Des strapontins à gages, des dégagées…et la tournée des plages de l’écrivain « Sarko »

Trois semaines pour la sortie de la fumée blanche. On ne peut pas dire que l’équipe des 11 secrétaires d’Etat (six nouveaux et cinq conservés) va « bouleversifier » le paysage politique. Si ce n’est que ces strapontins ont été offerts à trois députés LaREM et deux au MoDEM de « l’encombrant et remuant » François Bayrou, toujours pas nommé d’ailleurs Commissaire au Plan. Une nomination qui traîne elle aussi car le maire de Pau exigeait de ne devoir rendre des comptes qu’au chef de l’Etat, ce que refuse le nouveau Premier ministre, Jean Castex qui souhaite le tenir sous son aile protectrice et ne pas le voir « comme un satellite ». Qui va remporter cette nouvelle partie de bras de fer ?

Le couple exécutif souhaitait seulement donner des gages à sa majorité un peu éclatée depuis plusieurs mois. D’où l’arrivée de ces cinq députés dont une plus connue que les autres, la députée parisienne, Olivia Grégoire, qui, comme bien d’autres, piaffait d’impatience et ne cachait pas son désir de faire son entrée. Sa voix rauque portera donc désormais au sein du gouvernement aux côtés de Bruno Le Maire, comme secrétaire d’Etat à l’économie solidaire. Là encore, le chef de l’Etat a poursuivi sa partition du « en même temps » à gauche, à droite et au centre avec la formation de ce gouvernement le plus pléthorique après celui de Jean-Pierre Raffarin depuis une vingtaine d’années.

Les « cocus » de l’histoire appartiennent toujours dans le camp majoritaire aux parlementaires d’Agir. Aucune promotion chez eux et chez elles…alors que ces derniers jours on évoquait avec beaucoup d’insistance dans les milieux « dits autorisés » la possible arrivée d’une députée que les Havrais connaissent bien et pour cause. En vue sur la présentation de plusieurs lois et pour son travail parlementaire, la proche d’Edouard Philippe, Agnès Firmin Le Bodo, faisait figure de prétendante toute présentable. Que s’est-il donc passé dans les dernières 48 heures ? Mystère et boule de gomme pour la pharmacienne de profession…La pilule doit encore être plus amère pour le député de l’Yonne, encore du camp des Républicains, Guillaume Larrivé, le seul de son parti à avoir voté la confiance à Jean Castex. Le seul aussi à dire tout le bien de ce qu’il pense d’Emmanuel Macron. La lèche n’est pas toujours récompensée et ses petits camarades républicains risquent bien de le mettre en quarantaine avec usage du port de masque obligatoire. Que sa collègue havraise pourra toujours lui céder à un tarif préférentiel! Exit aussi les secrétaires d’Etat, Brune Poirson et Christelle Dubos, invitées à retrouver leur mandat de députée. Il y a pire sanction.

L’ancien conseiller de Sarkozy pourra toujours, pour s’occuper, lire le nouveau livre de son mentor et ancien président de la République, qui, deux ans après son succès de librairie, « Passions » reprend notamment sa tournée des plages, pas dans les clubs Mickey, mais bien parmi les siens, ses fans toujours fidèles, avec des séances de dédicaces avec son nouvel opus « le temps des tempêtes ». Un titre bien choisi pour un ouvrage dans lequel le successeur de Jacques Chirac revisite dans le détail la première partie de son quinquennat. Les « tempêtes m’ont toujours fasciné » écrit d’entrée celui qui « assume tout ». Ou presque. Une défense de son bilan où il manque pas de donner les bons et mauvais points. Nombre de figures de la droite passent à la moulinette. Avec plutôt de bonheur pour Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, mais avec une grande sévérité lorsqu’il s’agit de s’attaquer à deux de ses principales bêtes noires, Jean-Louis Debré « à la carrière inespérée » et surtout son grand ami, François Bayrou « qui a toujours trahi ceux qu’il a choisis ».

En attendant, Nicolas Sarkozy, dès demain mardi, se déplacera dans une librairie à Deauville pour y signer son probable futur succès et fera aussi une halte du côté du bassin d’Arcachon, entre autres. Il pourrait y croiser l’ancien président du Conseil constitutionnel et maire d’Evreux, qui y possède une propriété familiale. Qui lui aussi écrit beaucoup. Je rêve d’une signature à quatre mains avec JLD et le « petit Nicolas ». Deux présidents pour le prix d’un. Ca aurait de la gueule! S’il passe par Biarritz, autre station chic, il pourra toujours s’offrir un petit moment de partage délicieux avec le régional de l’étape, le maire de Pau, toujours en plan!

Toujours dans la galaxie sarkozienne ou sarkoziste, on en revient toujours à son ancien et jeune compagnon de route, Gérald Darmanin, dont les sorties se compliquent de plus en plus. La dernière en date avec l’hommage rendu au père Hamel, à Quevilly, quatre ans après son odieux assassinat par deux « fous de Dieu » islamistes. Une douzaine de manifestants de l’ultra gauche et Gilets jaunes, ont dû être interpellés et exfiltrés après l’agression verbale et les insultes dont a été victime celui qui d’ordinaire est davantage poursuivi par des féministes outrancières! Le devoir de mémoire et l’hommage rendu à l’ancien curé de cette paroisse méritaient mieux que ces débordements scandaleux en pareille circonstance.

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