Municipales: la « tambouille » politicienne reprend tous ses droits en cuisine!

C’est la fête! les bars et restaurants vont bientôt rouvrir. Coïncidence; la « tambouille » électorale va aussi reprendre dans les cuisines et arrière-cuisines des partis politiques en vue du second tour. En premier lieu au Havre, où l’issue du scrutin, contrairement à d’autres villes comme Rouen et Evreux, par exemple, reste incertaine.

Alors que Jean-Paul Lecoq s’était empressé de déposer sa liste sans le verts dès le mardi suivant le 15 mars, ne voilà-t-il pas que des contacts ont été repris ces derniers jours entre les « rouges » et les « verts » après que le leader des écolos, Alexis Deck, ait fait don de sa personne ou de son corps sur l’autel d’une union de la gauche au second pour faire uniquement échec au Premier ministre, Edouard Philippe. Un mariage de raison entre la carpe rouge et le lapin vert, sinon d’amour, après l’échec tonitruant des fiançailles.

La nuit de noce risque d’être torride sans la présence du leader des verts du premier tour. C’est excessivement rare qu’une tête de lise se sacrificie au seul dictat, en l’occurrence un peu stalinien d’une partie des troupes communistes refusant catégoriquement le nom d’Alexis Deck. Plutôt bon joueur pour la circonstance et ce quelle que soit l’issue de ces retrouvailles pas encore enflammées.

On retiendra quand même que le député communiste reconnait sa légitime interrogation sur le fait qu’il « lui ne se voit pas à dire à plusieurs de ses colistiers qui ont bossé des mois qu’il leur faut céder leur place pour des questions d’égo ». « Mais je ne suis pas seul à décider » avance-t-il encore grand seigneur. C’est ce qu’on appelle bien ouvrir le parapluie et donner tout de même la « facheuse » impression d’être gentiment soumis (à qui ?) et aussi d’une certaine façon d’être pris en otage. Il lui faudra tout de même pour sauver cette union de la gauche de dernière minute sacrifier plusieurs de ses amis. Trois ou quatre en position éligible (les verts ne sont pas en situation d’être trop gourmands avec leurs 8 % du premier tour) et autant pour jouer les « utilités » dans les wagons de queue.

Il n’est jamais bon, comme le regrette feu la tête de liste écolo qu’il y ait eu un ultimatum sur sa non-présence. Et surtout qu’il y ait une fatwa sur sa personne. Ca va faire des mécontents légitimes! Du pain bénit pour l’équipe sortante qui, elle, ne devait pas être modifiée sinon à la marge et encore très petite. Si partants volontaires il devait y avoir. Le duo Philippe-Gastinnes va taper là où ca peut faire mal: les futurs possibles mariés sont opposés sur bien des dossiers et pas seulement sur celui de l’aéroport, contrairement à ce qu’affirme Jean-Paul Lecoq. Ils ne s’uniront (rien n’est encore joué) que pour faire échec et mat au « roi »! Un ciment suffisant pour aimanter l’électorat ?

Dans l’autre capitale normande, Rouen, la messe est déjà dite. L’ancien président de Région socialiste, Nicolas Mayer-Rossignol, fort de son score du premier tour, a déjà entériné la fusion avec les verts de Jean-Michel Bérégovoy. Son élection ne fait pas le moindre doute. Surtout que le candidat malheureux du premier tour, Jean-Louis Louvel, encore propriétaire de « Paris-Normandie » et soutenu par l’ensemble des partis de droite et du centre a d’autres chats à fouetter que de vraiment s’impliquer dans la campagne du 28 juin. Surtout que les deux dissidents républicain et centriste ont scellé leur accord de fusion dans la défaite. Avec leur score du 1 er tour, ils peuvent même espérer plus d’élus d’opposition que Jean-Louis Louvel. Une mince consolation car ils auront bien contribué à l’élection du dernier « bébé » Fabius à Rouen. Et finalement si ça arrangeait un peu…le Duc de Normandie, Hervé Morin, qui voit là un possible challenger et pas le plus mauvais des socialistes; s’éloigner des prochaines régionales ?

A Evreux, le suspense ne semble pas être des plus grands. Et ce n’est pas l’interruption pour cause de confinement qui risque de poser un problème. Bien au contraire car le sortant, urgentiste de profession, Guy Lefrand, a fait feu de tous bois et pas seulement médiatiquement pendant cette période en jouant les « Pères-Noël » avant l’heure avec sa hotte bien fournie de masques et actions en faveur de ses administrés. Bien joué, même si cela lui est reproché par ses adversaires. Dont Timour Veyri, à gauche, le seul vraiment à s’être montré à son niveau à la hauteur des événements. Ce qui est loin d’être le cas du Parti du président, porté disparu pendant ces longues semaines. Meurtri aussi peut-être par son score du premier tour (12 %). Il faudrait peut-être avertir ses leaders que le second tour a bien lieu le 28 juin. Il n’y aura pas de troisième tour…Et que la date limite dépôt de la liste, comme ailleurs, est fixée au 2 juin. Le même jour que la Libération des bars et restaurants et quatre jours avant le Débarquement. Le grand, celui de juin 1944.

P.S: Ca va être aujourd’hui la fête à Marseille avec la célébration, 27 ans, plus tard, de la victoire (le seul club français encore à ce jour vainqueur) de l’OM en finale de la coupe aux « grandes oreilles » la Champions Ligue grâce au but historique de « Basilou » Boli. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le club olympique, a réussi à convaincre l’actuel entraîneur portugais, Villas Boas, de rester sur le Vieux-Port la saison prochaine.

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