Un gouvernement atteint d’un léger « Sarkoronavirus » et un Béarnais de retour au premier Plan ?

Quelle différence de ton! Avec son habituel enfilage de perles et défilé sans grand intérêt de remerciements d’un ministère à l’autre entre sortants et rentrants. Une petite dizaine au total. Avec un focus toujours sur les têtes d’affiche et quelques images furtives pour les seconds couteaux.

Les sondeurs ne s’y sont pas trompés en mettant déjà en lumière les rares vedettes du jour avec des enquêtes d’opinions plutôt favorables à la « chouchoute » Roselyne « Y-a-de-la joie », la sainte réhabilitée pendant la crise du Coronavirus et au tonitruant ténor désormais de la Chancellerie, Eric Dupond-Moretti. La star du gouvernement remanié, souvent « avocat des causes perdues » persiflent ses détracteurs, qui, désormais, va devoir porter régulièrement costume et cravate. Et pas pour se faire cravater et tailler un costume sur mesure par ses anciens amis magistrats qu’il a gentiment titillés lors de sa prise de fonction. Sans le moindre effet de manches pendant une petite dizaine de minutes. « Je ne fais la guerre à personne. Je suis plutôt l’homme des libertés » a-t-il avancé et pour qui « l’honneur d’un homme ne mérite pas d’être jeté aux chiens ». Une phrase prononcée par François Mitterrand en son temps et toujours encore dans bien des mémoires. « l’Ogre » s’est fait plutôt miel à l’égard de celle qui l’a précédé à ce poste prestigieux, Nicole Belloubet. Qui, à l’instar d’un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, dans une situation toute autre, a réussi parfaitement sa sortie. Peut-être le meilleur moment de son passage place Vendôme. Un petit bijou non dénué d’humour, de chaleur humaine, de grande émotion ponctuée par des larmes en phase avec la prestation ciselée et l’humilité inhabituelle d’un orateur hors-pair à qui il va être demandé de dépasser les mots. Les actes. Donnons sa chance à cet homme lui aussi de « sang mêlé » dont la maman était fière de devenir « française de préférence » après avoir fuit la pauvreté de son pays d’origine, l’Italie, Et pas seulement pour lui. A lui surtout de plaider auprès de Bercy pour arracher des sous et que ses coups de gueule soient suivis d’effets afin que son administration ne soit plus le parent pauvre! Pour être totalement en phase avec l’un de ses propos marquants « garder le meilleur et changer le pire ». Le pire, même si très limité, de l’accueil et du chahut provoqués à son encontre par des députés de l’opposition dans l’hémicycle ce matin lors de sa première prise de parole! Il en a vu bien d’autres…Et des plus talentueux!

Mais en attendant, on a assisté à une belle passation de témoin entre deux personnes qui pourtant ne s’aimaient pas d’amour tendre assurément quelques jours plus tôt. Et ce n’est pas davantage une surprise si « Acquittator » devenu « Ministrator » à la surprise générale (ne disait-il pas il y a deux ans qu’il n’avalerait jamais la couleuvre d’un poste ministériel) réserva sa première visite de Garde des Sceaux à l’univers carcéral et au personnel de la pénitentiaire. En l’occurrence à la prison de Fresnes qu’il connait comme sa poche. Et pour cause mais plus avec sa robe noire d’avocat et d’habitué des parloirs avec ses anciens clients. Avant de passer la seconde cet après-midi au tribunal de Bobigny qui n’a pas plus de secret pour lui.

Et l’actualité, décidément bonne fille, nous donne l’occasion d’évoquer l’un de ses anciens prédécesseurs, pour le moins éphémère, François Bayrou, dont le nom circule avec insistance depuis quelques heures pour diriger le Haut commissariat au Plan, qui devrait en principe renaître de ses cendres après tant d’années de silence. Un poste qui irait comme un gant au « visiteur du soir » encore écouté du chef de l’Etat. Le maire de Pau se…gaverait bien de ce retour au premier plan, même si comme pour Gérard Darmanin, une épée de Damoclès judiciaire, continue de planer au lointain dans ses montagnes béarnaises! Donc pas très éloigné d’un gouvernement atteint d’un certain « Sarkoronavirus » (qui se soigne très bien) depuis le remaniement.

A Evreux, il n’y a pas de gave et ce n’est pas davantage Lourdes, mais la municipalité entend bien promouvoir sa ville en lançant une vaste opération de communication d’envergure nationale dans les médias, presse quotidienne et magazines, pour vanter les mérites de la « Cité-Jolie » avec un slogan « Vivez mieux, venez à Evreux, pour un week-end ou pour la vie ». Tout un programme post-électoral comme cette distribution dans un premier temps de 40.000 tickets aux commerçants qui pourront jouer au Père-Noël en les distribuant à leurs clients pour redynamiser un centre ville commercial qui comme bien d’autres hélas, comme celui du Havre, en a bien besoin! Et où on privilégie non sans raison depuis peu l’organisation d’apéros shopping le jeudi soir en nocturne ajoutée à un marché hebdomadaire, en soirée aussi, du côté des piliers de Notre-Dame…et de chez « Doudou »!

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