Ca fait débat: halte au confinement démocratique!

Ca va à nouveau faire débat et même au sein des couples dans les prochains jours. Où les discussions sont parfois très contradictoires et même parfois très passionnées sur le sujet! L’exécutif, à la lumière de l’avis consultatif de la fameuse instance médicale et scientifique, donnera selon toute probabilité son feu vert à l’organisation du scrutin municipal du second tour des municipales, fin juin. A partir du moment où nos compatriotes vont pouvoir profiter au moins de leurs vacances dans l’hexagone et sur nos territoires et d’un retour presque à la normale au moins dans le… »vert pays », à l’exception de l’Ile de France, la Bourgogne-Franche Comté, les Hauts-de-France et le Grand Est, il y avait lieu d’imaginer un certain assouplissement. Sauf nouvelles contraintes. Et pourquoi pas ne pas espérer que le feu repasse au vert d’ici à cette échéance!

Favorable au vote du 15 mars dernier, je n’ai pas changé d’avis pendant ces deux mois d’apnée en confinement. Bien au contraire à partir du moment où les obstacles sanitaires (prioritaires) ont été en grande partie levés. Ce qui ne veut pas dire pour autant que tout est gagné. Loin s’en faut. Mais comment pourrait-t-on, empêcher ceux et celles qui sont encore appelés à se déplacer à les priver de leur vote dans un délai raisonnable. Sans qui plus est jeter aux poubelles le scrutin de mars. Ce qui provoquerait tout de même une sacrée rupture d’égalité. Si la solution d’octobre ou mars 2021 avait été choisie (elle peut toujours l’être) il y aurait donc deux sortes de citoyens, ceux ayant élu leur maire et tous les autres qui se seraient déplacés pour rien et dont ne tiendrait pas compte du vote. On me rétorquera, non sans raison aussi, que seulement 40 à 45 % des électeurs ont bravé les craintes et inquiétudes pour remplir leur devoir électoral. Oui. Peut-être, mais crie-t-on au scandale lorsque ce taux de participation est quasiment similaire, hélas, pour les Européennes. Et là il n’y avait de problème de gestes barrières et du port du masque! Et de risques encourus.

Les nouvelles équipes élues en mars dans les 30.000 communes (sur 35.000) vont s’installer dans un délai d’une semaine. Il est plus que temps d’offrir la possibilité aux maires et présidents des plus grandes villes et agglos d’en faire de même. Pour une raison essentielle à mes yeux: permettre à ces mairies et intercommunalités (encore environ 85 % sur l’ensemble du territoire) à se lancer dans des programmes d’investissements. Si nécessaires à la relance économique. Un autre combat à gagner. Et pas le plus facile. Les maires et les élus d’une trentaine de collectivités parmi les plus importantes de notre pays ne s’y sont pas trompés en publiant une tribune ce dimanche dans le J.D.D allant dans ce sens. Le bon! Bravo donc à ce courant traversé d’une même nage par des personnalités de tout l’échiquier politique (à l’exception bien sûr, comme toujours des partis des extrêmes): Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Christian Estrosi, Nicolas Florian (Bordeaux) les deux anciens ministres socialistes maires de Dijon et du Mans,, François Rebsamem, Stéphane le Foll, la marseillaise Martine Vassal, le stéphanois Gaël Perdriau. Un beau championnat de France de football qu’un ancien club de la Ligue 1, Le Mans, voudrait bien jouer!

On me rétorquera aussi que ce scrutin n’est absolument pas la prioritaire dans la tête de nos compatriotes. Ce qui n’est pas faux. Et la reprise économique, elle n’est pas prioritaire ? Qu’il me soit permis de tenter de rassurer-ils et elles se reconnaitront-ceux qui qui crient déjà avec les loups. Comment peut-t-on faire encore campagne dans ce contexte de gestes barrières et de crainte toujours bien réelle ? Je suis prêt à parier que ce petit mois de campagne se trouvera réduit un peu partout à sa plus simple expression: sans permanence et pas davantage de distribution de documents électoraux (ou si peu) et de réunions publiques. Pour des raisons toutes aussi évidentes: le coût financier d’une telle débauche d’argent qui serait très mal perçue et à juste titre par l’opinion. Trois semaines pour convaincre, reconvaincre dans d’autres conditions. Le pari est tout de même jouable, non ?

PS: il ne faut pas crier victoire, mais la Normandie une et indivisible est la seule région de..la métropole à ne pas avoir connu depuis le déconfinement la moindre apparition de foyer d’épidémie, le fameux cluster. Pourvu que ca dure. Restons néanmoins modestes nous normands. Contrairement à nos amis corses, autre seule région française à bénéficier de ce sort heureux mais toujours très aléatoire sur la durée! Une destination de rêve pour tout un chacun et chacune. A l’exception peut-être des footballeurs havrais, volés à Ajaccio d’un possible retour en Ligue I il n’y a pas si longtemps. Une performance en revanche réalisée par les filles du HAC promues pour la première fois aux côtés des grandes équipes lyonnaise et parisienne avec leur entraîneur et ancien pro du HAC de la belle époque, Thierry Uvenard. Présent sur un tout autre puisque colistier du Premier ministre, Edouard Philippe, dont l’équipe devrait reprendre le chemin des urnes fin juin. Pour une seconde victoire ? Même les « non footeux »n’y verront pas d’inconvénient majeur. Enfin chez les supporters de « Doudou ».

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