Echecs et mat pour les régionales et une Mer ministérielle au Havre? Et mon île s’appelle Maurice!

Entre deux déplacements liés à des événements nationaux et internationaux pendant ses vacances varoises, le chef de l’Etat s’intéresse tout particulièrement à la géographie. Certes à l’échelle politique et région par région. Non pas pour y planter des petits drapeaux sur nos spécialités culinaires régionales, fromages, charcuteries, coquillages et crustacés, mais bien plancher, sans plancha, sur les régionales. Et de mieux les préparer que les municipales transformées en jeu d’échecs cuisant. Les quelques rois et reines de son jeu sont tombés échec et mat avec fracas. Aussi entend-t-il lancer quelques uns de ses chevaux lourds du gouvernement pour une diagonale du fou victorieuse à travers la France.

Si la Normandie ne semble pas faire partie de ses priorités avec son cheval très léger et simple pion, son ancien ministre de l’Agriculture, Stéphane Travers, face à la tour bien défendue par l’ancien locataire de l’Hôtel de Brienne (le ministère de la Défense), Hervé Morin, il en est tout autrement dans d’autres régions comme l’Ile de France et les Hauts de France, où il aimerait pousser, Jean-Michel Blanquer et Barbara Pompili à croiser le fer avec les deux sortants, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, susceptibles de lui faire quelques misères avec leurs ambitions présidentielles. Deux « hors parti » désormais qui n’ont pas besoin d’enlever leur masque pour croire à leurs chances d’être sur la ligne de départ dans la course de l’Elysée. A laquelle pense toujours peut-être encore un peu un autre ambitieux, même si sa tour est bien branlante depuis son départ de la présidence des Républicains, Laurent Wauquier, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes que convoitent aussi les écolos, forts de leur succès du côté de Lyon. Et là, le pion présidentiel s’appelle Olivier Véran, ministre de la Santé et ancien député de l’Isère, dont la nouvelle compagne, la députée de l’Hérault, Coralie Dubost, brigue elle à la rentrée la présidence du groupe LaREM à l’Assemblée nationale. Un poste convoité aussi par le roi du homard et ancien ministre et président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, que Emmanuel Macron, voudrait bien lui voir porter les couleurs de l’étendard marcheur, dans les Pays de Loire. Où ses chances de succès sont nulles!

Dans cette partie de billard à plusieurs bandes, le chef de l’Etat ne verrait pas non plus d’un mauvais oeil que l’ancien président de la Région Bretagne, Jean-Yves le Drian, le patron du Quai d’Orsay, réussisse à convaincre son successeur socialiste comme lui, de conclure un accord avec la République en marche! Pourvu que l’ancien maire de Lorient, ne se mélange pas encore les crayons en envoyant des messages à ses correspondants comme avec Ségolène, lors du remaniement gouvernemental.

Et pendant ce temps-là, certains observateurs de la vie politique relancent dans le magazine Le Point de cette semaine l’idée d’une initiative déjà avancée dans le cadre d’une plus grande régionalisation et décentralisation qui verrait, le cas échéant, plusieurs ministères déménager une partie de leurs services en province. Si l’on imagine mal l’Elysée, Matignon, Beauvau où le Quai d’Orsay, migrer hors de la capitale, pourquoi ne pas imaginer une telle perspective pour des ministères techniques tels que celui par exemple de la Mer, poste ministériel aujourd’hui occupé par Annick Girardin, une ancienne élue socialiste de la très lointaine île de Saint-Pierre-et-Miquelon et prédécesseur du normand Sébastien Lecornu aux Outre-mer. Et pourquoi pas une installation au Havre, dont un ancien maire et pas le moindre, Antoine Rufenacht, occupa ce poste de secrétaire d’Etat à la Mer, quelques années avant sa victoire aux municipales dans sa ville sous le gouvernement de Raymond Barre, pendant la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Ca aurait de la gueule, non ?

PS: Au coeur d’une polémique locale sur son soi-disant refus de goûter aux spécialités culinaires dont un cari pendant son séjour, ce qu’il a démenti, suite à plusieurs articles et un déchaînement sur les réseaux sociaux, notre ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, se déplacera bien dans l’Océan indien du 17 au 20 août. Ce que j’évoquais il y a deux jours en m’étonnant que l’homme fort du département de l’Eure n’était pas pressé pour aller sur place pour se rendre compte des conséquences d’une marée noire sur l île Maurice, si proche de sa cousine réunionnaise. Il a confirmé hier son prochain départ en informant ses amis Facebook qu’à la demande du président de la République, il rencontrerait en amont de son voyage le Premier ministre mauricien pour superviser le dispositif mis en place par l’état français pour aider le gouvernement de l’île à lutter contre cette pollution maritime qui, au début, était susceptible de toucher aussi gravement les côtes de la Réunion. Nous avons donc notre réponse à cette interrogation « il est où le ministre, il est où ». Il passera bientôt par Saint-Denis et Saint-Pierre au lendemain de la fête de l’Assomption et donc de la vierge Marie. Et surtout bon appétit Monsieur le ministre, épicé ou pas!

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