aujourd’hui endeuillée d’ailleurs par la première disparition d’une de ses grandes figures des suites du Coronavirus, l’actuel président du département des Hauts-de-Seine et ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjan, emporté si rapidement par la maladie à l’âge de 75 ans, après une hospitalisation en milieu de semaine. Un maire aussi dévoué à ses concitoyens d’Antony pendant une vingtaine d’années. L’époque où il était encore possible d’être député-maire.

Pour en revenir au Premier ministre: comment ne pas saluer un exercice tellement difficile de pédagogie en temps de crise aiguë. Plutôt bien réussi le temps d’un match de football (auquel nous sommes privés) sans prolongation. C’est là que l’on voit les vrais hommes d’Etat. Certes fatigué, comment pourrait-il en être autrement ? Mais toujours debout pour répondre aux questions qui fâchent d’une façon légitime. L’opinion a le droit de l’exiger.

En attendant que les mots soient suivis vraiment d’actes, ce que nous espérons, bon courage pour des prolongations qui risquent encore de « durer un certain temps ». Comme le refroidissement du fût du canon cher à Fernand Raynaud.

Je ne pouvais pas manquer de vous inviter à rejoindre en début d’après-midi un duo autrement plus drôle que les clowns tristes en blouses blanches qui, eux, ne nous font pas rire à longueur de journée. Le tandem improbable fils-père Coluche-de Funès. C’est quand même plus jouissif en ces temps de galère. Vous reprendrez bien une aile ou une cuisse de parenthèse heureuse. Bon appétit. Ce sera toujours meilleur que « La soupe au choux » au goût de navet diffusé la veille. Cela ne nous empêchera pas toutefois, plus tard, mon « Glaude » de se boire un « p’tit canon ». Et peut-être même un second avec tout le retard pris. Surtout que j’ai plusieurs « Glaude » au nombre de mes amis!

PS: un double message personnel aujourd’hui adressé à une fidèle lectrice bretonne qui, à juste titre m’a rappelé que j’avais oublié dans mon dernier article une ministre particulièrement brillante en la personne de Nicole Belloubet. Une rousse plus flamboyante pour sa chevelure que pour son action gouvernementale. Et celui envoyé à travers les montagnes à un lecteur exilé professionnellement (je n’en doute pas!)en Suisse. Curieux de nature, j’aimerai bien connaître son identité (je n’ai qu’une petite idée). Et surtout qu’il pense à bien fermer mon coffre! Je l’attends…

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