« Le quai de l’oubli » et histoires d’en rire avec aussi des « Philippettes » recalées sur le quai!

L’ex-journaliste mais toujours écrivain de « vieille connaissance » des belles années encore de Paris-Normandie, Philippe Huet, toujours amoureux du Havre, sa ville natale, nous pardonnera probablement d’emprunter le titre de l’un de ses romans policiers « Le quai de l’oubli » ouvrage couronné d’un beau succès de librairie, pour féliciter la cité maritime de son très bon classement national dans le palmarès des villes du littoral, où il fait bon vivre. Avec à la clé une belle sixième place. Ce qui l’éloigne encore plus du Havre du début des années quatre-vingt-dix. Où l’homme des polars peignait pour son héros, un journaliste localier Gustave Masurier, dit Gus, un environnement pas follement gai: « Le Havre, sa grisaille, ses quais abandonnés, son port de brume et de bruine qui pleure ses paquebots de naguère »…Le décor n’est plus franchement le même.

Il nous pardonnera encore moins, je l’espère, d’utiliser également son titre pour mettre en exergue le fait-et ce n’est pas nouveau, qu’un peu partout sur notre territoire, les équipes élues oublient très vite tous les sans grade de militants et amis qui pendant des semaines ont collé, affiché, plié, marché, distribué des documents au profit de leurs leaders. A défaut de reconnaissance…éternelle, peut-être pourraient-ils de temps à autre, être invités à quelques cérémonies et réceptions. Histoire de maintenir des liens avec des élus qui, après cette amnésie passagère, mais tout de même longue de six ans, sauront leur rouvrir leurs bras à la prochaine campagne! Une histoire de distanciation sociale pas seulement due à la propagation future ou pas du virus! Ce virus de l’oubli peut être désagréable comme cette impression ressentie par certains de rester sur le quai. Eloignés par des gestes barrières.

Beaucoup plus drôle fut en revanche la « farce » dont a été victime l’ancien premier flic de France, Christophe Castaner, qui, sur son propre réseau parlementaire Télégram s’est fait l’écho d’une mésaventure survenue en date du 10 juillet dernier sur les routes de sa terre d’élection, près de Manosque, où au volant d’une vieille Yaris tractant une remorque toute rouillée, il s’est fait arrêté lors d’un contrôle de gendarmerie. On imagine aisément la surprise de la patrouille de gendarmes lorsqu’elle a vu descendre de sa voiture son ancien patron dont c’était la…première sortie sur le terrain depuis son départ de Beauvau. Ce qui lui fit réagir avec amusement: « Avec mon successeur Gérald Darmanin, les contrôles ne traînent pas ». Il s’en est visiblement bien tiré en repartant non menotté et sans la moindre violence. Ouf…

En visite éclair en Guyane (huit heures) avec ses ministres Olivier Veran et Sébastien, le tout niveau Premier ministre, Jean Castex, nous a refait une « Macron » en s’adressant en ces termes à ses interlocuteurs « le ministre Lecornu restera demain avec vous et auprès des acteurs sociaux-économiques de l’île ». Le chef de l’Etat n’avait-il pas déjà fait cette bourde en 2017. Tous deux ont beau être énarques, il ne serait pas inutile qu’ils revoient un peu leurs notion de géographie guyanaise. Et une noix d’honneur décrochée du cocotier par le volatile satirique du mercredi et…accrochée au masque-pourquoi pas à tuba-du nouveau locataire de l’Hôtel de Matignon qui voulait sûrement marcher sur les traces de son patron. Le culte du chef en quelque sorte.

Il ne faut pas davantage, comme a pu le faire hier une députée marcheuse de l’Isère, au demeurant très sympathique, confondre circoncision et circonscription de l’épidémie du virus! Heureusement qu’elle n’est pas à la tête de nos armées. Elle aurait pu évoquer une possible conscription générale.

La mobilisation, elle, risque d’être générale du côté des féministes dans le cadre de la réélection sans surprise de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, à la présidence de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, où seules trois femmes ont été élues sur les quinze vice-présidents désignés. Nous sommes très loin de la parité. Les « Philippettes » ont visiblement subi un sort identique aux illustres « Juppettes » en leur temps!

On ne peut pas non plus masquer notre amusement à l’élection …aux Risques majeurs, du maire communiste et successeur de Jean-Paul Lecoq redevenu député, Alban Bruneau, au cours du dernier mandat. Une désignation, plus sérieusement toute légitime en raison du nombre d’usines classées Seveso sur le territoire de sa commune.

P.S: Une bien triste nouvelle: la disparition encore si jeune et si tôt même s’il était malade depuis plusieurs années de l’ancien maire d’Aviron, limitrophe d’Evreux et conseiller général d’Evreux-nord, Claude Béhar, un élu de gauche modérée si proche de ses administrés et électeurs et électrices qui lui ont renouvelé leur confiance à plusieurs reprises. Et pourtant il nous avait bien rire à l’époque de sa première campagne électorale avec son slogan espiègle « l’homme d’un seul mandat ». Il avait alors remporté un canton a priori imprenable par la gauche au sortant UDF, Bernard Blois! Là, sa dernière facétie ne nous fait pas rire! Repose en paix Claude!

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