Un honteux virage au gaullisme: général, la voilà! En attendant Maréchal…la revoilà!

C’est avec la grande subtilité qui la ca-r(e)ac-térise, à l’approche de l’Appel historique du général de Gaulle, le 18 juin, à Londres, que la fille de Jean-Marie le Pen multiplie les clins d’œil en direction de l’homme de la France libre, « le dernier des Géants ». Elle a osé, entre autres, dans un panégyrique de 9 pages publié par une revue parlementaire, tout récemment, parler « d’un grand Homme dont l’ombre jaillit des que la lumière, sur le pays, pâlit ».

Plus près de toi mon Dieu. De quoi faire pâlir un autre citoyen, son propre père, Jean-Marie, qui a dû s’étouffer ou s’étrangler (c’est sa liberté de choix) en lisant la prose de sa fifille adorée, Marine, qui, il y encore peu, avant que le Front national ne devienne le Rassemblement, se faisait l’écho d’une autre impression « je ne pense pas que le Front national soit un parti gaulliste, mais gaullien ».

De toute évidence à l’époque, la Croix de Lorraine et toute sa symbolique, ne faisaient pas partie des croyances absolues des anciens compagnons de route du patriarche, à ses débuts politiques, avec nombre d’anciens de l’OAS, plutôt désireux d’attenter à la vie du père de la V e  République! Il n’est pas impossible que dans un avenir plus ou moins rapproché, la Marine nationale, toujours prompte heureusement à se saborder par ses outrances, avoue son aversion pour le régime des partis et qu’elle déclare avec son culot monstre: « je n’ai jamais été Lepéniste, mais Lepenienne ». Cherchez l’erreur! La même Marine , après une halte dijonnaise, aujourd’hui, se paiera aussi un déplacement jusqu’à l’ile de Sein, en Bretagne, pour la cérémonie commémorative de l’Appel du 18 juin, d’où partirent pendant l’occupation allemande de nombreux résistants de la première heure pour rejoindre le fur chef de la France libre! Alors que ce même jour-anniversaire le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, se joindra aux autorités royales et politiques à Londres.

Pour en revenir à sa prose digne d’un « sous-Malraux », on peut penser que celle-ci ne rentrera pas au Panthéon de la littérature politique. Plus le boa est gros, plus il est étouffant! Une histoire aussi de plumes en quelque sorte! On peut préférer et de loin le récit historique du vrai Malraux « Entre ici Jean Moulin ». Ca avait tout de même une autre gueule! En attendant, sa nièce, Marion Maréchal, nous revoilà, a refait surface médiatiquement, non pas à partir de son sous-marin nucléaire, mais bien de l’amphithéâtre de son institut politique lyonnais. Une façon de s’offrir une petite récréation et de mordiller les mollets de sa tata chérie. Et le pire c’est qu’elle ne manque pas de talent oratoire, la jeune et belle blonde! Qui sait se faire mousser auprès de la Médiacratie. Elle siffle…et ils courent. Une bonne cliente, assurément.

Pour en revenir au général, on peut se repasser à l’envie, une chanson que je ne connaissais pas et que l’on doit à Serge Lama, à la fin des années soixante-dix « Il s’appelait De France ». Un hymne poignant à la gloire de l’homme de Colombey, honoré quinze ans après une chanson de Gilbert Bécaud, autre fervent gaulliste. Toute une époque.

A propos toujours de médias, à l’échelle normande, cette fois-ci, l’histoire belge, pour la reprise du quotidien « Paris-Normandie », a tourné hier, au tribunal de commerce de Rouen, à l’avantage du groupe Rossel, déjà propriétaire du quotidien lillois, la « Voix du nord ». Le vœu des salariés du journal normand a donc été exaucé. Ils ne voulaient surtout pas du second repreneur en lice, un groupe de presse également belge, associé à…leur patron, Jean-Louis Louvel, exécré visiblement pour sa gestion humaine et financière du titre issu de la Résistance et candidat très malheureux au premier tour des municipales à Rouen, touché en plein vol électif et forfait pour le second tour.  

Une catastrophe elle aussi industrielle pour un naufrage collectif au centre et à droite de l’échiquier politique rouennais. Ce qui faisait dire hier à l’annonce de cette nouvelle plutôt a priori satisfaisante à un internaute-lecteur « Cool, une barquette de frites achetée, le journal offert ». En tant qu’ancien journaliste du quotidien, je préfère et de très loin, l’inverse. C’est tout de même plus sympa à l’égard des journalistes! Ah, l’humour belge, une fois. Pour une forte pression exercée surtout sur les personnels, avec la casse hélas! inévitable de ce rachat avec la perspective de soixante emplois supprimés sur les deux-cent-quarante existants.

PS: quatre jours de troubles, et les premières interpellations. Enfin. Est-il acceptable dans un état de droit qu’environ deux cents voyous de bandes rivales pour le marché de la drogue, des ressortissants d’origines tchéchène et maghrébine fassent régner leur ordre et représailles à coups de barres de fer, armes lourdes de guerre, incendient des voitures, sèment la terreur dans plusieurs quartiers d’une métropole régionale pourtant très calme, Dijon! Il ne suffit pas que le ministre de l’Intérieur nous crie dans les oreilles que ces scènes de « guerre » ne seront pas tolérées et tolérables. Il y en a marre de cet « achat » à tout prix de la paix sociale dont les gouvernements, de gauche comme de droite, nous font payer au prix cher depuis plus de trente ans.

      

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