Un accent belge, deux fois, pour sauver de la fermeture « Paris-Normandie »?

La presse du « plat pays » belge s’intéresse de très près à l’avenir en pointillés du quotidien rouennais « Paris-Normandie » une nouvelle fois en règlement judiciaire et en attente d’un ultime sauveur dans les deux prochaines semaines cruciales pour l’avenir de ses deux-cent-cinq cinquante salariés. Soumis au régime de la douche écossaise depuis une dizaine d’années. Le confinement a donné un coup de grâce avec une baisse de 90 % de sa publicité et encore très conséquente pour sa diffusion, déjà trop faible pour survivre.

Il appartiendra au tribunal de commerce de Rouen, de valider ou non l’une des trois propositions de rachat, dont deux viennent de Belgique, dont celle émanant du puissant groupe Rossel, déjà propriétaire des quotidiens régionaux, « La Voix du Nord », fief du bastion lillois de Martine Aubry et du « Courrier picard » autre titre important de la Région des Hauts de France, limitrophe de la Normandie.

Le premier quotidien français, Ouest-France, régulièrement cité pour jouer les sauveurs d’un « canard boiteux »ne s’est pas fait connaître pour la reprise du titre issu comme la quasi totalité de ses collègues, de la Libération. Une belle histoire d’un ancien grand journal tombé dans les abymes. Il reste surtout à souhaiter que la proposition de reprise tienne la route. Principalement autour de la préservation d’un maximum d’emplois. Ce qui n’a pas toujours été le cas dans un avenir pas très éloigné.

Jusqu’à preuve du contraire, un quotidien régional déjà en sursis depuis des années ne peut guère espérer redresser la barre en cas de forte tempête s’il ferme une partie non négligeable de ses agences. Ce qui a été le cas pour « Paris-Normandie » (encore non paru aujourd’hui samedi) au cours de la dernière décennie. La suppression pour des raisons absolues économiques de plusieurs locales et par voie de conséquence des regroupements de rédactions, a eu des effets dévastateurs et au final mortels. le journalisme en région ne s’est jamais « pratiqué » à distance de vingt ou trente kilomètres, même si les moyens de communication se sont considérablement développés. Mais la bonne pêche de l’info sur le terrain et surtout les contacts humains et de confiance ne font pas bon ménage avec la…distanciation sociale! Le portable et le télétravail de ces deux derniers mois particuliers ont leurs limites!

En attendant, bon courage à mes anciens collègues (il reste encore quelques rares rescapés) depuis mon départ il y a presque vingt ans. Ils étaient alors jeunes et débordants d’espoirs en découvrant pour la plupart d’entre eux ce beau métier d’informateur de la presse écrite, qui, elle aussi a pris un sacré coup de vieux…Points de suspension d’une profession qui n’est vraiment plus la même que celle connue par mes glorieux aînés eurois, Yves, Rémi, Daniel, Elisabeth, Catherine et les autres. Sans apparition à l’écran d’ordinateur de Michel Piccoli, un « grand » disparu il y a quelques jours dans sa résidence de l’Eure où il se faisait discret depuis une quarantaine d’années, ni Romy Schneider et Claude Sautet. Hélas! Point d’exclamation teinté de forts regrets. Point final.

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