« Doudou » et « Nono » s’en vont en guerre!

Ils ont dû manger beaucoup de soupe pendant leur enfance. Vu leur grandeur, ils auraient pu jouer au basket, l’un au sein du STB havrais et l’autre à l’ALM Evreux, les deux clubs phares du basket régional avec leur meilleur ennemi le SPO de Rouen! Ils ont préféré pour l’un la boxe et l’autre le jogging et les…belles voitures (qu’il aime admirer dans les magazines) et surtout depuis des semaines jongler avec les dizaines de milliards d’euros pour sauver la maison France et son éconnomie.

Il n’en faut pas plus, surtout avec la possibilité de différences d’appréciations entre le chef d’Etat et son Premier ministre, sur certains sujets, pour que quelques bruits de couloirs alimentent le microcosme médiatique et les rédactions parisiennes. Le « Doudou » havrais serait peut-être tenté à l’automne par un retour au bercail sur le littoral. Au pays des tripes salées. Il n’attendra pas un hypothétique renvoi. Et comme les éventuels nominés crédibles ne courent pas les rues autour de la…voie impossible ou sans issue de Matignon, (la dernière marche avant le perron de l’Elysée) le nom de Bruno Le Maire, revient avec une certaine insistance depuis quelques jours.

C’est vrai que le « Nono » comme le « Doudou » se démènent…sans compter (une expression, mal choisie, je le reconnais)) pour sauver notre économie bien malmenée. Entre les fleurons industriels comme Renault, Air-France et les restaurateurs et hôteliers, qu’il faut sauver de la faillite…la tâche est lourde.

Il y a même des mauvaises langues qui vont jusqu’à surnommer le patron de Bercy, qui depuis plusieurs mois défend des positions plus sociales, « Bruno le gaucho ». C’est dire. Les gens sont vraiment méchants. Er en opposition, le « Doudou » serait davantage porté pour une orthodoxie plutôt teintée à droite. D’où ces possibles bisbilles à la tête de l’exécutif.

Ce n’est pas pour rien que Bruno le Maire a fait ses armes politiques aux côtés de Dominique de Villepin à Matignon. Jusqu’à bien aimer la pomme, chère à l’ancien président, Jacques Chirac. « Plutôt la sienne », s’amusent à railler ses détracteurs. L’enfer du quotidien de Matignon, il connaît bien l’ancien député de l’Eure, pour l’avoir connu dans la réplique de crises diverses et variées(la diplomatique entre la France et les Etats-Unis au sujet de la guerre en Irak), les émeutes de banlieues, le CPE. Il a aussi essuyé en tant que ministre de l’Agriculture plusieurs jacqueries au niveau des éleveurs. Un milieu qu’il a su apprivoiser alors qu’à ses débuts dans le poste, on ne l’imaginait pas forcément taillé pour tâter le cul des vaches et calmer la colère régulière des agriculteurs.

Ses collaborateurs avancent qu’il n’a jamais été aussi bon que dans les tourmentes et d’adversité. On peut dire qu’il est servi entre les Gilets jaunes, les retraites et le covid 19. Sur un plateau royal pour faire marcher la planche à billets.

Il semblerait que l’Elysée ait un regard désormais plus indulgent et bienveillant qu’il y a plusieurs mois sur son grand argentier, car il ne mène finalement pas mal sa barque, le grand « Nono », en prenant également beaucoup de lumière médiatique. Trop ? Ce qui n’est pas forcément bien perçu par l’hôtel de Matignon, lui bien ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour sauver le navire France! Et qui lui n’a jamais pris sa carte politique macroniste comme son possible rival de l’Eure, considéré comme « un sale traitre » par ses anciens amis républicains d’Evreux et de l’Eure. Ca balance pas mal du côté des berges de l’Iton, une rivière pourtant si paisible du côté du chef-lieu du département! Et découverte en plus côté hôtel de ville. Un édifice que n’a jamais lorgné le patron de Bercy. Trop modeste pour sa taille et ses ambitions autres que locales. Il s’est d’ailleurs offert un galop d’entrainement en se lançant sans succès aux Régionales, alors limitées aux seuls départements haut-normands puis dans la bataille de la présidence des Républicains où il fit un score très honorable face à Nicolas Sarkozy, avant de s’effondrer dans la bataille de l’investiture de la droite à la dernière présidentielle. Il rebondit bien le… »Nono »! Comme un basketteur qu’il n’est pas.

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