« Le petit bal…non perdu » de la violence, de la colère et des « pudeurs de gazelle » démasquées.

Quels contrastes saisissants en cette journée normalement dédiée à la République libre, égale et fraternelle! La devise de notre république si abîmée. Le bonheur en matinée de voir sur les réseaux sociaux les images d’enfants dans l’un des salons de l’hôtel de ville du Havre, brandir leurs petits drapeaux tricolores lors de la réception des nouveaux citoyens français et le déchainement de violence, de haine recuite, quelques heures plus tard, pour une énième manif dans les rues de Paris prolongée jusqu’en soirée au Jardin des Tuileries. Un haut lieu de notre histoire, où quelques sans-culotte contemporains, des Gilets jaunes, s’en sont pris verbalement au monarque d’aujourd’hui, Emmanuel Macron en balade avec son épouse, Brigitte. Une prise à partie « bête et méchante » avec un chef de l’Etat « bravache » comme à son habitude et répondant aux invectives, sifflets et tutoiements de ses accusateurs publics. Un blouson noir chic face à des pauvres « sires » qui se croient investis d’une haute mission révolutionnaire…en peau de chagrin et lapin! « On est là, on est là » crient-ils à la face de leur bête noire, qui ne se défile pas et engage ce dialogue de sourds d’une dizaine de minutes. Le disque commence a être rayé. « Vous êtes mon employé, tu vas virer » dira l’un d’eux ». Pauvre France dont l’autorité de l’Etat, souvent bafouée, ne fut pas vraiment le fil rouge-puisque totalement occultée-employé par Emmanuel Macron dans son propos du début d’après-midi.

Il est seulement dommage que le président de la République, en son château de l’Elysée, pendant son interview télévisée, quelques heures plus tôt, ait fait un peu moins preuve de fermeté et de courage quant au délai du port obligatoire des masques en lieux clos, en le repoussant au 1 er août prochain. Pourquoi un tel sursis alors que pour la fermeture des bars et restaurants, il avait été imposé aux gérants de fermer boutique dans les quatre heures et pas beaucoup plus aux Français de se confiner au lendemain du scrutin municipal. Des « pudeurs de gazelle » en quelque sorte pour une expression chérie par Jean-Luc Mélenchon, qui tombent à pic pour ne pas trop encore pénaliser les commerçants avec le lancement aujourd’hui de leurs soldes. Un mot magique qui en cette année mouvementée risque de ne pas l’être pour les intéressés. Le millésime 2020 s’annonce atone! Le gouvernement belge lui n’a pas tergiversé. En moins de vingt quatre heures, c’était réglé!

Comment passer également sous silence les inacceptables débordements de violence urbaine subis par les populations de plusieurs quartiers d’Evreux dans la nuit du 13 au 14 juillet. Un véritable feu d’artifice d’exactions, les pires que la ville préfecture de l’Eure aient connues depuis les émeutes nationales de 2005! Des voitures détruites par le feu par dizaine, des forces de police harcelées à coup de mortier, un sort aussi subi par les pompiers, une douzaine de blessés parmi les policiers et gendarmes mobiles appelés en renfort, une maison embrasée près de la maison de quartier et deux chiots morts dans les flammes, un commerce incendié, des mobiliers urbains détruits gratuitement. Le fruit blète d’une bande de quelques voyous. Un spectacle de désolation infernal. Un jour de fête nationale. Je préfère finalement me passer en boucle un moment de tendresse et d’émotion avec cette chanson de Bourvil « le petit bal perdu ». La nostalgie des bals retrouvés après la Seconde guerre mondiale…Ils sont bien loin les flonflons des bals musettes. Avec ou sans lever des couleurs comme sur le site havrais des « Jardins suspendus » présidé par Edouard Philippe, en présence d’Antoine Rufenacht, dont c’était le retour public après une absence de plusieurs mois pour raison de santé. En quelque sorte aussi une séquence nostalgie et de mémoire. Et du temps qui passe…

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