Une belle ivresse du confinement dans les vignobles et les chais! Avec même un Clos Roquine en Corse…

Un peu de légèreté aujourd’hui en ce samedi pascal. Ca ne peut pas faire de mal. A partir de l’enivrante tournée dans les vignes du seigneur, source colorée à partir d’une belle idée d’une internaute des réseaux sociaux de ma connaissance. Je vous offre une nouvelle route des vins quelque peu décalée. Comme souvent. Avec une sauce au vin très personnelle. Bonne dégustation. Quand le vin est tiré, il faut le boire sans modération. C’est le professeur Raoult qui le dit! Et ce que dit Raoult est parole de mon Dieu Bacchus! Un saint homme.

Ma tournée des chais commence dans le vignoble alsacien, seigneur tout honneur, si meurtri pas des orages de grêle, mais pas seulement, hélas. Je suis tombé complètement Tokay et amoureux de ma nouvelle copine répondant au doux prénom de Riesling en dansant sur un Sylvaner endiablé. Je l’avais rencontrée un peu plus au sud quelques semaines plus tôt pendant une chaude Nuit-Saint-Georges où j’ai aussi croisé une ravissante Sainte-Amour, un sacré beau Meursault. Quel joli bouquet. Elle sentait sa Crémant bon. La pétillante. Sous sa robe blanche comme sa cousine Chablis. Quelle superbe montée de Tonnerre chère à mes débuts dans la presse (non pas des raisins) et je la revois encore avec son petit Chardonnay (bien éloigné de celui de Cyrano de Bergerac) si mignon et plaisant. Avec aussi son petit Corton-Charlemagne rouge dans les cheveux. Elle sentait également bon la fraise des bois au pays du Clos-de-Vougeot et des Hospices de Beaune. Un cadre idéal du même tonneau pour « La grande vadrouille » au pays aussi du Pommard. C’est pas de la pomme ce sacré nectar.

C’est difficile de rester de bois justement avec de si belles créatures restées confinées, elle aussi, pendant si longtemps en cave. Les fûtés de l’ivresse bourguignonne et de son célèbre ban des vendanges. Une autre gestuelle avec les mains, comme tous les soirs à 20 heures, les verres ballons à la main sur les balcons. Une chanson se limitant à cette simple parole « La, la, la, la, la lère », mais néanmoins fatale (on en revient toujours à la politique) à l’ancien ministre bourguignon, Arnaud Montebourg, dont la cuvée du patron n’avait pas trop plu au château de l’Elysée!

Direction le sud dans ma caisse ou plutôt ma Banyuls et son vin si doux. Au pays des anchois. Ce qui est beaucoup moins poétique, je vous l’accorde avec les mets, mais très goutû néanmoins en bouche. Nous avons été un peu ralentis en route à cause des embouteillages et des bouchons. Normal. J’ai alors utilisé les grands moyens: un simple tire-bouchon. Efficace. Je commençais en effet à Minervois avec ma Cherry. Queue de cerise, à Irancy, nous aurions presque pu nous crêper le Chinon mais ce n’est pas la région pour danser Anjou contre Anjou dans un slow langoureux.

La danse terminée, elle a quand même ouvert, pas très loin de Collioures, la porte de la Corbières de la Banyuls avec fracas. Mais comme je l’avais dans le Pauillac, je l’ai néanmoins rattrapée dans Lalande. Elle est pas gironde mon île de Beauté avec son Patrimonio ? Ironie du sort il existe même un Clos Roquine en Corse. A avaler certes avec modération mais dont les effets néfastes ne sont pas prouvés par les mandarins prompts à se jeter sur le bon docteur marseillais qui, à ma connaissance, ne jouait pas son rôle dans les Tontons flingueurs. « Ils connaissent pas Raoul »…Sans T…isane.

J’ai ensuite changé de cépage à soupape de Châteauneuf pour prendre une belle Cadillac au goût sucré. Cérons notre ceinture et c’était reparti pour mon tour de France des vignobles. A défaut de la Grande boucle du mois de juillet pour laquelle je risque fortement de faire ceinture.

N’en t’en va plus Gamay, fais pas ta Pomerol, Entre-deux mers à boire, nous nous sommes finalement réconciliés. Avant que je ne la laisse en plan de vigne traitreusement quelques jours plus tard et même en Gros-Plant dans le Muscadet. Ca sentait plus le Roussi…llon notre aventure. Un vieux goût de bouchon et il n’y a même plus eu de Beaume de Venise entre nous.

J’ai retrouvé alors sa cousine, Chablis, mon icaunaise, du côté des Cotes-Rôties, sur les bords des coteaux du Rhône, l’un de mes vins préférés, sur le Chenin, plus au nord et enfin rejoint pour un final en beauté la Champagne pour fêter mes retrouvailles avec mon « pote » John-Wolf, du côté d’Aÿ, près d’Epernay, capitale de la bulle comme Angoulême, mais dans un autre genre, et du mot facile pour une partie de Scrabble. Flûte alors pour une belle cuvée de Blanc de blanc des familles. Et depuis nous sommes plus… cuités. Et s’offre à nous désormais la perspective d’un bon gigot de7 heures arrosé d’un grand Margaux, une reine de derrière les fagots.

Par Saint-Chinian et Saint-Emilion je vous embrasse…

PS: A vous de jouer maintenant à refaire votre propre carte…Bons cépage et courage! Je suis certain que mon ami, Jean-Loup, est capable, entre autres, de relever le défi. Je te laisse tout le week-end avant de ramasser ta copie. Et pas seulement en te limitant au seul champagne. Tu pourrais mentionner le fameux breuvage de mes…Tontons préférés qui rendait aveugle et que « Lulu la nantaise » buvait au petit-déjeuner. D’accord ce n’est pas du vin français mais tu peux faire une exception!

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