Des saints…sans poitrine, une vieille lune et une ancienne ministre « verte » bien confinée!

Faudra-t-il l’année prochaine rajouter un saint aux trois saints de glace existant depuis des siècles, du 11 au 13 mai. A rajouter aux vénérables saints Mamert, Pancrace et aujourd’hui Servais. Un trio qui pourrait se voir rejoint par un quatrième: Saint-Martin. Non pas celui de l’unique petit-fils de Jacques Chirac, mais bien celui donné au canal du même nom de Paris. Un peu d’histoire tout d’abord avec cet illustre site devenu très bobo, construit au début du XIX e siècle, destiné à son origine à l’alimentation en eau de la capitale. Aussi célèbre pour ses passerelles dont l’une servit par la magie du cinéma à l’une des scènes cultes d’un classique de Marcel Carné « Hôtel du Nord » et de la fameuse réplique d’Arletty « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ». En flânant aussi sur les quatre kilomètres du parcours on peut pousser la balade jusqu’à l’emplacement de l’ancien terrible Gibet de Montfaucon qui fonctionna pendant plus de cinq siècles de notre histoire. Si proche et c’est bien une coïncidence avec le siège du Colonel-Fabien du PCF. N’y voyez pas là une quelconque once de malice! Surtout que dans une livraison plus matinale je m’étais lamentablement planté en écrivant gibier et non gibet. Pan sur le bec. Et encore merci à mon « ange gardienne » préférée d’Evreux que je devrais engager comme correctrice pour une écriture plus sûre à quatre mains. C’est quand tu veux!

Un fameux canal donc, avec une focale spéciale des médias qui nous ont vanté le charme à longueur d’antenne et surtout les excès et débordements des deux premiers jours du déconfinement avec tous ces rassemblements, notamment de jeunes fêtant une drôle de Libération. Il ne manquait que les G.I américains! Surtout celle des coiffeurs, d’ailleurs, dont le carnet de rendez-vous est bien rempli jusqu’à la fin du mois de mai.

Pour en revenir à nos saints de glace, je ne peux que me souvenir de l’une mes plus belles bourdes orthographiques liée à un probable phantasme après avoir vu surtout Mireille Darc et son compagnon d’alors, Alain Delon, dans le films « Les seins de glace ». J’avais alors fait une énorme bourde pour laquelle je méritais l’excommunication avec ce que vous avez bien compris. Il ne faut effectivement pas confondre les seins de Mireille avec d’autres saints plus religieux. Ca doit bien faire une petite trentaine d’années mais ça m’a bien marqué! Vous imaginez la honte. Les correcteurs orthographiques n’existaient pas encore. Et c’était tellement gros (pas la poitrine de Mireille) que ça pouvait passer! Et encore plus, maintenant hélas en dépit de moyens beaucoup plus modernes…

Les saints de glace d’aujourd’hui me font moins rire surtout qu’ils n’ont pas changé question météo avec une température très fraîche. Une chance finalement pour ces premiers jours de déconfinement. Mais qu’est-ce qu’ils nous ont « bassiné » les médias pendant deux jours avec ces images en direct du canal Saint-Martin, l’épicentre de l’actualité nationale. Ces débordements abondamment filmés et surmédiatisés ne risquent pas de favoriser la réouverture des jardins et parcs parisiens. Au grand dam de sa maire, Anne Hidalgo, qui n’a pas caché par ailleurs sa large préférence pour l’organisation du second tour des municipales en juin plutôt qu’en octobre. Elle aurait tout à y gagner, c’est une évidence. Comme d’autres.

Franchement, si le professeur Raoult, où l’un de ses collègues, avaient pu sortir un vaccin pendant ces deux mois pour nous offrir un antidote contre cette overdose médiatique de plus en plus insupportable et lamentable dans une surenchère obscène au catastrophisme et aux fausses informations. Très éloignée de celle pratiquée en très forte majorité par la presse internationale. Mais que je subis hélas de mon total plein gré. Sans résister. Et je n’en suis pas très fier. Avec une totale mauvaise foi, car ce n’est pas de ma faute, docteur. Il faut bien que je suive l’actualité pour me « cultiver » pour le plus grand bonheur ou malheur de mes lecteurs et lectrices.

Voyez hier, pour éviter le sujet bateau et rengaine des masques, le best-seller de la décennie, les chaines d’infos nous ont ressorti pour sortir de la crise économique le vieux totem à plumes de l’impôt sur la fortune. Et surtout de son retour éventuel pour soulager les caisses vides de l’Etat. Et c’est reparti pour de nouvelles pièces sonnantes et trébuchantes dans le « nourrain ». Tout aussi insupportable et une fausse bonne idée d’un point de vue comptable vu ce qu’il rapporte. Mais certains, principalement à gauche, ne sont-ils pas attachés à cette vieille lune: faire payer les riches. N’existe-t-il pas d’autres solutions que de remettre au gout du jour cette contribution de l’ISF remplacé par l’IFI dont le différentiel pour les caisses de l’Etat ne pèse pas très lourd. Une goutte d’eau dans un océan d’endettement jamais vu. Le gouvernement se tirerait une nouvelle balle dans la pied en revenant sur cette réformette en terme comptable mais tellement symbolique.

L’actualité, hélas, nous a donné l’occasion de revoir ou plutôt d’entendre une ancienne figure de la politique nationale, Dominique Voynet, retirée de ce monde depuis des années. On l’a retrouvée dans l’Océan indien puisque installée depuis seulement janvier 2020 comme directrice de l’Agence régionale de santé de Mayotte, le seul département français encore confiné. L’ex-patronne des « verts » députée et ministre, médecin de profession, ne s’attendait probablement pas à refaire parler d’elle, bien malgré elle, si loin de la métropole, dans cette ARS, qui auparavant n’était pas une vraie structure indépendante mais rattachée à la Réunion. Bon courage Mme la Directrice!

PS: La presse quotidienne nationale n’est pas sortie aujourd’hui pour cause d’une nouvelle grève. Cela faisait longtemps! C’est vrai que son état de santé le lui permet…Désolant et déprimant. Et là ce n’est pas de la faute des journalistes. C’est d’ailleurs rarement le cas. Et je suis bien placé pour avoir vécu une multiplication de grèves provoquées par les ouvriers du livre CGT (les pires fossoyeurs avec les dockers) au sein du quotidien régional « Paris-Normandie » qui déjà à l’époque, n’en avait vraiment pas besoin.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :