Après l’Appel du 18 juin, pour qui la pelle du 28 ? et un nouveau virus: la « Colbertise »!

« Au nord, il y avait le corons », chantait Pierre Bachelet. Les chicons sont toujours bien là dans les champs des Hauts-de-France en pleine saison. Restent les marrons pour…l’amère chicorée de Lille, Martine Aubry. Elle n’a pas trop la frite la dame des 35 heures et le Beffroi tremble car il se pourrait que l’héritière de Pierre Mauroy y perde son dernier mandat. Sa triangulaire avec le candidat vert et son ancienne directrice de cabinet passée à l’ennemi LaREM, s’annonce en effet périlleuse pour la fille de Jacques Delors, dont le salut viendra peut-être des électeurs républicains, dont le candidat, l’ancien ministre, Marc-Philippe Daubresse, a été éliminé dès le premier tour. Voilà qui ne serait pas banal pour les électeurs de la ville natale du général de Gaulle. Il y a de quoi y perdre vraiment le nord alors que jusqu’alors les roses et les écolos s’étaient toujours alliés pour battre la droite. Verres, verts, la vue de Martine se trouble. Ce serait tout de même assez drôle qu’au pays du général de Gaulle elle se prenne une belle…pelle!

Au sud, à Marseille, ce n’est pas vraiment « Plus belle la vie » pour l’équipe de la droite sortante et en passe d’être sortie après vingt-cinq de règne de Jean-Claude Gaudin, qui commence à s’inquiéter du sort qui pourrait être réservé à son « héritière » Martine Vassal, dont deux de ses colistières ont été suspectées de fraude électorale au niveau de l’établissement de procurations. Au pays de la bouillabaisse, le « pastaga » tourne aussi vinaigre et l’ex-tout puissant maire sort un peu de son assoupissement et vient au secours de sa « dauphine » victime d’une « grande méchanceté et de coups bas jamais vus dans notre belle ville ». Perdrait-il un peu la mémoire l’honorable et truculent »parrain » marseillais et adepte efficace du système de clientélisme. Comme ses prédécesseurs socialistes très forts dans cet exercice. Reste qu’il ne faut pas tirer d’un trait de plume son bilan d’un quart de siècle, si l’on excepte ses déboires de la dernière mandature. Le mandat de trop comme bien d’autres avant lui.

Dans l’autre port français où la sardine n’est pas prête de le boucher, le Havre, la canicule nous guette pour cette journée. Et ça colle et téléphone fort toujours dans les deux camps. Ca collerait, semble-t-il plutôt bien du côté des partisans du Premier ministre. Le soleil brille et la température monte. On nous annonce en revanche une journée humide pour dimanche. Il y aura forcément des yeux…rougis pour les battus! Image subliminale. Et même si le quotidien « Paris-Normandie » titre aujourd’hui à sa une avec Jean-Paul Lecoq « Et s’il gagnait… »

Des yeux rougis, il en existe de toute évidence un peu partout en France avec l’arrivée d’un nouveau virus tout aussi mortel, la « Colbertise » du nom de l’ancien ministre de Louis XIX, Jean-Baptiste Colbert dont l’histoire a retenu beaucoup plus au cours des siècles passés que la signature du « Code noir » (évidemment une page peu glorieuse de notre histoire mais à replacer dans son contexte temporel) dont le nom est sali depuis plusieurs semaines et son effigie dégradée, notamment au niveau de la statuaire. Du grand n’importe quoi. Pour preuve la dégradation de sa statue devant l’Assemblée nationale. Et le fait que la Région du Grand Est et présidée par le républicain Jean Rottner (que l’on a connu bien meilleur) ait accepté que soit débaptisé son lycée de Thionville, au profit d’une forte personnalité, certes estimable probablement, mais tout de même très éloignée de l’Histoire de France, puisque l’activiste afro-américaine, Rosa Parks, fut considérée comme un emblème de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis. Encore un beau cadeau offert à la cheftaine du Rassemblement national, Marine Le Pen, activiste plutôt branchée littoral breton, la région d’origine du menhir!

Franchement, cette chasse aux sorcières d’un temps dépassé depuis des lustres, peut tout de même lasser et surtout inquiéter. A-t-on demandé aux maires communistes, une espèce certes en voie de disparition, de débaptiser leurs rues ou places du nom de Lénine, « l’inventeur » des premiers goulags en URSS, en 1918, Maurice Thorez, déchu de sa nationalité pour trahison consécutive à sa désertion de l’Armée française en 1939. Et un petit dernier pour la route, de la grande figure (sympathique) du candidat aux présidentielles de 1965, Jacques Duclos, qui pendant toute sa vie, selon les historiens, a été un agent soviétique. Ce serait tout aussi grotesque.

Je ne peux, à l’échelle locale et havraise, qu’applaudir des deux mains l’initiative de l’affreuse mairie de droite d’Edouard Philippe (je plaisante) d’avoir baptiser l’esplanade de la plage du nom de l’ancien maire, André Duroméa, tout aussi estimé que son ancien collègue lui aussi communiste, Rolland Plaisance à Evreux, un autre « grand » maire historique salué par l’actuelle municipalité à la fois de son vivant, puis après sa disparition à l’âge de 93 ans, comme l’ancienne figure havraise.

Comme quoi, le communisme conserve…Ce n’est pas une raison pour le conserver ou le voir revenir à la surface maritime! A Marseille comme au…Havre! Deux ports où les dockers sont encore les rois du désordre et pourrissent la vie économique de leurs cités dont ils disent défendre les couleurs unicolores, le rouge. Un amour vache en quelque sorte.

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