Serment d’Hippocrate ou…sermon d’hypocrite ? Et une « casserolade sauce Mélenchon » le 1 er mai!

Et dire qu’un grand nombre de nos compatriotes ne juraient, il y a quelques jours, que par un déconfinement rapide et presque total. Ce qui aurait été totalement irresponsable. Et plus l’échéance approche à grande vitesse plus l’inquiétude grandit avec en corolaire une défiance toujours plus grande à l’égard du gouvernement. Une question d’habitude.

Les derniers arbitrages vont être rendus au plus tard ce soir ou demain matin avant que le Premier ministre, Edouard Philippe, ne rende son ordonnance sur six thèmes précis devant la représentation nationale mardi après-midi à l’Assemblée nationale. Il appartiendra bien sûr au chef de l’Etat de prendre les dernières décisions tellement lourdes de conséquences pour lever le flou définitif sur les sujets majeurs tels que la réouverture des établissements scolaires, des commerces habilités dès le 11 mai à reprendre leurs activités à l’arrêt depuis six semaines et surtout sous quelles conditions. Notamment aussi dans le domaine crucial des transports. Pour les uns comme pour les autres. Et avec un maximum de sécurité. Un sacré parcours du combattant sans cesse critiqué alors qu’il n’est pas encore dévoilé. C’est vrai que l’on avance…masqué en attendant la grande délivrance!

En attendant le fumée blanche, l’opposition continue de s’opposer. Le plus souvent dans la même cacophonie que celle du gouvernement et avec une certaine mauvaise foi le plus souvent. Avec toujours les mêmes bateleurs de foire aux premiers rangs desquels s’illustrent les sénateurs républicains et leur grand sachem, Gérard Larcher. Plus prompt à décrocher ses flèches toujours dans la même direction qu’à esquisser des solutions. Bonnes ou mauvaises, il arrive que ses collègues députés républicains, fassent des propositions, souvent très changeantes en fonction du vent et des inquiétudes de l’opinion. Laur patron, Damien Abad, ancien président du Département de l’Ain est davantage favorable à un déconfinement par département alors que d’autres, il y a encore peu prônaient une « libération » plus régionale. Mais elles ont le mérite d’exister et d’être entendues. Sinon forcément toujours écoutées. Les camps minoritaires, selon une bonne habitude, ont forcément tort. Et curieusement certains ont déjà annoncé la couleur! Ce qui là, non plus, n’est pas une surprise.

Comment ne pas s’esclaffer devant l’attitude frondeuse d’une douzaine de députés en marche…à reculons qui maintenant demandent un ajournement d’une journée du vote de l’Assemblée nationale pour cause de précipitation. « C’est trop tôt, qu’on nous laisse 24 ou 48 heures pour nous décider » dénoncent-ils en réclamant un report de ce vote, qui, de toute façon et ce quelque soit son issue ne portera pas à conséquence à savoir qu’il ne peut pas conduire à la moindre censure du gouvernement et donc à sa chute, même si une majorité rejette ce plan de déconfinement. L’aile gauche de LaREM est surtout préoccupée par le sujet du « tracking » qu’ils jugent liberticide. Il leur faudrait donc au moins une journée supplémentaire pour réfléchir et voter. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui a clairement signifié qu’il ne voterait pas de toute façon ces propositions gouvernementales. Par principe de toute évidence. Sa camarade de jeu, Marine Le Pen, emboîte bien sûr le pas. Les députés républicains n’ont pas encore rendu leur sentence. Le pouce levé ou couché. Normal pour une arène où il ne manque pas des « grands fauves » ou réputés tels.

En attendant, le leader de la France insoumise qui parle « d’imposture » a invité à une « casselorade » avec non pas tambours et trompettes, mais avec des casseroles sur les balcons le vendredi 1 et mai prochain pour manifester leur opposition et aussi leur dépit de ne pas défiler en cette journée du Travail. Du grand guignol avec ou sans clochettes de muguet. On peut préférer et de loin les applaudissements de 20 heures.

C’est aussi probablement une coïncidence si les principaux opposants (autres que politiques) à cette esquisse de déconfinement programmé, ne sont autres que les habituels pourfendeurs du pouvoir. En premier lieux les syndicats d’enseignants et des transports publics qui se disent inquiets pour leur santé avec cette reprise forcément sujette à caution puisqu’elle émane du gouvernement et surtout du locataire de l’Elysée. Ce qui pourrait être totalement légitime, en raison des incertitudes, mais comme toujours, la politique chez eux prend le dessus. Comme chez trop de savants professeurs de médecine transformés en éminents politologues qui ne cessent depuis le démarrage de la crise de se contredire sur les plateaux de télévision. Quand le serment d’Hippocrate se transforme en sermon d’hypocrite!

L’opération « Overlord » du déconfinement ne fera encore probablement qu’une majorité de mécontents.

Pour beaucoup au nom d’une idéologie absurde. Celle d’un pouvoir forcément incompétent et coupable de tous les maux. Le même qui au passage a fait le choix de placer sous perfusion à hauteur de 130 milliards d’euros pour sauver du désastre, quantité de petites, moyennes et grandes entreprises et professions, et par voie de conséquence des millions de salariés loin d’êtres considérés comme des privilégiés comme les professionnels de la grève, les pilotes d’Air-France, qui ne manquent jamais d’air pour jouer les malheureux.

Combien de politiques politiciens n’espèrent qu’un chose: l’échec de cette phase de déconfinement si compliquée à mettre en place! Peu importe l’intérêt général…

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