Des « héros » sans euro et un nouveau front très populiste!

Après la mascarade des masques, celle des primes covid-19 offertes aux personnels soignants fait débat et suscite déjà de fortes controverses et polémiques. Au pays des râleurs professionnels, voilà un nouveau sujet de discorde nationale. Il faut honnêtement reconnaitre que la communication gouvernementale n’aide pas, une fois encore, à une plus grande concorde. Comment aurait-il pu en être autrement alors que visiblement le pouvoir a décidé dans un premier temps de privilégier les personnels soignants hospitaliers, fonctionnaires d’Etat (même chose pour le EhPAD) alors que le secteur privé, tant pour les cliniques que les médecins et infirmier(e)s libéraux ne va pas bénéficier de cette répartition plus ou moins généreuse en fonction de critères sujets aussi à beaucoup d’interrogations.

Les organisations syndicales des deux professions, entres autres, ont déjà montré leurs muscles en parlant de distribution inéquitable et ce d’autant plus qu’elle sera plus importante dans les quatre régions les plus touchées. « Il y aura des héros sans le moindre euro et c’est inacceptable. « Pourquoi deux poids deux mesures », s’interrogent leurs porte-parole. « Déjà que l’on s’est foutu de la g…de nos personnels avec cette histoire de breloques ».

Il est probable qu’il sera délicat d’anesthésier leur colère! Il n’est pas non plus assuré qu’ils soient très nombreux pour battre le pavé lors des festivités du 14 juillet où toutes ces professions se trouveront à juste titre honorées.

Est-ce les fortes températures, j’ai bien peur en revanche que plusieurs organisations syndicales de l’Education nationale aient pris un terrible coup de soleil. Qui ait occasionné de sérieuses lésions sur leurs facultés pourtant très fortes d’ordinaire. Ne voilà-t-il pas, pour le moment (prudence!)) que ces professionnels souvent grincheux et réfractaires, aient bien accueilli sans gronder …la prime de 1.000 euros promise aux personnels enseignants qui pendant le confinement ont assuré des cours en classes pour les enfants des personnels sur le front dans les hôpitaux. Incroyable mais vrai.

Incroyable mais tous aussi vrai, et qui pourrait prêter à sourire! L’engagement de plus en plus voyant d’un des philosophes les plus hostiles, depuis le début, au chef de l’Etat, qu’il traîne dans la boue avec un plus grand appétit depuis la crise des Gilets jaunes. L’écrivain caennais qui se surpasse toujours dans l’invective, souvent très déplacée, se lance désormais dans la presse (bon courage!) en lançant au mois de juin une revue au titre évocateur « Front populaire » « au ton volontairement souverainiste de droite et de gauche avec des gens qui croient ou pas au ciel » avec des signatures d’enseignants, anciens élus et…Gilets jaunes (tiens, tiens). Un média pour l’après Covid-19 et une belle équipe populiste en formation pour un futur combat présidentiel ? Pour porter pourquoi pas à la candidature un nom qui était inconnu il y a encore quatre mois auprès du grand public. Une pointure dans son domaine en la personne de l’illustre professeur marseillais, Didier Raoult, qui va rejoindre la rédaction de cette publication. Et si on retrouvait ces deux noms pour un combat autre que philosophique et médical ? Quel bel attelage futur pour l’Elysée et Matignon! Il faut mieux en rire plutôt que d’en pleurer demain. C’est à peine une plaisanterie. Je prépare d’ores et déjà mes bagages pour l’exil. En attendant, je parierai bien un euro symbolique sur un prochain sondage pour lancer « pour voir », une belle « savonnette » marseillaise très médiatique, non pas au goût d’anis bien soluble néanmoins dans le populisme.

Ce qui est tout de même très drôle, car l’iconoclaste et barde marseillais au look d’enfer n’est pas loin de ressembler finalement à ses grands collègues mandarins parisiens qu’il déteste et qui le lui rendent bien. Sa dernière sortie ne va pas arranger les « bidons » de chloroquine avec ses confrères parisiens avec qui le match non pas en short, mais bien en blouse, se poursuit. Ne s’est-il pas gaussé que le taux de mortalité dans les hôpitaux ait été cinq fois supérieure dans la capitale que dans sa bonne ville. Un championnat des plus grotesques.

Il fait toujours meilleur du côté de la Canebière, du Vieux-Port et de la Bonne-Mère. Allez l’OM, mais là, il ne s’agit que du ballon rond où les primes de match sont à des années lumières de celles que recevront nos « héros »! Encore que du côté égo et mégalo, les mandarins, qu’ils soient parisiens ou marseillais, n’ont rien à envier aux footballeurs.

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