Un gros coup de coeur havrais pour une élue sportive et souvenirs heureux dans l’Eure!

Je ne suis guère habitué dans mon blog à brosser un portrait personnalisé à l’égard d’une personne. Si méritante et attachante soit-t-elle. Que je ne connaissais pas encore qui plus est-sinon de nom pour m’intéresser aux sports -il y a encore six mois! Elle a l’âge de mon fils à quelques mois près. Six pour être précis. L’hiver pour la naissance de la si jeune « doyenne » et l’été pour le « benjamin » qui, comme elle, affiche 38 ans au compteur. Elle est donc beaucoup plus vieille! Mais son parcours sportif de haut niveau en tant que professionnelle de handball, lui a permis de faire des pas de géante (ou presque) dans la société. Avec des soutiens tellement importants pour sa réussite future. Un flair et une confiance pour le moins bien récompensés. Elle n’est même pas basketteuse. Personne n’est parfait, dirait-on au STB au Havre ou à l’ALM, à Evreux, un club qui fut cher à mon coeur pendant une dizaine d’années. Avec Oumou Niang-Fouquet, pas de panier, ni de filet, mais droit au but et vers la cage, qui; il est vrai supporte quelques filets. Pour une « oiselle » longiligne, qui, en fin de match, est revenu au nid, après une belle carrière de haut niveau d’une quinzaine d’années et surtout toujours restée fidèle à sa ville et surtout à son quartier d’enfance et d’adolescence de Caucriauville, où une grande partie de sa famille est restée. Et où ses racines sont solidement plantées au sein d’une grande famille de quatorze enfants! De quoi faire deux équipes de hand sans les remplaçants. En quelque sorte le pendant au féminin de l’ancien footballeur qui a chaussé ses premiers crampons dans le même quartier, Vikash Dhorassoo, beaucoup plus âgé…que Oumou (au moins d’une petite dizaine d’années!) et au parcours politique et de militantisme différent. Plutôt rouge que rose pour l’ancien du HAC et du PSG, plusieurs fois capé en équipe de France.

Après deux années de conseillère d’opposition lors du précédent mandat, elle a préféré démissionner en n’écoutant même pas, déjà un poil rebelle, les conseils du maire d’alors, un certain Edouard Philippe, qui l’invitait à patienter, même si elle se trouvait dans le camp d’en face avec un maillot d’une autre couleur. Il avait dû déjà déceler en elle une pépite prometteuse. Cela ne l’a pas empêché de répondre aux sirènes du parti socialiste, entre temps, pour être conseillère régionale, toujours sous les couleurs socialistes. Un positionnement politique qui, pour autant, n’a pas dissuadé l’ancien Premier ministre de songer à elle pour le rejoindre au sein de son équipe. Un choix malin pour un transfert qui l’était tout autant. Même si Oumou, considérée comme une traitre par certains de ses anciens amis, en a pris plein la tête pendant la campagne. Et pas des ballons. Sur fond de racisme aussi. Un nouveau challenge pour cette toujours jeune femme, pourtant mère de quatre enfants et qui sait ce que veut dire le terme sportif « mouiller le maillot ». Et « trempé » de belle manière pendant la campagne électorale. Encore un effort et l’arrivée d’un nouveau sportif et elle pouvait monter une équipe de basket. Il lui manquerait tout de même un banc fourni comme pour le hand. Son dernier club, le HAC, elle le chérit toujours autant pour en être la présidente depuis plusieurs années aux côtés jusqu’à peu d’un co-président, qui, au mois de mars dernier, était à la tête d’une liste divers droite… opposée à Edouard Philippe. Il a depuis préféré démissionner après son score brillantissime de 2 %! Mais Oumou entend bien elle rester, même si elle a pris à bras le corps, une question d’habitude dans son sport physique, la nouvelle mission que lui a confiée son nouveau « patron »: la charge de l’Education et de la jeunesse, alors que l’on aurait pu penser, il y a quelques mois, qu’elle était promise aux sports. Ce qui aurait été une erreur grossière. Elle sera beaucoup plus libre comme adjointe chargée de veiller au bon fonctionnement d’un secteur qui lui tient tellement à coeur: l’éducation. Et pas seulement passé de celui de ses frères et soeurs aujourd’hui devenus grands. Une affaire de belle famille d’origine sénégalaise (papa travaillait chez Renault-Sandouville) où l’argent ne coulait pas à flots (un doux euphémisme) installée depuis les années soixante-dix dans ce quartier réputé, à tort à à raison, difficile. Sa famille peut être fière de la réussite sportive, professionnelle, familiale et sociale de cette grande fille si attachante. Qui, il y a une quinzaine d’années s’est même…mariée avec un blanc de son prénom: Antoine. Comme Monsieur Rufenacht.

Il fallait quand même le faire. Allah, « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu » ? Vous connaissez la suite dans le sens inverse…Cela pourrait presque résumer le côté « rebelle » de cette tête bien faite, mandataire dans l’immobilier, qui, brique par brique, a construit un parcours personnel exemplaire à partir du pied de l’immeuble de son enfance. Mais que les murs furent difficiles à monter dans sa jeunesse riche d’amour et d’affection à défaut du reste! Pas très loin de suivre le mauvais chemin. Comme bien d’autres. Ce qui démontre bien une fois encore que malgré des handicaps parfois lourds, rien n’est totalement impossible surtout lorsqu’on a de bonne fées qui veillent sur vous et qui vous encouragent et poussent. Dans la bonne direction. Et puis une femme qui se dit prête pour le rire et le meilleur à vous offrir une partie de son… »scalp » frisé et volumineux, pour regarnir votre crâne, ne peut pas foncièrement être mauvaise! On s’est quand même bien marré avec cette boutade et cette promesse électorale impossible à tenir!

Ne me déçois pas Oumou, tu es une trop belle personne pour ne pas inscrire de nouveaux buts pour ton équipe. Rien que pour ton équipe et ton port d’attache et de coeur. Je ne suis pas sûr que les tripes au goût salé fassent partie de tes plats préférés. Mais peu importe. Et plus personnellement, je garde en mémoire notre accolade du soir de la victoire collective, en dépit des gestes dit barrières. La seule de cette belle soirée à la « Colombe » intégrée à la médiathèque (un signe!) et d’une campagne faite de si bons souvenirs et d’autres plus décevants et tellement inattendus de nature forcément humaine.

Pour ce qui nous concerne, on a passé outre en toute amitié sans rien demander à personne. Un joli mot que l’amitié, même très récente et sans arrière-pensée. L’hommage d’un « vieux » à une « grande fille » appelée à poursuivre sa route. La plus belle possible et sans le moindre voile! Pas de blague…Madame ma « grande protégée » qui pourtant n’a vraiment plus besoin de protection depuis longtemps. Bon vent.

PS: C’est un clin d’oeil et une coïncidence: l’une s’installe (au même poste d’adjointe) l’autre tire sa révérence. Avec la même particularité: ses origines sénégalaises et la même religion, même si elle son père a servi comme ministre de l’ancien président du Sénégal, Leopold Sédar Senghor, également grand homme de lettres et écrivain après avoir fait ses classes dans des écoles prestigieuses avec le futur président, Georges Pompidou. Un bel ami de la France et amoureux de notre région normande et plus particulièrement du pays d’Auge où le couple s’était installé. Sa veuve vient d’y décéder récemment.

Je suis à peu près certain que Coumba Dioukhane, ancienne adjointe à la communication où je l’ai connue il y a près de 20 ans, conseillère régionale, n’abandonnera pas la politique et y reviendra. Avec un autre mandat ? Ancienne chiraquienne, sarkoziste et… »débréiste » bon teint, celle qui fut aussi ancienne conseillère de Bruno Le Maire, alors ministre de l’Agriculture, s’opposa à son ancien « protecteur » lors des dernières législatives. En vain. « Good luck » Madame l’ancienne enseignante d’anglais dans une institution privée d’Evreux.

Il n’est pas d’origine sénégalaise mais bien normand avec des ascendances du Nord de la France, d’origine très modeste comme Oumou. Je salue la réélection de mon ami (de plus de trente ans) maire centriste du Vaudreuil, Bernard Leroy, à la tête de l’agglo de Louviers-Val-de-Reuil. Une belle carrière à la fois sociale, professionnelle et politique. Un pur « produit » de méritocratie, aussi! Le fil rouge parfait pour cette chronique…teintée (sans mauvais jeu de mots) aujourd’hui de beaucoup d’amitié et de fidélité. Deux mots qui pèsent lourds à mes oreilles.

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