Un destin à la Pompidou pour… »Doudou », le « Père fouettard » du déconfinement ?

Il tient bon la baraque notre Premier ministre havrais. En raison des incertitudes du lendemain, on se gardera bien d’ajouter qu’il a pour autant la patate comme on dit autour des célèbres baraques à frites dans le Nord. Encore que ? Le dernier baromètre de popularité publié aujourd’hui par Paris-Match, est plutôt très flatteur et synonyme d’espoir. Pour preuve son envolée dans ce sondage où il laisse sur place le chef de l’Etat avec 9 points d’avance. Un écart qui commence à être conséquent alors que les Français, d’une façon générale, ne sont pas rassurés, loin s’en faut, de la gestion de la crise par l’exécutif. Reste que le locataire de Matignon au discours de vérité, est épargné et même plébiscité avec un score de 57 % de confiance des personnes sondées. Un classement le laissant en seconde position derrière le numéro un et chouchou perpétuel (on se demande bien pourquoi ?) des médias, Nicolas Hulot. L’écolo aux six plus ou moins grosses cylindrées. L’autre ministre normand, Bruno Le Maire, stable dans le top 5, reste à 49 % comme l’ancien président, Nicolas Sarkozy. Il faut aller jusqu’à fin du top 50 pour retrouver à égalité avec Sibeth Ndiaye, le troisième ministre normand, Sébastien Lecornu!

Cette enquête d’opinion a de quoi redonner du baume au cœur de l’ancien maire du Havre, de plus en plus en considéré comme un possible candidat à l’Elysée à échéance totalement inconnue pour connaître, qui sait, un destin à la Georges Pompidou, écarté après les événements de mai 1968 et de retour au premier plan un an plus tard pour reprendre le flambeau du général de Gaulle démissionnaire après l’échec du référendum.

Le « taulier », ou le « Père fouettard » du déconfinement comme s’amusent à le surnommer certains éditorialistes, voire un « homme d’Etat à l’accent churchillien à la dégaine du général de Gaulle » pour d’autres, a su, dit-on encore, « séduire les Gaulois réfractaires ». « Humble et rassurant » pour un autre éditorialiste de gauche, il pourrait être amené à déborder un peu plus d’ambition même si l’intéressé s’en défend en toute loyauté à l’égard de son patron qui hésitera probablement à s’en débarrasser dans les mois à venir, avec une telle popularité. Qui commence à l’éloigner dangereusement de la sienne. Ce qui augure peut-être de nouvelles « incompréhensions » à l’image de celle qu’avait connu le couple Sarkozy-Fillon! Le « collaborateur » sarthois est finalement resté jusqu’au bout du quinquennat après avoir été menacé un an avant l’échéance finale par un possible remplaçant nommé Jean-Louis Borloo.

L’inconnue est également liée au sort que l’électorat havrais réservera à son ancien maire. Il se dit en effet de plus en plus dans les couloirs du pouvoir que le second tour des municipales pourrait avoir finalement lieu fin juin. D’un commun accord cette fois-ci entre les deux hommes. Ce qui signifierait que les deux premières semaines de déconfinement seraient encourageantes pour les français et par voie de conséquence pour Edouard Philippe. Et lorsqu’on y ajoute son regain indéniable de popularité (un bonus de 14 points en deux mois)et une belle « connerie locale » de son challenger, Jean-Paul Lecoq. Le député communiste soutient sans broncher et par solidarité obligée ses camarades cégétistes de Renault-Sandouville, coupables avec la complicité de la Justice, d’avoir bloqué la réouverture de l’usine employant près de deux mille salariés, qui certes ne sont pas tous électeurs dans la cité de la Porte Océane. On peut imaginer en effet que les clignotants pourraient être encore plus au vert que le 15 mars dernier où il avait fait un score très honnête vu les circonstances et le taux d’abstention.

Un calendrier (dont le moindre mérite serait de conserver le résultat du premier tour) probablement très favorable aussi pour les maires sortants encore non réélus qui ont bien mouillé le maillot avec leurs équipes pendant toute la durée du confinement en multipliant des actions en direction de leurs administrés et électeurs. Ce qui est vrai notamment à Evreux, où Guy Lefrand, le premier magistrat, urgentiste de profession, un indéniable atout supplémentaire, a occupé avec efficacité (l’avenir électoral le dira!) le terrain et pas seulement médiatique à l’image de maires de plus grande taille pas encore réélus.

Comme par exemple « Notre-Drame » de Paris, Anne Hidalgo, en bonne position pour être réélue, qui n’a pas caché hier sa préférence pour un second tour dès la fin juin, si toutes les conditions sanitaires sont bien sûr réunies. Elle y a tout intérêt car le parti du Président n’aurait pas le temps nécessaire pour préparer l’après-Buzyn car on imagine mal l’ancienne ministre de la Santé, totalement discréditée, retourner à la bataille de Paris!

PS: il faudra désormais parler de Covid 19 au féminin! Ainsi en ont décidé les « Immortels » de l’Académie française. Les « hommes en habit vert » n’aimeraient-il pas les femmes? Et pourtant la docte assemblée d’érudits ne compte-t-elle pas dans ses rangs Valéry Giscard d’Estaing! C’est fou: ils ont attendu quatre mois pour s’apercevoir que ce maudit virus était d’appellation féminine. Mes hommages Mme la covid 19! Voilà une information qui change totalement notre regard! Vous êtes démasquées mesdames. De toute façon la plupart des catastrophes se conjuguent grammaticalement au féminin, avec, entre autres, la mauvaise foi toujours bien issue elle du beau sexe. C’est quand même bien la preuve…par l’absurde! Sans rancune. C’était pour rire.

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