Municipales: Les chiens rodent en meute la langue bien pendante à Evreux!

Ils ne partiront pas ensemble en vacances début juillet et ce quelle que soit l’identité du vainqueur. La tension des derniers jours de campagne bat totalement son plein comme certains les aiment dans la Cité-Jolie, Evreux, qui touchée aussi par des fortes températures, est en état de surchauffe électorale. Pour preuve le dépôt de plainte déposée ces dernières heures par le maire républicain, Guy Lefrand, à l’encontre de son adversaire socialiste, Timour Veyri.

En cause un tract de huit pages balancé dans les boîtes qui, selon l’édile sortant, « fait état de nombreuses allégations qui portent atteinte à mon honneur, à celui de mon équipe et de mes proches. « Une campagne, écrit-t-il dans un communiqué de presse, se doit d’être propre et intègre ». « Lorsque la dignité d’un élu et non plus ses choix politiques, est remise en cause, nous dépassons le cadre des arguments et le débat d’idées pour tomber dans les bassesses personnelles et jeter l’honneur des gens en pâture ne correspond pas à l’idée que je me fais de la politique ». Qu’en termes forts, ces choses-là sont dites. Il faut reconnaître que le candidat socialiste, dans l’outrance, a, de toute évidence, dépassé les bornes de la RN 154 et de la RN 13 avec des extraits aux titres alléchants: « le cumulard », « Auditionné par la police » (version « Clos’Eure » le journal qui vous dit tout ») « les bonnes affaires de Guy Lefrand », »l’affaire du parc Viking », « enquêtes en cours », « l’affaire du golf »…un beau florilège d’une actualité passée et revue à la sauce grand veneur pour une chasse à l’homme pas franchement digne. Tous les coups ne sont pas permis même si les carottes paraissent cuites dans la grande marmite électorale ébroïcienne. De tels coups bas sont rarement payés de retour au niveau des urnes. Gare au retour de bâton.

Et le maire d’Evreux de conclure en reprenant à son compte une phrase restée célèbre de François Mitterrand aux obsèques de son dernier Premier ministre, Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1 er mai (symbolique) 1993: « Les ambitions personnelles ne peuvent justifier que l’on livre aux chiens l’honneur d’un homme pour parvenir à ses fins ». Bigre! C’est qu’on appelle un vrai mors aux dents en version chevaline.

Il faudra s’en souvenir car Guy Lefrand n’a pas pour habitude, me semble-t-il, de reprendre du Mitterrand dans le texte. Le retour de balle dans les pieds de son adversaire est à la hauteur de ce document jugé ordurier par les équipiers du maire qui entend bien renouveler son bail.

Les dernières heures de la campagne risquent d’être torrides entre non seulement les candidats, mais aussi les supporters des deux camps ! Et les nuits peut-être encore davantage entre colleurs et boîteurs…Des opérations « commandos » jusqu’à minuit vendredi, ne sont pas à exclure. Et en plus si les « chiens » rodent en meute, la langue bien pendante et les crocs en avant!

Finalement, qu’est-ce qu’on s’ennuie depuis le premier tour au Havre! Après une première campagne très musclée au nveau seulement des attaques, non pas des diligences « philippistes », mais bien de la permanence du Premier ministre, objet de tant de convoitises émanant des Gilets jaunes et des cégétistes, mais privés en juin de permanence à assiéger…De là à ce que les partisans de Jean-Paul Lecoq portent plainte à leur tour pour privation de récréation nocturne ? Tout fout le camp!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :