Municipales: une histoire de chaperon et des « brocanteurs » forts en « récup »!

Elle ne manque décidément pas de culot la candidate républicaine à Paris, Rachida Dati. Toujours égale à elle-même. Elle n’a vraiment pas froid aux yeux. Dans bien des domaines. C’est ce qui est fait un peu de son charme pour ceux qui lui en trouvent. L’entendre dire, lors du débat avec ses deux rivales parisiennes qu’elle n’avait pas besoin, elle, de chaperon, contrairement à d’autres, suivez mon regard, était tout de même tout de même assez « cocasse » lorsqu’on connait les débuts de son parcours politique. Plus fort encore avec cette forte pensée: « je pense que M. Macron, avec qui j’ai eu des échanges réguliers sur mon programme et notre vision sur Paris, est plutôt sur certaines de mes positions ». Ce qui lui valut une timide réplique d’Agnès Buzyn: « la photo du chef de l’Etat n’apparaît pas, me semble-t-il sur les affiches de la tête de liste Les Républicains ». « Heureusement quand même » s’amuse Rachida Dati. Toujours mordante et battante.

Au Havre, le débat matinal sur les ondes de France Bleu, s’est révélé plus calme. Comme celui du début de la semaine. Avec deux candidats courtois et appliqués à offrir leur meilleur visage sans la moindre agressivité. Tout en défendant, ce qui est bien logique avec opiniâtreté leur bilan et projets. Ca fait plaisir, même si parfois on aimerait un peu plus de coups portés. Ce n’est jamais facile entre deux candidats qui depuis toutes ces années se côtoient et ne se détestent pas au final. Notamment au niveau de l’agglo où Jean-Paul Lecoq est vice-président, donc comptable de la politique menée par Edouard Philippe et ses successeurs. A le lire, on croirait davantage que c’était lui le président et son adversaire, son vice-président. Passons…

Ca fait des jours et des jours que le député communiste ne cesse de rendre hommage au détours de ses entretiens avec les médias…au prédécesseur d’Edouard Philippe, Antoine Rufenacht, le tombeur de la citadelle communiste. C’est tout juste s’ils ne passaient pas leurs vacances ensemble. Malin le lynx rouge! Même si son estime pour la statue du commandeur de la droite havraise, n’est pas fausse. « Lorsqu’il gagné la mairie, répondait-il hier dans les colonnes de Paris-Normandie, Antoine Rufenacht était avec une jeune équipe inexpérimentée et il a fait des choses avec eux. j’ai apprécié sa méthode. Cette jeune équipe a porté des projets. Nous étions alors des partenaires à la Communauté de l’agglomération havraise dont j’ai été l’un des cofondateurs à ses côtés ». « Et s’il gagnait… » titrait hier le quotidien normand » alors qu’aujourd’hui, dernière journée de la campagne, on a eu droit toujours à la une de ce même journal avec une interview du Premier ministre « L’enjeu c’est le Havre ». Sans points de suspension.

Le député « bolchévique » comme aiment encore à la peindre en rouge des « anciens » ayant en mémoire le long bail communiste à l’hôtel de ville, aimerait bien imiter, de toute évidence, le même parcours avec son équipe de citoyens, tout aussi inexpérimentés que Antoine Rufenacht, jadis.

Jusqu’à preuve du contraire, même si tout est possible en politique, il n’est pas prévu que le tombeur du communisme havrais, apporte sa voix à l’un des héritiers de l’ancienne équipe, qui jusqu’à preuve du contraire, n’a pas laissé que des souvenirs émus auprès d’une large partie de la population. Il ne faut tout de même pas exagérer. Ce que ferait en revanche le « Géant vert » Yannick Jadot, qui, s’il était électeur dans la cité maritime voterait sans la moindre hésitation pour la liste de Jean-Paul Lecoq. Même privée de colistiers écolos furieux de la tournure des marchandages entre les deux tours du scrutin. Il y a fort à parier qu’une partie non négligeable des électeurs verts préférera dimanche aller à la pêche, voire même voter en direction d’un candidat qui n’a pas le plus mauvais bilan dans le domaine de l’environnement. Il entend bien d’ailleurs mettre en pratique son idée « d’une ville plus verte et calme » en martelant une nouvelle fois qu’il n’augmenterait pas les impôts ».

Dimanche sera donc levé le voile sur ce scrutin local aux conséquences nationales. A propos de voile, on peut ne pas trop goûter le port régulier d’un voile, en public et même dans les débats politiques tout aussi ouverts au public, d’une colistière de Jean-Paul Lecoq. Voilée mais pas masquée, il n’est pas certain que cette marque d’indépendance ou de dépendance soit forcément bien interprétée. Et pas que par le camp d’en face!

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