Municipales havraises et…présidentielle : elle court, elle court la rumeur!

On s’intéresse évidemment beaucoup plus du côté de la Porte océane au concret: la lecture d’un sondage de l’IFOP publié par le quotidien « Paris-Normandie » dans son édition d’hier jeudi. Une photographie instantanée tout de même un peu plus éloignée de la « Philippe-Mania » que l’on connait à l’échelon national avec des sondages toujours plus hauts.

Certes, il remporterait son combat face à Jean-Paul Lecoq, mais avec une marge trop faible (53 contre 47) pour s’assurer un véritable confort. Au final, c’est curieusement davantage le député communiste qui doit se réjouir de cette enquête d’opinion en dépit de sa…défaite annoncée. Le match est loin d’être plié, contrairement à ce que l’on pouvait imaginer encore il y a quelques jours. Tout reste possible. La faute peut-être consécutive à un démarrage un…poil poussif de la campagne du second tour. L’homme fort à la fois du gouvernement (sa gestion de la crise a été saluée très majoritairement) et de sa ville de cœur s’y est fait discret. Trop discret (?) pour des raisons aussi évidentes avec cet agenda démentiel en cette période d’après-crise qui plombe de toute évidence (après trois mois déjà très éprouvants) sa présence sur sa terre d’élection. Et ce n’est peut-être pas fini avec maintenant la colère des policiers qui se sont sentis trahis par leur ministre Christophe Castaner, qui, hier, ont jeté symboliquement, leurs menottes et menacent de faire la grève des inerpellations!

L’absence d’une permanence (contrairement à la plupart des villes de cette importance et même moindre), lieu de convivialité et d’efficacité des troupes militantes en parfaite osmose avec leurs candidats, peut aussi constituer un handicap en interne. La communion collective est toujours préférable et porteuse de résultats.

Ce dont profite bien sûr son adversaire qui parle lui « d’une véritable dynamique ». A voir mais, visiblement pas auprès de l’électorat « vert » du premier tour qui ne lui accorderait que 54 % au second contre 46 pour le Premier ministre. Un très beau report éventuel pour ce dernier qui normalement aurait dû ouvrir à l’ancien maire de la cité maritime beaucoup plus grandes les portes vitrées de l’hôtel de ville. Il y a donc au jour d’aujourd’hui un flou pas très artistique (de quoi pourtant satisfaire sa première de liste, la députée Agnès Firmin Le Bodo (ex-pratiquante des sports de glace) et donc…un loup comme dirait « l’amère » de Lille » la Dame des 35 heures, Martine Aubry! Une partie de l’électorat du centre et de la droite, traînerait-elle encore un peu les patins ? Attention, danger!

Pourquoi donc ce score décevant si bas (tout est relatif)…que voudrait bien néanmoins atteindre son rival, ancien maire de Gonfreville-l’Orcher. On peut être mauvais en arithmétique électorale, le compte n’y est pas néanmoins pour l’addition « philippiste ». Pour reprendre le commentaire de Frédéric Dabi, le directeur-adjoint de l’IFOP « ce score n’est pas écrasant même s’il est à l’avantage d’Edouard Philippe ».

Etonnant lorsqu’on sait que locataire de Matignon connaît un état de grâce sondagier et populaire…à Paris, alors que dans le même temps son patron de l’Elysée se trouve à la peine et va à nouveau s’adresser solennellement dimanche soir à son bon peuple!

Il est assuré qu’il ne parlera pas d’une nouvelle « bombinnette » médiatique lancée par le « Figaro-Magazine ». Celle d’une rumeur-ce n’est pas la première allant dans ce sens-qui prêterait au chef de l’Etat l’idée, non pas d’un remaniement ministériel, mais bien d’une présidentielle anticipée d’ici à quelques mois, Ce qui en ferait la troisième dans l’histoire de la V e République après la démission du général de Gaulle en 1969 et le décès du président Georges Pompidou, cinq ans plus tard.

Une hypothèse pas si folle que ça et que j’avais appelée de me vœux en pleine crise des Gilets jaunes. Le chef Macron aurait toujours, selon le Figaro (qui prend peut-être ses désirs pour une réalité) avancé « qu’il était sûr de gagner en se représentant dans la foulée car il n’y avait personne ». Il n’a probablement pas tort surtout avec une campagne éclair d’un mois. Il couperait de ce fait l’herbe ou plutôt la barbe de qui vous savez, et dont la loyauté jusqu’en 2022 lui est acquise, et surtout d’un candidat de la droite républicaine. Le temps que François Baroin, ou un autre, se décide, la réélection d’Emmanuel Macron serait actée dans les urnes. Un scénario loufoque ? Pas si sûr, même si ce genre de manœuvre et pari, un véritable coup politique est toujours très risqué, mais avec président Macron, le…meilleur, comme le pire, hélas, est également toujours possible! Même si ce scénario de politique fiction a été formellement démenti par l’Elysée.

PS: Très drôle la distribution des masques pendant le confinement dans la très chic banlieue du Vésinet dans les Yvelines, où la mairie de la localité, comme bien d’autres, a distribué des équipements de protection avec un décor qui a tout de même fait grand bruit dans la cité. Le « styliste » y a en effet proposé des masques arborant non pas des feuilles d’érable ou de chêne, mais bien des feuilles de cannabis. Une erreur constatée mais trop tard visiblement par l’édile divers-droite dont les services ne s’étaient pas aperçus de cette bourde fumante. De quoi le mettre vraiment en…pétard alors que l’élu en question doit retrouver ses électeurs le 28 juin prochain. Il y en a qui ont dû voir leurs oreilles siffler! Si maintenant les masques s’accompagnent d’une image subliminale à la consommation de stupéfiants…

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