Un rêve, un cauchemar et un espoir!

J’ai fait un rêve cette nuit. Enfin plutôt honnêtement, celle d’avant la déclaration officielle du chef de l’Etat. Je ne suis pas totalement maso. Et je n’ai aujourd’hui pas envie de trop coller à l’actualité comme bien d’autres.

J’ai de mon propre chef et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés (j’ai quand même mon libre arbitre éditorial ) d’alterner le graves (et là il ne s’agit pas d’un quelconque délire dans les vignes du seigneur) et le « fût…ile », même de bière. Mais tellement plus agréable. Même partiellement, l’actualité revenant vite au galop!

Je m’imagine attablé en terrasse. Pourquoi pas à « l’Etable ». Je « ruminais » depuis si longtemps. Je sais: c’est un peu restrictif pour les horsains qui ne connaissent pas les lieux. Allez les copains et pas seulement de boisson, en toute modération, ébroïciens. Ne soyez pas jaloux, c’est un peu l’équivalent, pour faire court en bouche, des brasseries en bordure de l’Iton. Mais « l’Etable », ça sent si bon le terroir français, même sans les bouses de vaches qui ne font pas partie du décor, mais pas très loin du bord de mer. Ce n’est pas si éloigné finalement du Ponant, un appel au grand large. Et rassurez-vous je n’ai pas commandé un verre de lait. Et pas davantage une assiette de fromages. Le professeur Raoult me l’a fortement déconseillé. Mon organisme inhabitué aux produits laitiers ne le supporterait pas.

La patronne en personne vient de me servir à boire. Une bonne mousse. Ca faisait une paille que je l’attendais celle-là. Il ne s’agit pas bien sûr de la maitresse sympa des lieux. Plutôt blonde. Ma bière préférée. Je ne me serai jamais permis une telle familiarité. Il y quand même des limites à l’acceptable. Même après…six mois de confinement et d’abstinence avec le houblon . Je plaisante. Ne le prenez pas mal. A mon âge, les mois comptent triple.

Il y a du bruit. Plein de bruit. Quel bonheur. Cela faisait si longtemps. Ca klaxonne dans les rues. Des sons totalement inconnus depuis tant de semaines. On n’entendait plus ou presque que le gazouillis des oiseaux. Des parasols aux terrasses, des serveurs qui servent. Des images exceptionnelles que l’on n’avait pas revues depuis des lustres. Pas un seul masque à l’horizon et encore moins de laisser-passer..Et des files d’attente devant les commerces, pour la bonne cause, cette fois-ci. Des effluves vous donnant un bel appétit. Le rêve quoi. Un petit bonheur si simple autrefois. Plus loin, les ouvriers usinent. Les cheminées fument. Les automobilistes du petit matin bouchonnent.

Un rêve évanescent hélas. Je me réveille soudainement avec une belle gueule de bois. Après le rêve, suit le cauchemar. Un dimanche de Pâques avec une place Saint-Pierre au Vatican sans le moindre fidèle et pire pour moi sans mon Paris-Roubaix. Un « enfer du nord » pavé vraiment de mauvaises intentions cette année.. Seuls les afficionados peuvent comprendre mon total désarroi. Terrible. Et dire que je risque d’être privé aussi au mois de juillet de mon Tour de France. Le premier en cinquante ans de relation passionnelle. Ma plus vieille maîtresse. La pire des punitions.Très très légère néanmoins, j’en conviens plus sérieusement.

Et hier soir, j’en avais gardé sous la pédale, la douche froide pour ce qui est de ma bière en terrasse. Une pression insupportable. « Rabbi » Macron a parlé. « L’Etable » s’éloigne encore pour quelques jours supplémentaires à partir du 11 mai, une date clé pour une délivrance certes partielle et progressive, mais non négligeable. C’est déjà pas mal. C’est toujours mieux d’avoir un horizon un peu plus net. D’où l’exigence absolue que ce confinement de quatre semaines supplémentaires ne soit pas…vin! Et enfin que cette nouvelle potion amère soit digérable une bonne fois pour toute. Ce qui peut être beaucoup moins digérable, c’est la réaction à chaud du premier syndicat des enseignants du premier degré (les écoles) hostile à une reprise à partir du 11 mai. Pour des raisons de sécurité. Ce qui peut se comprendre, mais tout de même… Ils sont déjà prêts, nos syndicalistes à déclencher un droit de retrait. La solidarité avec les parents ils ne connaissent visiblement pas. Ils sont sûrs eux d’être payés. Ce qui ne sera pas le cas de tous ces professionnels de la restauration, de l’hôtellerie, de la culture, de l’événementiel et de la culture, encore empêchés de reprendre leurs activités qui, eux, ne se posent vraiment pas la question sur leur légitime protection. Ils voudraient bien. Et je ne parle même pas de tous ceux qui, depuis plus de deux mois, sont au contact journalier de leurs patients, salariés et clients. Les premiers sauvent des vies et risquent la leur…Un grand nombre l’ont déjà perdue. Une sacrée nuance!

Ah. J’oubliais. Le chef de l’Etat n’a pas cité une seule fois le nom de son Premier ministre dans son allocution solennelle suivie par 37 millions de nos compatriotes. Un record historique. Un simple oubli ? Sympa! A chacun son tour de mettre les mains dans une citerne de cambouis!

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