Municipales: le triporteur ébroïcien trop juste pour les Insoumis havrais!

« Souriez, vous êtes filmés ». Ils étaient un poil crispés, voire même un peu « constipés » deux des trois débatteurs du rendez-vous électoral de France-3 Normandie, hier soir consacré au scrutin ébroïcien. Il aura permis, au troisième larron…le marcheur Guillaume Rouger, plutôt à l’aise, de sortir du bois, après trois mois de confinement respecté à la règle. Contrairement à ses deux adversaires, le républicain et sortant favori, Guy Lefrand, omniprésent pendant cette période avec sa double casquette de premier magistrat( un atout incontestable dans son jeu de cartes) et de médecin urgentiste et à un degré bien moindre, mais pas totalement insignifiant pour son rival socialiste. Taquiné à travers cette « punchline »de Guy Lefrand: l’utilisation par son adversaire d’un triporteur pour ses déambulations de campagne à la ville. A prendre peut-être pas trop comme à la rigolade pas bien méchante. Fallait-il aussi y voir une double référence cinématographique avec le premier triporteur cher à l’acteur Darry Cowl sur les hauteurs de Montmartre et un second beaucoup proche dans le temps, avec Laurent Deutsch, du côté de Belleville. Deux quartiers probablement chers au candidat travaillant et surtout résidant à Paris. Ce qui lui est reproché par ses adversaires politiques. Le leader de la gauche a peut-être aggravé (gentiment) son cas, en se trouvant accompagné comme témoin d’une charmante colistière, une ancienne habitante du quartier de la Madeleine, une entrepreneuse aujourd’hui installée semble-t-il dans la région parisienne. Pas sûr néanmoins qu’ils fassent triporteur commun pour venir faire campagne à Evreux. Il ne passerait pas le péage de l’autoroute.

Et ce fameux triporteur ne sera lui d’aucune utilité aujourd’hui mercredi car trop petit pour accueillir tous les invités d’honneur du député communiste, Jean-Paul Lecoq, le finaliste du scrutin municipal havrais. Une douzaine de maires, parlementaires, essentiellement insoumis et communistes, vont en effet faire le déplacement jusqu’à la…capitale de l’élection municipale en France. Et parmi eux, le patron du PCF, Fabien Roussel, les « vedettes » insoumises, François Ruffin et Clémentine Autain. Que du lourd. Le très lourd arrivant normalement le surlendemain avec la déambulation du chef suprême, Jean-Luc Mélenchon, en personne, qui très probablement ne souhaitait pas se mêler au petit peuple insoumis et surtout avec son grand copain de la Somme, François Ruffin. Pour se la jouer transat solitaire. Et pourtant au pays de la Transat Jacques Vabre, on navigue plutôt à deux.

En attendant, les havrais « citoyens » ne bouderont pas leur plaisir aujourd’hui de croiser, entre autres, aux « Gens de mer » ce bel équipage à qui bien sûr charitablement on ne souhaite pas qu’il prenne…l’eau ou soit jeté avec l’eau du bain.

Le favori, Edouard Philippe, lui, a poursuivi hier son grand bonhomme de chemin, avec une journée très médiatique. A l’heure du petit déjeuner, pour ceux qui se lèvent tôt, avec son interview sans surprise dans les colonnes de Paris-Normandie, ses interventions à l’heure de la sieste (pas la sienne) dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, lors de la traditionnelle séance des questions au gouvernement. Et pour finir à l’heure de l’apéritif bienvenu, un nouveau solo dans les studios de France 3 Normandie, où, une fois encore, il s’est montré à « la bonne aise ». Un petit entraînement effacé avec efficacité avant le match plus sérieux, prévu lundi soir dans ces mêmes studios avec son adversaire communiste. Un teasing n’est jamais de trop pour annoncer ce combat futur sur le ring électoral. De quoi satisfaire peut-être tous les supporters (pas toujours bien avertis) de « Doudou » qui dans la même journée, au cours de cette séance avait répondu avec un bel humour et une affection certaine, à l’égard du député socialiste de Barentin. Christophe Bouillon, qui, pour sa dernière question à l’Assemblée (qu’il va quitter après 13 ans de mandat) pour rejoindre sa ville comme maire, a effectué une superbe sortie. Quel bel échange tout en émotion et humour mêlés avec le Premier ministre. Qui fait vraiment honneur et élève le débat souvent délétère dans l’hémicycle. Bravo aux deux acteurs. Comme quoi les « taiseux » du pays de Caux peuvent s’entendre pour le plus grand bonheur de la démocratie représentative. « La classe, pour reprendre la juste expression de mon informatrice, dans une assemblée où l’élégance se fait rare ».

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