Municipales: Bravo Le Havre et Evreux, deux oasis…bleues dans une France municipale repeinte en vert!

« Et s’il gagnait… » titrait « Paris-Normandie trois jours plus tôt avec la certitude de Jean-Paul Lecoq de remporter son combat contre Edouard Philippe. Son rêve n’est pas devenu réalité et un cauchemar pour les troupes du Premier ministre. Le grand vainqueur de ce scrutin avec un score proche des 59 %. Un écart qui semblait tout de même inimaginable, même pour les plus optimistes. Sa victoire, le locataire de Matignon (pour combien de temps encore ?) l’a acquise avec une toute une équipe de colistiers et militants, un collectif aux anges, bien évidemment à l’annonce du résultat. Et même bien avant car ça sentait bon depuis plusieurs heures. Dans un hall de l’hôtel de ville surchauffé. Comme aux plus beaux jours de 1995, avec l’avènement d’Antoine Rufenacht. Ce n’est jamais très drôle pour des battus de devoir supporter l’échec. Mais que dire de cette opposition caricaturale avec des supporters indignes, vocifirant, insultant les nouveaux élus. « On est là, on est là », chantaient-ils, le poing levé et l’insulte aux lèvres. Comme au plus mauvais jours des Gilets jaunes. Dont l’un était bien brandi par une véritable harpie. Une cinquantaine de braillards peu respectueux du suffrage électoral. Le battu du soir, estimable, ne mérite pas ces partisans, qui sont la honte de la République. Et quelle peur rétrospective si ces « gens-là » avaient accompagné Jean-Paul Lecoq jusqu’à la victoire. L’ambiance était toute autre bien sûr du côté droit avec des supporters aussi très chauds. Mais respectables, eux. Les électeurs et électrices de la cité maritime ont plus que renouvelé leur confiance à leur maire plébiscité. Un triomphe personnel qui va aussi lourdement peser dans le choix du chef de l’Etat de le garder…à l’intérieur, plutôt qu’à l’extérieur. dans un contexte incroyable: la fiasco et la déroute nationale des « bleus », Républicains et marcheurs, qui pourtant se rejoignent sur beaucoup de points, que l’on veuille ou non. Que de mairies perdues et abandonnées à une incroyable marée verte. Dont la plus emblématique est la ville de Bordeaux acquise à la Droite depuis 73 ans, avec des grands maires, toujours élus au premier tour, Jacques Chaban-Delmas et Alain Juppé. Toute une histoire réduite en cendres.

Les cendres d’un désastreux bilan pour le camp majoritaire du Président Macron, sauvé seulement par la Ville du Havre. Quelle situation paradoxale pour le chef de l’Etat. Une très large victoire de son Premier ministre et c’est la migraine assurée pour le résident de l’Elysée qui, après l’avoir reçu, ce matin, va devoir trancher. Enfin pas tout seul, car là aussi paradoxalement, le « barbu le plus célèbre de France » a de sacrés atouts dans son jeu pour modifier ou non sa trajectoire politique. Il est en situation de choisir. Rester et adhérer au nouveau virage écologique du « patron » ou partir très vite. Rejoindre son port d’attache. Et de grande attache si l’on en juge par l’affection que lui a porté une large majorité de la population havraise et plus encore le peuple de France, qui à 70 % souhaite qu’il reste à Matignon. Tout aussi incroyable renversement de l’opinion emportée par une sorte de « Phillipenania ». Ah que la fête fut belle chez des supporters, une houle au goût salé comme les aime, Monsieur Edouard Philippe. Jusqu’à tard dans la nuit.

Elle a été probablement été très belle dans la capitale de l’Eure, Evreux, où en dépit d’une triangulaire, le maire sortant, Guy Lefrand a atteint les 51 %. Cela faisait vingt-cinq ans que Evreux n’avait pas réélu son maire sortant. Une victoire nette et sans bavure. Encore que les derniers jours les coups volèrent bas comme au Havre. Des débordements rarement porteurs électoralement. La preuve. Avec cette addition 59 + 51 % dans les villes les plus importantes de la Seine-Maritime et de l’Eure. 110 % à deux certes, on frise un score supérieur aux démocraties « populaires » d’antan, des ex-pays du bloc soviétique! Sans bourrage des urnes, Mesdames, Messieurs! Avec en plus une taxe à la valeur ajoutée! Et bien ajoutée avec la victoire de la maire de Fécamp, Marie-Agnès Poussier-Winsback, un soleil dans un horizon très bouché du côté de Rouen la ville natale de « Doudou », où la droite et le centre n’ont toujours pas trouvé un leader, depuis la disparition de Jean Lecanuet. C’était il y a longtemps. Trop longtemps! Et le brouillard n’est pas prêt de se lever sur les bords de la Seine!

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