Municipales: une députée très mordante et un…débat musclé à Evreux!

Quelques jours seulement après que sa loi controversée ait été recalée par le Conseil constitutionnel, la voilà à nouveau sous les feux des projecteurs médiatiques avec, cette fois-ci, une accusation d’utilisation de deux de ses collaborateurs (des sacrés résistants) à des fins personnelles pour sa campagne des municipales dans le XII e arrondissement de Paris. Ce qui est formellement interdit puisque ces salariés sont rémunérés par l’Assemblée nationale pour des tâches exclusivement parlementaires. Rachida Dati n’est pas la dernière à crier haut et fort et a déjà saisi les tribunaux. Ce qui est assez croustillant lorsqu’on connaît les pratiques d’hier et encore d’aujourd’hui (même à moindre niveau) dans l’ensemble des partis, de gauche, comme de droite.

La maire républicaine du très chic 7 e arrondissement mais plutôt bien perçue dans les quartiers populaires, jouera ce soir son va-tout face à ses deux rivales, lors d’un débat télévisé sur BFM. L’ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy ne manquera pas de rendre quelques coups à son adversaire, chef de file marcheuse, Agnès Buzyn, qui a déjà donné rendez-vous aux Parisiens pour l’élection de 2026 (c’est dire si elle croit à ses propres chances pour l’immédiat!). Ce duel de femmes devrait tourner à une « virile » explication verbale avec une cible choisie, la sortante Anne Hidalgo, seule contre ses deux challengers au féminin. Un beau crépage de chignon en perspective alors que la maire de la capitale, pourtant en quatorzaine puisque atteinte à son tour par le virus, n’a pas arrêté sa campagne, contrairement à d’autres. Il serait d’ailleurs étonnant que l’une des deux, voire les deux, n’y fassent pas une petite allusion!

Pour en revenir à Laetitia Avia, ses déboires avec les médias ne datent pas d’hier. Elle fait partie de leurs cibles privilégiées et préférées, comme Sibeth. Elle avait déjà frappé d’entrée, dès son intronisation comme députée LaREM au ¨Palais Bourbon, en mordant…l’oreille d’un taxi, avec qui elle avait eu un sérieux différend en voiture. Une conduite pas vraiment bien accompagnée. Elle ne manque décidément pas de mordant cette jeune femme, avocate de profession, souvent mise en accusation. Et notamment pour la gestion humaine de ses collaborateurs, qui, pour le plupart, ont plié bagages depuis trois ans. Un vrai défilé! C’est d’autant plus drôle qu’aujourd’hui elle risque d’être une nouvelle fois traînée devant les tribunaux à cause des derniers rescapés de son personnel qui ne l’ont pas poursuivie pour violences et harcèlements moraux.

De harcèlements il n’en fut heureusement pas question ce matin sur les ondes de France Bleu Normandie, mais bien néanmoins d’une joute verbale tonique entre les trois candidats ébroïciens au meilleur de leur forme à l’heure du petit-déjeuner.

Les trois finalistes avaient en effet le mors aux dents pour s’envoyer de belles « vacheries ». Rarement d’accord, le socialiste, Timour Veyri et le marcheur, Guillaume Rouger, se sont bien entendus cette fois-ci pour tacler le maire républicain, sur « l’absurdité du projet « fumeux » du parc Viking, finalement abandonné dans une agglomération « terrorisée » selon le candidat socialiste, un peu plus agressif que ses deux rivaux, par le président de l’agglo. « Certains en rêvent » répliqua avec amusement Guy Lefrand, aussi attaqué sur la perte de 2000 habitants et d’attractivité de la ville pendant ces six dernières années. « La ville de Vernon est devenue la capitale économique », déclarera toujours Timour Veyri. Voilà une perception qui fera plaisir au ministre vernonnais, Sébastien Lecornu. Le sortant ne fut pas en reste en glissant au passage que le conseiller régional socialiste avait tranquillement passé ses deux mois de confinement dans son appartement à Paris où il travaille et réside. Alors que lui, en tant que maire et urgentiste, il avait eu non pas les mains dans le cambouis (il n’est pas mécano) mais bien les « mains dans le covid ». Un petit scud en signe d’amitié et de bouquet final d’un débat plus animé que les précédents. Vendredi, ce sera au tour des deux finalistes havrais de muscler un peu leur jeu après un « gentil » premier round sur l’antenne de France 3 Normandie en début de semaine.

Au Havre, toujours, les professionnels des discothèques de Normandie, ont d’ores et déjà annoncé une petite visite à Edouard Philippe, dans son bureau de vote, dimanche. Peut-être lui offriront-t-ils des croissants et autres viennoiseries à l’heure du petit-déjeuner ? Voire même une entrée offerte dans leurs établissements fermés a priori jusqu’en septembre prochain! Et il n’est pas impossible…que le futur maire du Havre soit bien ancré, à la rentrée dans les étages de l’hôtel de ville et non plus à l’hôtel de Matignon!

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