Le monde s’écroule mais les appels à la grève résistent!

Le monde s’écroule et la si fière bannière étoilée s’effiloche.

Même le fier à bras, Donald Trump en convient. « Les deux prochaines semaines seront très, très difficiles » assure-t-il. Un continent dévasté par un tsunami à la fois sanitaire et économique. Du jamais vu alors qu’il y a encore deux semaines, le locataire de la Maison blanche interdisait le confinement à ses compatriotes, comme son voisin encore plus fou brésilien.

Un pari fou. perdu d’avance.Côté pile et côté face dans un jeu de la vie et de la mort qui n’est en rien le grand casino de la roulette…russe américaine à Las Vegas et dans toute l’Amérique.

Déjà plus de 4000 morts et des files d’attente monstrueuses devant les banques alimentaires du pays.

Imaginez dans la ville lumière de New-York, plus de trois millions d’habitants, soit un tiers de la population, y sont contraints. Le taux de chômage le plus bas du monde, de l’ordre de 3 %, le meilleur atout pour sa réélection, est passé en moins de deux semaines à plus de 30 %! L’horreur totale dans un pays où la protection à la fois sociale et médicale, ne risque pas hélas de faire des envieux!

Et pendant ce temps là, chez nous, gaulois réfractaires, on se plaint. On se plaint toujours.

De nos gouvernants, bien sûr qui ne méritent que la peine de mort. Au moins politique.On se lamente. On crie. On vocifère. Les plaintes devant les tribunaux s’accumulent. C’est vrai que c’est une priorité absolue en ce temps de confinement. Il arrive même que certains syndicats en appellent à la grève. Notamment au niveau de la fonction publique. Est-ce bien raisonnable ? Même s’il n’est pas totalement illogique que certains se préoccupent à juste titre de la santé de tous les employés les plus modestes, de ces sans grade qui au quotidien jouent « leur peau ». C’est tout aussi vrai que les inégalités entre « travailleurs » sont chaque jour plus grandes. C’est indéniable. Tout le monde n’a pas la possibilité et non pas la chance de faire du télétravail. Mais tout de même un peu de bon sens surtout à l’échelle européenne. La très grande absente de cette guerre sans frontière. Un vide sidéral avec une nouvelle fois le « nein » de l’Allemagne. Encore que nos amis d’outre-Rhin, jouent quand même un peu la carte de la solidarité en accueillant plusieurs de nos malades alsaciens.

Pour en revenir à nos frontières franco-françaises, on retiendra ces bons mots certes un poil caricaturaux, de mon moustachu préféré, Philippe Martinez:  » Plutôt que de fabriquer des rouges à lèvres ou autres parfums et cosmétiques et sacs à main de luxe, les industriels feraient mieux de produire les protections qui nous manquent tellement »

Il n’a pas tort le leader de la CGT. Il aura donc fallu attendre cette crise sans précédent pour que les paroles du « petit père des grèves » me paraissent censées. C’est grave, docteur ? Serais-je atteint à mon tour par ce maudit virus ?

Pendant ce temps là, plus sérieusement et gravement, la ville de Marseille (mais pas seulement) pleure son Pape comme le titre l’Equipe. « Notre pape est mort » met ce journal à sa Une. Pape Diouf, un ancien journaliste de la « Marseillaise » mais surtout agent de joueurs et président de l’OM. Un grand dirigeant victime lui aussi comme tant d’anonymes, du coronavirus, au Sénégal. A peine une semaine après la disparition d’une autre grande figure du football marseillais, Michel Hidalgo. Une supplique: « Nanard », fais pas le cacou. Résiste…

Tant que le lion de Belfort rugira encore, tous les espoirs resteront permis. Surtout en cette journée symbolique du 1er avril, où on aura pas trop le cœur de faire des blagues. Sinon de bon goût. Une mission impossible ?

A propos de mauvais goût: que faut-il penser de tous ces abrutis et…dégonflés qui se défoulent et se vengent sur les pneus des voitures des parisiens « envahisseurs », notamment dans nos si belles îles, en les crevant ? Une épidémie si dérisoire. Je préfère et de très loin les applaudissements du 20 heures à partir des terrasses même en robe de chambre pour nos aînés ! Moins nombreuses depuis dimanche avec le passage à l’heure d’été, pour cause de plus grande clarté. Vivement les tenues plus légères et les bikinis! Encore que ce ne serait pas très bon signe en terme de calendrier…

PS: une spéciale dédicace aujourd’hui à Augustin, un jeune havrais atteint à l’âge de l’adolescence par le virus de la politique, qui, fort gentiment, a relayé mon article consacré à « Nono » Le Maire qu’il connait bien, comme moi.

Pourvu que ses services ou plutôt ceux de son voisin Gérald Darmanin… en représailles, ne diligentent pas un contrôle fiscal à mon égard. Ils ne trouveront pas grand chose, hélas!

A ce propos, à l’attention de ceux qui me font l’amitié de me lire tous les jours ou presque, j’ai une terrible nouvelle à leur annoncer. J’ai perdu mes « petits suisses » comme lecteurs. Le mal du pays, peut-être ? A moins qu’ils aient fini de vider leurs coffres.

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