Municipales: c’est vraiment la jungle dans l’Eure et « Le monde du silence » au Havre!

On a retrouvé le soldat « Ryan-Rouger »à Evreux. A défaut d’être sauvé, le marcheur ébroïcien, le troisième homme des municipales est enfin sorti de son silence. Ou plutôt du bois de Saint-Michel ou de la forêt de Trangis où il se trouvait réfugié avec ses derniers partisans depuis le 15 mars. Peut-être ne lui avons-t-on pas dit comme à un illustre soldat japonais, se croyant toujours en guerre, que le conflit avec les Américains était fini depuis plusieurs années. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il veuille se faire hara-kiri! Banzaï. Son concurrent de gauche, Timour Veyri lui avait pourtant demandé gentiment de se retirer afin que la ville d’Evreux tourne la page de l’actuel maire républicain, Guy Lefrand. Que nenni. « Cet appel au retrait n’est pas sérieux. J’entends bien toujours défendre nos valeurs du centre droit et gauche » a-t-il répondu.

Un retour au confinement électoral n’aurait pas d’ailleurs suffit. Il n’empêche. Le candidat socialiste a bien été le seul à continuer à s’opposer pendant cette longue mi-temps. La tête de liste de la gauche rassemblée se fait gentiment brocardé dans les réseaux sociaux par les supporters de « Guitou ». A travers une belle affiche en position de présentateur de la « Roue de la fortune » emballante à la une de Télé Poche ». Le petit format de la presse télé avec en tête des programmes, sinon de l’élection, un jeune et sémillant candidat, toujours sourire. Il ne fait jamais la gueule cet homme là. Au moins sur les photos. Ca fait plaisir. Le nouveau…Lecanuet dont les vilains caricaturistes des années soixante avaient moqué le sourire à la Kennedy. Cela ne l’avait pas empêché de mettre en ballotage le général de Gaulle en 1965 et de poursuivre l’une des plus belles carrières politiques de la seconde moitié du siècle dernier.

Pendant ce temps-là, on s’agite aussi beaucoup du côté du moulin de Giverny, toujours dans l’Eure, le nouveau Camp David de la politique…Encore que l’on y parle plus de guerre que de paix. Ca défouraille comme aux plus beaux jours des « Tontons flingueurs » de Levallois. Les anciens Thénardier, Patrick et Isabelle Balkany, aussi « misérables » qu’ils puissent être, sont loin d’être « rangés des voitures ». Ne voilà-t-il pas qu’ils ont fait la paix avec leur plus vieil ennemi, le divers droite, Arnaud de Courson, qui a désormais son rond de serviette au Moulin et qu’ils soutiennent maintenant. Il faut dire que leur « héritière », Agnès Potier-Dumas, avait refusé de promettre un emploi de complaisance et de salaire assorti à ses anciens mentors. Ca ne se fait pas entre amis. Et le pire dans l’histoire, c’est que les deux enfants Balkany, réfugiés eux aussi pendant le confinement à Giverny, ont maintenu leur soutien à l’ignoble traîtresse. Un vrai Dallas. Un peu à l’image de ce qui se passe sur les bords du Beaujolais et du Rhône, à Lyon, où le plus célèbre des « Gégé » après Depardieu, tout de même, le « primat des gaules », vient de se faire excommunier par ses anciens amis d’En Marche. C’est ce qu’on appelle boire le calice jusqu’à la lie.

La mer est beaucoup plus calme en revanche au Havre. Pas un seul clapotis. Un vrai « Monde du silence » film documentaire palmé à Cannes en 1956. Le capitaine Jacques-Yves Cousteau, jadis l’homme le plus populaire de France, alias « Doudou » pour les intimes, et sans bouffarde ni bonnet, continue de surfer sur les vagues d’une popularité toujours plus haute. Cela ne peut pas faire de mal avant d’affronter l’ancien « Peppone » de Gonfreville, plutôt rameur lui que surfeur, Jean-Paul Lecoq. Qui attend la fumée blanche ce week-end de la Pentecôte pour savoir si les camarades vont accueillir ou pas les verts sur sa liste. Si l’on connait en effet l’identité du pape rouge, on ignore encore qui seront ses cardinaux, évêques et prêtres. Un comble pour des laïcs.

Je me réserve en ce qui me concerne-la campagne étant pour le moment un peu aphone-à quelques rares exceptions-le loisir de m’offrir une maison d’hôte du côté de Giverny avec une bonne cuisinière, Isabelle. Ah, j’avais complétement oublié que cette charmante localité connue surtout pour ses jardins de Monet, qui n’est pas inconnu au Havre, se situe au-delà de la barre des cent kilomètres. Tant pis. J’attendrai. Avec moins d’impatience tout de même que la réouverture des cafés et restaurants, mardi. Mon programme de la semaine prochaine est déjà pas mal chargé avec des rendez-vous « pot-litiques » soutenus. Un vrai agenda de ministre mais sans besoin de chauffeur, ni de garde du corps. Il va falloir que je fasse un emprunt à la banque! Encore que l’on nous a assez dit que nous avions fait des économies pendant ces deux mois de confinement! La bonne blague…Mon bas de laine n’a pas pris de volume (je ne supporte pas d’ailleurs la laine) …

Bon week-end à tous et toutes. Et joyeuses Pâques. Mince, je me suis encore planté dans les fêtes religieuses. A ma décharge, celles de Pâques étaient passées inaperçues.

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