Liberté, responsabilité, île de Beauté et…cigarette condamnée!

Ma maîtresse d’école m’a refusé la porte ce matin de ma classe. Et pourtant comme des millions d’élèves, je comptais bien effectuer ma rentrée scolaire pour ce D.Day avant l’heure. Prétextant qu’à mon âge je n’avais plus d’espoir de progresser et que je n’étais pas prioritaire. Ce n’est pas faux. Alors je suis reparti dans le plus profond des désarrois respirer le bon air des commerces enfin rouverts. Un grand bonheur si simple et tellement de curiosité de vivre un jour historique.

Avec quand même la gueule de bois après l’annonce du président de l’exécutif corse, Gilles Siméoni. Un vrai bandit manchot que cet homme-là qui joue à la roulette comme au casino après avoir brandi la menace de contraindre les « continentaux » à passer un test médical avant de valider leur « green pass » pour pouvoir pénétrer sur l’Ile de Beauté. Une entrave inacceptable à la liberté de circulation qui, de toute façon, n’a pas la moindre chance d’être validée par le conseil constitutionnel. Il ne manquerait plus maintenant que des élus aient le droit de décider de ceux qui ont le droit de venir en Corse. Une totale irresponsabilité qui très vite a suscité des commentaires outragés d’une partie des hommes politiques de l’île de Beauté et des milieux économiques désireux de sauver les meubles d’une saison très mal engagée. Un drame pour un territoire béni des dieux ne vivant ou presque que grâce au tourisme et à ses centaines de milliers de visiteurs continentaux et étrangers.

Les insulaires et pas seulement les Corses sont vraiment des gens extraordinaires. Il fallait entendre hier aussi quelques résidants secondaires en confinement depuis deux mois à l’île de Ré, qui, à l’heure de boucler leurs valises, faisaient grise mine à l’idée de revenir plus particulièrement dans la capitale qu’ils avaient fuit dès les premières heures. De nuit même pour échapper aux « radars », quelques instants après l’annonce du confinement par le chef de l’Etat. « Chérie, dépêches-toi de faire les valises. On file à Ars ou la Flotte-en-Ré ».

Il est vrai qu’ils ont connu une sale période de réclusion, pas plus forcée que criminelle, certes. Les autorités n’avaient pourtant pas rouvert le célèbre bagne situé dans la citadelle de Saint-Martin-en-Ré, ancien point de ralliement pour tous les détenus condamnés aux travaux forcés à destination de Cayenne jusqu’en 1938. Les deux cités sont d’ailleurs restées jumelées.

Il y avait quand même de quoi se marrer devant ces réactions de dépit un tantinet indécentes par ces heureux privilégiés regagnant leur deux pièces mansardées. Des bobos peut-être habitant davantage les beaux quartiers que les banlieues défavorisées. Avec l’appréhension d’une reprise probablement pas dans les pires conditions. Un peu de retenue, Messieurs et mesdames les damnés de la terre! Alors que des Franciliens, entre autres, se sont frottés dès les premières heures de la matinée, c’est le cas de le dire, à la durée réalité des transports en sous-sol. Pas franchement une mélodie souriante.

Sans risque de se tromper, hélas, Il va pleuvoir, à l’image du temps, des seaux de polémiques où l’on parlera bien sûr plus des ratés que des réussites de cette première journée historique. La dernière en période de confinement, je ne vous étonnerai pas, a concerné notre porte-parole du gouvernement attaquée une fois encore, non pas pour ses propos (et pourtant les journalistes ont tout fait pour essayer de la faire aller à la faute) mais pour avoir été filmée à son insu la cigarette au bec, dans son bureau ministériel (ce qui certes n’est pas bien) quelques minutes avant son passage en direct. Des images un peu volées, tout de même. Heureusement encore qu’ils ne l’ont pas suivie jusqu’aux toilettes. Elle ne méritait pas, pour une fois, pareils tirs nourris. Il ne faudrait pas au final qu’elle se retrouve en situation de victimisation. Même si fumer tue…Contrairement au ridicule qui a peut-être franchi dès minuit le seuil de nombre de salons de coiffure de province et de Paris qui ont fait le plein de… »blaireaux » tellement pressés de se faire coiffer!

PS: Ils sont très chauds les habitants de l’Hérault. Quelques jours seulement après une intervention de patrouilles de gendarmes alertés sur la présence de deux couples à quelques centaines de mètres de distance en plein confinement et surtout ébats dans leur voiture, c’est cette fois-ci sur la plage du « Grand Travers » à la …Grande Motte (cela ne s’invente pas) très prisée des Montpellierains qu’un nouveau couple a été surpris en pleine action. Ca devait être plus confortable. Une hypothèse bien sûr car je n’ai pas de vécu et de comparaisons et je m’en excuse, dans ce domaine! C’est tout de même plus drôle que la mise en cause pour agression sexuelle de l’apôtre du Frexit, et Monsieur 1 % aux présidentielles, François Asselineau, qui se serait rendu coupable de gestes et propos très déplacés sur son jeune proche collaborateur lui servant d’attaché de presse et de chauffeur! Encore un écart possible de conduite à déplorer.

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