Le mégaphone, nouvel instrument de la campagne électorale…et un maire « félin » comme un Darmanin aux dents longues!

Un petit tour de chauffe télévisé ne fait pas de mal, même si les deux ne pèsent pas le même poids cathodique. L’un multiplie ses passages. Souvent de très longues minutes, voire des heures. Pour présenter une météo souvent à fortes tempêtes! Le second doit se contenter de quelques miettes, mais des miettes tout de même sympas. A des heures de grande écoute. Notamment dans les JT de France 3 et de la Une, cette semaine. La consécration pour le challenger havrais du Premier ministre, qui lui ne fait pas le mélange des genres lorsqu’il s’agit de parler dans la petite lucarne à ses compatriotes et non pas à ses anciens administrés qu’il espère bien néanmoins retrouver.

En attendant, Jean-Paul Lecoq, la joue à la télé, affable, décontracté et souriant, sans aucune agressivité malsaine en apparence (contrairement à l’image qu’il véhicule au Palais-Bourbon) à l’égard du « tenant du titre » même s’il n’est plus maire. Et surtout sans la moindre pression. Un sérieux atout dans son jeu de cartes de poker menteur. Que risque-t-il en effet dans ce scrutin de second tour? Rien. Sinon une défaite. Cela ne l’empêchera pas de rester député et de continuer à faire de l’opposition politique systématique et en cas de victoire le gain du jackpot: jouer le héros de la gauche et le tombeur du Premier ministre. Ce qui marque dans une carrière politique.

Son prestigieux adversaire, lui, joue en effet une grande partie de sa carrière politique avec ce seul petit tour scrutin. Une défaite et c’est une traversée du désert qui se profile à l’horizon. Adieu Matignon et provisoirement sa bonne ville du Havre. Et beaucoup de coups de téléphone et d’amis en moins! Son mentor, Alain Juppé a connu ça avant de revenir au premier plan. Nous n’en sommes heureusement pas là! Car même s’il traine le boulet de ces derniers mois hautement inflammables, le locataire de Matignon ne s’est jamais aussi bien porté dans les enquêtes d’opinion. La dernière livrée de ce matin dans le JDD lui offre encore deux points supplémentaires d’opinions favorables. Ce sondage lui permet encore un peu plus d’enfoncer le clou dans son match (qui n’en est pas un) avec le chef de l’Etat, qui lui en perd trois nouveaux. Le différentiel ne cesse de croître. Ce qui peut être une assurance tous risques pour ne pas se faire virer. Car Emmanuel Macron n’aurait aucun intérêt à laisser un rival toujours possible en fonction des circonstances, jouer à l’extérieur où les buts marqués comptent double!

L’hypothèse la plus probable reste au jour d’aujourd’hui un départ par la grande porte et sur une belle victoire pour rejoindre au plus vite, sa ville de cœur. Il ne suffira pas en effet d’un mégaphone à son challenger qui a plaisanté sur l’utilisation de ce moyen de communication en raison des gestes barrière, pour haranguer et surtout séduire les électeurs et électrices de la cité maritime gagnée de haute lutte par Antoine Rufenacht il y a vingt-cinq ans . Un tombeur de la gauche communiste et socialiste toujours dans le cœur de la droite locale. Peut-être encore plus depuis quelques semaines.

D’où l’importance de ce vote fin juin qui arrive au meilleur moment pour le Premier ministre. Qui n’a pas de toute évidence la même pratique et dextérité (personne n’est parfait) que Jean-Paul Lecoq dans le maniement de ce porte-voix savamment utilisé par ses camarades dockers et cheminots. Oyez, oyez braves gens, Jean-Paul est dans la rue, rue, rue. Répondit l’écho! Mais pour quel écho au niveau des urnes électroniques ?

En attendant, il en est un qui se place clairement dans la vie d’après. A peine avait-il receint son écharpe tricolore de maire de Tourcoing que le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin,, a « posté » une petite annonce pour une fonction ministérielle plus prestigieuse à Bercy, ça va faire plaisir à son « copain » Bruno Le Maire et mieux encore, Matignon. Au cas où le poste se libérerait. « Je veux peser davantage sur nos choix futurs » vient de déclarer modestement l’un des rares poids lourds du gouvernement et père de la réforme réussie de l’impôt à la source. Cette prise de position bien à son image de jeune bulldozer de 37 ans, sans état d’âme et aux dents longues, risque néanmoins d’être…source de jalousies en interne, après aussi l’exception accordée à ce seul ministre de cumuler pour une période temporaire son maroquin ministériel et son fauteuil de maire à titre bénévole puisqu’il a annoncé son intention de verser ses indemnités de premier magistrat à une association qui lui est chère, la SPA.

Ce gaulliste social, petit-fils d’immigré et fils de femme de ménage (il sait en jouer au niveau électoral) ne masque pas ses intentions et avance ses pions, jamais à pas feutrés comme les chats, mais bien tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Qui n’est pas à ma connaissance une spécialité locale à Tourcoing, seconde ville du Nord en terme de population.

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