A quand un « lâcher de salopes » dans la cour de l’Elysée ? Mais que fait donc la police de Castaner ! Et surtout « Salut l’artiste »…

Ca pourrait être très drôle! Mais au final comment ne pas s’insurger devant pareilles absurdités. Quand le grotesque dépasse les bornes. Le chef de l’Etat devait-il répondre au fantaisiste-comédien Jean-Marie Bigard suite à son coup de gueule forcément imagé sur la non-réouverture immédiate des bars et restos (toujours prévue normalement le 2 juin en zone verte) ? Quid de Paris et des quatre régions toujours marquées au fer rouge? On devrait enfin en savoir plus dans le courant de la semaine avec des demandes revues légitimement à la baisse pour les mesures barrières. Ouf.

Toujours est-il que l’amuseur public bien connu pour ses blagues salaces et son tout aussi célèbre sketch sur le « lâcher de salopes » a vu sa vidéo être suivie par plus de sept millions de personnes sur son compte Instagram. C’est dire son impact! Que l’on peut regretter ou pas. Probablement impacté par ce cri du cœur au « p’tit canon », et un « Ricard sinon rien », le président de la République, comme il aime le faire, lui a téléphoné dans la foulée pour le rassurer sur le calendrier prévu pour la réouverture tant attendue de tous ces lieux de convivialité.

Et ce n’est certainement pas l’un de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy, qui lui jettera la pierre, lui qui l’avait amené dans ses bagages avec sa « Carlita » pour être reçu en audience papale au Vatican!

Il en est une, une pseudo chanteuse d’origine algérienne au joli prénom fleuri » Camélia et de son nom, Jordana, un double emprunt, qui, lors de l’émission de Laurent Ruquier a eu des mots scandaleux pas vraiment fleuris à l’égard des forces de police dans les banlieues accusées « d’être des massacreurs de « gens de couleur ». « J’ai peur de croiser un flic » s’est-t-elle épanchée, la pauvrette, en mal de notoriété. qui doit tout aussi sûrement sortir un album Il s’est quand même trouvé un parlementaire, un ancien marcheur d’origine lui socialiste, et frondeur, Aurélien Taché, député du Val-d’Oise, pour la soutenir. Voilà un beau duo en perspective sur la scène, alors que la chanteuse n’hésite pas à lancer le défi d’un débat télévisé au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui, fort logiquement, a promptement défendu ses hommes et femmes.

S’il est une certitude, c’est bien que le grand disparu du week-end, l’immortel académicien qui était assis aux côtés sous la coupole de Valéry Giscard d’Estaing, Jean-Loup Dabadie, n’aurait jamais écrit pour une telle chanteuse. Quel talent, lui, quelle classe que cet homme de bon goût, accompagnateur des succès des plus grands, tant sur la scène qu’à l’écran, avec ses copains d’abord, Johnny, « Juju » et « sa préférence » et « Femmes je vous aime », Dutronc, Bedos, Yves Robert, Serge Reggiani « c’est moi l’italien » et bien sûr Claude Sautet.

Sans oublier la chanson testamentaire du « Vieux » Jean-Gabin dans « Je sais » enregistrée quelques instants après l’annonce du décès de son grand copain, Francis Blanche, en 1974.

Un poète-écrivain au sourire éclatant qui va donc rejoindre nombre de ses amis partis au paradis. Il avait offert à Michel Polnareff l’un de ses plus grands succès « On ira tous au paradis ». Le Panthéon des très grands avec surtout « César et Rosalie » lui réservera, c’est certain, le meilleur accueil. Ce sont hélas! « Les choses de la vie » doublement atteintes cruellement depuis une semaine! Mais la magie du cinéma reste bien elle vivante avec notre pachyderme…plus léger, mais néanmoins préféré: « Un éléphant ça trompe énormément ». « C’est quand même pas compliqué les gonzesses, il faut savoir s’imposer » avait-il mis dans la bouche de l’un de ses chouchous, Guy Bedos, dans « La drague »…

Il n’est pas impossible de penser que de telles paroles seraient jugées aujourd’hui affreusement sexistes, voire même interdites. Ca ne se fait plus aujourd’hui de mordiller l’oreille de sa partenaire. Autres temps, autres mœurs! Ceux des « Jeux interdits » dont il n’était pas le scénariste, cette fois-ci! Le souvenir de l’adorable et « mimi » Brigitte Fossey à ses grands débuts!

On aura toujours en nous quelque chose de Jean-Loup Dabadie: un refrain de chanson, un savoureux sketch ou une réplique de film. « Salut l’artiste » l’une de ses autres signatures aux mots ciselés de son ami, Yves Robert.

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