Sénatoriales: c’est parti pour les grandes manoeuvres!

Les flonflons de la fête municipale à peine remisés, les grandes manoeuvres sont déjà parties en vue des sénatoriales prévues. Et ça démarre très fort dans l’Eure, où l’homme fort du département, le ministre, Sébastien Lecornu, en dépit de la débâcle du parti du Président aux municipales, s’est déjà positionné pour conduire la liste LaREM en proposant d’entraîner sur son porte-bagage les sénateurs de la majorité sénatoriale actuelle, Hervé Maurey et Nicole Duranton. L’ancien maire de Bernay, qui ne porte pas spécialement le gouvernement dans son coeur, n’a pas laissé le moindre doute sur la question et entend bien défendre les couleurs de la majorité sénatoriale, fort du soutien de son président, Gérard Larcher. Il en sera peut-être tout autrement pour Nicole Duranton. Une républicaine bon teint et fidèle mais tellement proche de ses amis ministres du département, Bruno Le Maire, qui lui a tout offert sur un plateau, en quelques années: la présidence du mouvement gaulliste dans l’Eure, une place sur les régionales et les sénatoriales. L’ancienne chargée de communication de la préfecture, va se trouver confrontée à un véritable dilemme: rester fidèle à sa famille politique ou à ses…précieux amis eurois qui ont grandement contribué à son envol. Forte de sa bonne implantation auprès de ses grands électeurs, la sénatrice sortante peut aussi bien jouer la carte de Hervé Maurey que celle de Sébastien Lecornu. Surtout que ce dernier a d’ores et déjà annoncé ses préférences pour rester…au gouvernement en cas de victoire. Si toutefois bien sûr il est maintenu à son poste de ministre dans le cadre du remaniement. Ce qui est fort probable.

Malin, le lynx. Certains, il y a quelques mois, lui prêtaient l’intention de bouter hors de son duché, le duc de Normandie, Hervé Morin. Un costume trop petit ? Non plutôt le bon flair d’une défaite très probable. Ce qui aurait fait tâche dans son CV si riche. On s’en remet. La preuve avec l’actuel ministre de l’Economie!

Quel parcours réussi par le très jeune ancien assistant parlementaire du député des Andelys, Franck Gilard, qu’il quitta très rapidement pour rejoindre précisément la figure montante…Bruno Le Maire. Ce n’est pas la roche de Solutré que que « Seb » a gravie mais que des sommets, petits et grands, avalés en seulement dix ans grâce à son mentor « Nono ». Conseiller à ses côtés au ministère de l’Agriculture, maire de Vernon, une première marche avant une seconde, la présidence du Département, le soutien à son « parrain » BLM candidat aux primaires des Républicains puis de la Droite à la présidentielle. Ses deux seuls échecs par personne interposée. Il est vite remonté sur son cheval. Adieu le Département de l’Eure. La consécration arrive avec une première nomination au gouvernement d’Edouard Philippe, puis une seconde au rang de ministre. Bel appétit. L’ancien conseiller aux dents très longues…pour le moins discret dans son soutien aux troupes macronistes aux dernières municipales à Evreux, et réélu dans un fauteuil en mars à Vernon, a pris peu à peu ses distances avec « Nono ». Il n’a plus besoin de lui… Vive l’indépendance. Pour un nouveau destin. Son costume de ministre ne devrait plus lui suffire. Il voit loin. La présidence du Sénat à plus ou moins court terme. Rien que ça. Deuxième personnage de l’Etat. Chapeau l’artiste. Je bats ma coulpe. Je ne l’imaginais pas lors de nos premières rencontres en vue d’une possible candidature de « Nono » à la mairie d’Evreux en 2008 (qu’un petit groupe alors voyait d’un très bon oeil par crainte aussi de la chronique d’une défaite annoncée et effective avec le bref successeur de Jean-Louis Debré) connaître un tel destin politique lorsqu’il a quitté la Seine aux Andelys, à la petite vingtaine, pour rejoindre une plus petite rivière, l’Eure, et débarquer auprès de Bruno Le Maire. Mais rassurez-vous, il n’a pas pour autant quitté la rive gauche et droite de la Seine dans la capitale. Il ne lui déplairait pas de s’installer dans le plus beau des palais de la République, le Luxembourg (pas le paradis fiscal) et pas comme questeur, avant de lorgner, qui sait, à plus longue échéance, sur un autre palais, du côté de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Après, il ne lui restera plus qu’à attendre la fumée blanche dans la cité du Vatican. Pape ? Quelle éblouissante fin de carrière. Ne dit-t-on pas que l’on peut rire de tout…

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