L’un a passé tristement l’arme à gauche et l’autre…plus joyeusement à droite!

C’es bien triste. Simon s’est pour de bon débarrassé de sa mère possessive à l’écran, « Mouchi ». Mais là vraiment, ce n’est plus de l’humour ou alors très noir. Le rire engagé s’est éteint. Et là ce n’est plus le sketch d’anthologie de son ami pour ses vingt ans de scène, dans une émission de Michel Drucker à la télévision, Pierre Desproges, annonçant la disparition de son vivant, de son pote, Guy Bedos. Hilare sur son canapé avec à ses côtés un autre grand disparu de la semaine, Jean-Loup Dabadie. « La France est en deuil, elle a perdu l’un des ses fils. Guy Bedos est mort. Il avait certes un peu moins d’humour que Tino Rossi ». « Toute la presse unanime lui a rendu hommage à l’exception de l’Huma, estimant qu’il s’agissait d’une manœuvre gouvernementale ». Un grand moment de télévision que cet éloge funèbre grandiose , remontant à 1986!

Le tendre avec sa tribu mais « emmerdeur, flingueur et gueulard inspirés », va retrouver ses potes au paradis (beaucoup trop accueillant depuis quelques semaines) avec ses éléphants , Jean Rochefort, Victor Lanoux. Ne reste plus que Claude Brasseur, son contemporain. Pas facile de jouer une partie de tennis sur un court balayé par le silence d’une grève à Orly, tout seul, même en temps de distanciation sociale! Et ultime pied de nez, l’annonce de son décès a été faite par son fils, Nicolas, alors que le Premier ministre nous parlait de liberté retrouvée! Un mot: liberté qui lui était si cher. Il n’a pas osé néanmoins partir un jour de sainte…Paulette, le succès de ses débuts. On lui aurait pardonné. On pouvait détester l’homme engagé à gauche, critique souvent mais resté fidèle, mais pas l’artiste. Mais quel régal que ses revues de presse sur scène. Il n’était pas tendre, mais c’est ce que l’aimait chez lui. Féroce même pour ses amitiés politiques. François Mitterrand en son temps, en fit cruellement l’expérience. Et puis un homme qui vote sans se pincer le nez Macron pour faire barrage à Marine Le Pen n’est pas totalement mauvais. Questionné sur sa santé, ne disait-il pas encore dans l’un de plus récents entretiens, « Désolé pour ceux qui ne m’aiment pas, il va falloir qu’ils patientent encore un peu ». Ils ne sont peut-être pas si nombreux ceux qui hier n’ont pas eu une larme à l’œil. Ses vacheries avaient un goût délicieux.

C’est évidemment moins dramatique, et ça pourrait presque à prêter à sourire. La politique qu’aimait plus que tout Guy Bedos, nous réserve aussi de belles (façon de parler) conversions qui ne sont pas de ski. La saison est finie.

Et la cuisine lyonnaise, si fine, nous présente des plats un peu plus indigestes. Quelle cruelle sortie de vie politique honorablement remplie que celle du primat des gaules version très laïque, Gérard Colomb. Dans la même ville de son prédécesseur de droite, Michel Noir qui avait à juste raison clairement affiché la couleur en rapportant « préférer perdre une élection que perdre son âme ». A défaut de la perdre, il ne faut pas exagérer, celui qui avait versé une larme dans les salons de l’Elysée, lors de l’intronisation de son « fils spirituel » Emmanuel Macron, a de toute évidence perdu sa boussole. Il est un peu à l’ouest, le « Gégé » préféré de Brigitte. Où plutôt ex-protégé car l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas été très habile dans ses derniers choix en claquant la porte de Beauvau. Pour essayer de sauver sa métropole lyonnaise. En vain avec sa claque du premier tour avec sa place seulement de quatrième. Un affront terrible. Sûr de sa défaite « Gégé le lyonnais » a préféré sauver une parcelle de son pouvoir, en s’effaçant derrière son ancien rival républicain, François-Noël Buffet, avec la bénédiction gourmande du président de la Région, Laurent Wauquier. D’où la colère de son ex-adjoint LaREM, en rupture de ban et surtout du Parti du président et notamment de son délégué national, Stanislas Guerini, furieux de cette volte-face même si, en échange, le camp républicain avec son candidat, Etienne Blanc, a laissé sa place à l’ex-candidat estampillé Collomb, Yann Cucherat, pas plus brillant le 25 mars. Elle n’est pas croquante la cuisine lyonnaise! Une nouvelle version de la « Zizanie » En mode Guignol.

Elle n’est guère plus goûteuse à Paris, où la maire du V e arrondissement, partie avec Agnès Buzyn est revenue sous ses anciennes couleurs pour tenter de sauver son siège en passant par un contrat d’alliance avec Rachida Dati! Et dire aussi que le mathématicien Cédric Villani hésiterait encore entre Hidalgo et…Buzyn!

Elle est pas belle la politique ?

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